Le meilleur jeu de 2001
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Car des fans, il y en a. Et pour cause, Grand Theft Auto III s’est écoulé à plus de 11 millions d’exemplaires à travers le monde rien que sur PS2. Dès sa sortie, les joueurs s’arrachent les aventures rocambolesques de Claude Speed, héros muet déjà présent dans le deuxième opus, au cœur de Liberty City. Retiré de la vente en Australie, jugé raciste par la communauté haïtienne de New York, GTA III devient une cible de choix pour tous les opposants à la violence dans le jeu vidéo. Pourtant, si les critiques n’ont jamais été aussi acerbes vis-à-vis du titre de Rockstar, force est de constater que le titre s’est assagi et a même pris une dimension beaucoup plus décalée.
Tout d’abord, la présence d’un véritable scénario aide à l’immersion. Fini le temps où massacrer des piétons était le summum du jeu. Dans ce simili New York, on s’amuse à jouer les taxis, à collecter des paquets secrets disséminés sur la carte, ou à assister bêtement à une bagarre de rue. Autre nouveauté marquante, l’apparition d’un humour cinglant dans les cut-scenes situées en préambule des missions. Vos commanditaires sont grossiers, caricaturaux, tout droit sortis de parodies du Parrain ou de films sur les Triades chinoises. Beaucoup moins régressif et dénué d’une violence gratuite déplorable, ce GTA III a cette fois-ci mérité les éloges de la presse. Pour preuve, Gamespot n’hésite pas à sacrer le titre Jeu de l’Année 2001 tandis qu’IGN le nomme Meilleur Jeu d’Action de cette même année. A partir de là, GTA obtient le statut de jeu culte.
























