La mort, comme unique horizon
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Dommage que si les développeurs ont pris soin de peaufiner un système de combat original, ils se soient contentés du strict minimum pour les déplacements dans les niveaux du jeu. On enchaîne couloirs, courtes phases de combats et cut-scene. Les missions sont un peu monotones et il faut bien l’avouer, on attend avec impatience la prochaine cinématique qui fera avancer l’histoire. Malgré tout, pour ceux qui veulent de l’action, un autre jeu se cache dans Crisis Core par l’intermédiaire du mode Missions dans lequel Zack peut s’entraîner et récupérer des matérias rares. Un mode hautement addictif qui devrait rallonger la durée de vie d’une belle façon.
Soyons clairs, l’intérêt majeur de Crisis Core reste son scénario. Bien entendu, on ne peut qu’être admiratif devant l’éblouissante réalisation technique (que seul God of War parvient à dépasser), les cinématiques en images de synthèse enterrent tout ce que l’on a pu voir sur cette console et les développeurs font toujours preuve d’un grand sens du spectacle (d’où des temps de chargement un peu trop longs). L’esthétique du jeu reprend plus ou moins ce qui s’était fait dans Advent Children, jusqu’au design des personnages. On quitte logiquement les personnages en SD de la version PlayStation qui commencent à dater.
Mais ce scénario alors ? Sur ce que l’on a pu voir, le titre n’a pas à rougir de la comparaison avec son aîné. On retrouve cette même justesse dans les dialogues et les relations entre les personnages (relations d’ailleurs accentuées par les échanges de mails). Zack est un héros formidable, plein de vie qui tranche avec l’ambiance austère de la ville de Midgar. Sa relation avec Cloud est l’une des plus belles choses qu’on ait vu dernièrement. Citons également les apparitions d’Aerith dont chacun des gestes remue les tripes lorsqu’on connaît ce qui demeure l’un des plus déchirants assassinats de l’histoire du jeu vidéo. Evidemment, on aimerait pouvoir changer le cours des choses mais ce Crisis Core n’est qu’un pantin au service de son maître. Ce prologue confirme une chose, Final Fantasy VII est une date. Un titre où l’ambiance et les émotions sont les plus vives. La séquence de Nibelheim en est le parfait exemple tant elle n’apporte que peu de choses par rapport au flashback du jeu original, se contentant de répéter parfois au plan près un drame inscrit à jamais dans nos mémoires. Aveu d’impuissance ou simple volonté de ne pas toucher à l’intouchable ? On attend quoiqu’il en soit avec impatience une version française pour revivre le terrible destin de Zack.




































