GTA II : Virage gore
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Fin 99 sur PC et PSX, début 2000 sur Dreamcast, GTA 2 sort pour le plus grand bonheur des fans… et le plus grand désarroi de la presse spécialisée qui a bien du mal à appréhender ce jeu. Avec le recul, on comprend ce sentiment de perplexité. Un peu moins grossier graphiquement, ce véritable second volet ne présente pas non plus l’ébauche d’un scénario. Dès les premières secondes du jeu, c’est la débauche : il s’agit de tuer le maximum de passants en moins de 120 secondes. Un peu plus loin, on découvre un lance-roquettes au plein milieu d’un square. L’apparition du sang est l’un des nouveaux arguments de vente d’un jeu qui déçoit par son aspect bourrin et son absence de finalité.
Au rayon des innovations, notons l’apparition de gangs se partageant la ville. Cette particularité, que l’on retrouvera dans les épisodes de la génération suivante, fait ici une apparition plutôt remarquée. Non content d’être perpétuellement poursuivi par la police, le joueur est souvent la cible de gangsters rivaux. En fonction des actes et des préférences, des jauges sanctionnent la fidélité à un gang plutôt qu’à un autre. Evidemment, ce GTA 2 propose une plus grande variété d’armes, de véhicules, de missions secondaires, de fréquences de radio… mais le tout demeure toutefois bien maigre pour imposer le soft comme un véritable jeu culte. Sans finalité scénaristique ni véritable sens, ce deuxième opus reste un jeu bête et méchant.
























