Le géant Electronic Arts renouvelle sa politique éditoriale et s’enrichit d’un nouveau label nommé EA Freestyle. Facebreaker inaugure un label destiné à conquérir un plus large public, plus familial, abordant le jeu pour son aspect détente. Le titre se situe aux antipodes d’un Fight Night Round 3, les similitudes avec le noble art restant très faibles. Ce poids lourd EA monte sur le ring en septembre mais nous avons déjà pu nous faire nos premières impressions lors de sa présentation.
Un challenger sur le ring
Facebreaker, un jeu de boxe orienté arcade à l’esthétique cartoon et qui s’adresse à un large public. Avec ce titre, la boxe prend des couleurs bigarrées et un style déjanté qui contraste avec les classiques combats austères. Le character design y est pour beaucoup tant les personnages apportent au jeu par leur style cartoon très prononcé et leur originalité. A chacun des treize combattants, dont deux persos féminins, a été conféré un univers spécifique ainsi que des coups spéciaux. Tous bénéficient d’une identité graphique personnelle très prononcée. Sparrow se présente comme une boxeuse inspirée à la fois du personnage de Trinity (Matrix) et de celui de Sarah Connor (Terminator) et figure déjà parmi les personnages préférés des futurs joueurs. Dix environnements différents ont été modélisés pour accueillir les bastons, avec un rendu graphique prometteur. L’asile, le zoo ou le trailer park typiquement américain bénéficient d’une modélisation digne d’une console next gen. Affronter Steve, le geek pratiquant le ninja boxing en pyjama, prend toute son ampleur quand le combat se déroule dans son arène de prédilection. L’humour associé à la boxe : le concept s’annonce novateur.
La politique de ce titre peut se résumer à sa grande accessibilité et à l’amusement immédiat qu’il procure. Les développeurs l’ont envisagé comme un hommage aux grands jeux d’arcades du passé, citant comme références Ready 2 Rumble (2000) ou le gameplay de NBA Jam. Avec Facebreaker, l’objectif visé consiste en l’importation sur les plateformes next gen de ce type de gameplay simple et vite immersif. La version Wii, sous-titrée KO Party, comporte bien sûr des différences dans la jouabilité avec l’intégration de la Wiimote.
Réactivité et vitesse semblent avoir été les mots d’ordre lors de la conception du soft. Cela afin d’injecter de l’intensité et du rythme dans les combats. Des commandes simples à base de combinaisons de boutons servent à porter petits et gros coups de poings. L’utilisation des sticks analogiques pour frapper a été délaissée, jugée trop simulation et compliquant le gameplay. Les coups hauts et coups bas servent à attaquer, les esquives et parades à défendre, rien de compliqué dans la jouabilité. Chaque puncher constitue pourtant un puzzle dont il faut trouver la clé afin d’exploiter au mieux ses possibilités, comme l’explique un de leur géniteurs. La présence d’un mode permettant d’éditer son boxeur en modifiant jusqu’à soixante traits physiques apporte également au titre un aspect customisation. La possibilité d’uploader des photos pour éditer un boxeur, gadget diront certains, en fera rire d’autres. Ce fut le cas lors de la présentation du jeu, lorsque le CEO d’EA Sports transformé en boxeur fut affublé d’un corps féminin.










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Présentation FaceBreaker 












