Autant le dire tout de suite, la version testée ici est une preview destinée à la presse et elle n’est donc pas le produit fini. Ce pour préciser que certaines choses peuvent s’améliorer ou pas pour la version finale. Comme tout bon jeu de rôle, Dungeon Lords commence par la création d’un personnage. Humains des deux sexes, elfes des deux sexes, nain masculin ou une espèce de grosse brute poilue, voici vos choix de races. Si l’on compare avec la concurrence, c’est peu.
Peut-être y en aura-t-il d’autres au final. On répartit un certain nombre de points après avoir choisi sa profession (guerrier, mage, prêtre, voleur, rôdeur…), son apparence et un blason héraldique (sorte de signe zodiacal dans Morrowind) et nous voici lancé sur les sentiers tortueux de l’aventure.
DL se déroule entièrement en 3D dans un univers vaste mais réparti en zones (il y a donc parfois des temps de chargement). L’histoire, dans la version presse, n’est pas vraiment développée, et nous n’en tiendrons donc pas compte. Sachez qu’une fois de plus, le mal sévit quelque part et que c’est à vous qu’il reviendra de remettre un peu d’ordre. L’interface est assez simple à comprendre, surtout quand tout va vite autour de vous (lisez « en situation de combat »). Ainsi, pour frapper, après avoir équipé votre arme et votre armure (et un bouclier), vous utilisez le bouton de gauche de la souris. Pour parer, celui de droite. La parade vous permet d’encaisser les chocs. Votre personnage enchaînera les combos dévastateurs si sa maîtrise le lui permet. L’effet est assez joli, mais atteint rapidement ses limites.
Explication : tout d’abord, quelle que soit la créature en face de vous, vous frapperez toujours à hauteur d’épaule. Même si vous avez à faire à des rats. Dans les recoins obscurs du monde, un halo de lumière vous suivra inexplicablement, alors que vous ne possédez pas de torche. On s’était habitué à plus de réalisme dans les jeux du genre. Animations des personnages et des décors sont d’un assez bon niveau global, même si voir votre personnage, droit comme un i dévaler des pentes abruptes reste assez comique en soi. Au niveau des dialogue, tout se règle par un système de mots-clés à la Morrowind (mais moins développé tout de même). Les points forts de Dungeon Lords étant la castagne et l’exploration plutôt que l’investigation.
Votre personnage progressera en niveaux selon un poncif du genre : amasser de l’expérience en éliminer des monstres. Chaque niveau vous alloue un certain nombre de points à répartir dans vos compétences et caractéristiques. Dungeon Lords se fait fort, également, de réunir plusieurs joueurs humains au sein d’une grande aventure et vous pourrez donc former des groupes d’aventuriers en réseau pour venir à bout de l’adversité. Nul doute que si l’essor populaire est là, des modules amateurs viendront compléter le monde de base. Reste à savoir aussi comment les groupes seront gérés au niveau des communications entre joueurs, par exemple.