Lorsque les développeurs de DMA Designs ont travaillé sur Grand Theft Auto en 1998, se doutaient-ils que dix plus tard, GTA IV soit l’un des jeux les plus attendus de l’année 2008 ? Le but des pages suivantes n’est évidemment pas de faire l’apologie du crime ou d’encenser aveuglément un jeu qui demeurera incompris ou intolérable pour une petite communauté de joueurs grand public. En revanche, à quelques jours de la sortie tant attendue de Grand Theft Auto IV, il semble essentiel de se pencher sur le style GTA, d’expliquer les points forts de la série, de tenter de comprendre pourquoi ce jeu a été la cible de tant d’attaques de la part d’un microcosme puritain et profondément hostile aux jeux vidéo défoulant. De 1998 à 2008, dix années de non-droit résumée en quelques pages, c’est ce que l’on vous propose tout de suite.
GTA : un Carmaggedon-like ?
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Les raisons qui ont poussé DMA Design, studio jusque-là connu pour avoir popularisé les Lemmings, à sortir Grand Theft Auto sont pour le moins obscures. Quelques mois après la sortie d’un Carmaggedon déjà très violent, GTA est alors lui aussi présenté comme un jeu de courses urbaines réalisées avec des voitures volées. Mais le titre de DMA Design se révèle vite être ce que l’on peut désigner comme un « simulateur de crime ».
En une vue aérienne, vous contrôlez un perso livré à lui-même dans les rues de Liberty City, de Vice City et de San Andreas. Ces villes, qui deviendront au fil des épisodes de véritables copies de New York, Miami ou Los Angeles, deviennent très vite un terrain de jeu. Tout vous appartient, de la voiture garée au coin de la rue, jusqu’aux armes grossièrement dissimulées derrière une poubelle. Afin d’obtenir les faveurs des caïds du quartier, vous devez vous livrer à quelques sombres besognes.
Premières polémiques
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Cela étant dit, ce premier épisode ne brille pas pour son histoire pas enthousiasmante pour un sou. Ce que l’on garde en mémoire ? L’incroyable liberté d’action proposée, cette indépendance qui pouvait donner lieu à des situations rocambolesques. Aller se promener en voiture dans les rues de la ville ou pourchasser les piétons avec un lance-flammes font partie des innombrables possibilités offertes par le jeu.
Or, ces distractions sadiques vont justement exciter les premières protestations politiques. DMA Design (devenu ensuite Rockstar North) devra justifier à de nombreuses reprises devant les tribunaux le bien fondé de son soft. Notamment face à l’avocat américain Jack Thompson qui n’a eu de cesse depuis dix ans de coller à la saga GTA la responsabilité de certains meurtres perpétrés aux Etats Unis.



















