Le jeu commence bien sur par une cinématique nous montrant un meurtre.
Une jeune femme joueuse professionnelle de Tennis est trouvée morte dans les vestiaires de Flushing Meadow lors du tournoi de l'US OPEN. L'autopsie détermine déjà deux choses importantes : la jeune femme s'est injecté une dose très importante de stéroïdes, d'où une overdose, et l'angle de l'injection indique qu'elle n'a pas pu se l'administrer elle-même. On apprend également qu'elle était enceinte de cinq ou six semaines.
L'idée du scénario écrit par Suzanne Oshry nous plonge habilement au cœur de l'histoire.
Le jeu aux États-Unis contient deux disques : l'un pour l'installation, et l'autre pour le jeu lui-même. On y a inclus le premier volet de la série, "La Mort dans l'Arme".
Je ne peux pas vous confirmer si cela sera également le cas en France mais il y a des chances, cela permettant aux non habitués de la série (TV ou vidéo ludique) de ne pas être décontenancés. On constate tout de suite que l'interface a une nouvelle fois été améliorée, mais qu'elle a également été sensiblement modifiée. On parle d'évolution mais pas de révolution : le système d'habilité de l'enquêteur du début a été revu pour un meilleur gameplay. Ainsi la difficulté du jeu est légèrement rehaussée, ce qui plaira aux joueurs chevronnés, et les autres ne seront pas lésés puisqu'un système d'aide sera à leur disposition.
En effet, si vous étés bloqués ou perdus, le Détective Green vous donne un indice sur ce que vous devriez faire. Ce dernier apparaît dans cet épisode et succède au lieutenant Anita Van Buren, élément important de la série télévisée que certains fans seront déçus de voir partir. Ceci n'enlève rien au plaisir du jeu puisque cette dernière intervenait essentiellement lors de cinématiques. Au rayon des nouveautés, on notera un nombre assez conséquent de puzzles, notamment des combinaisons à trouver pour ouvrir des portes verrouillées, des coffres forts etc...
Ils sont généralement assez logiques et accessibles, d'une difficulté donc pas trop élevée pour ne pas rebuter les joueurs. Pour le reste, le système du jeu reste similaire : durant l'enquête, il faut accumuler les preuves, et donc faire le tri entre les objets utiles et inutiles, puis les faire analyser; interroger les suspects, ce qui permet en plus d'avoir des preuves dans le dossier, de trouver de nouveaux lieux et de nouveaux personnages.
Néanmoins, on se réjouit que le scénario soit bien ficelé, étant ainsi moins linéaire que lors des précédents épisodes. Certaines pistes nous mèneront à des impasses, ménageant ainsi le suspens. Il faudra ainsi procéder par élimination, et faire marcher son bon sens et sa logique : l'apparence pouvant être trompeuse. Et lorsque vous aurez trouvé le présumé coupable, il faudra accumuler les preuves contre lui, notamment grâce aux filatures.
Une fois l'enquête terminée, comme dans les précédents épisodes, on est désormais à la place de l'assistant du ministère public et on va préparer le procès, puis plaider lors de ce procès. Ainsi, vous pourrez appeler vos témoins a la barre dans l'ordre que vous souhaitez. Peu de changements sont à noter dans cette partie : en plus bien sur des contre-interrogatoires et de la nécessité d'être perspicace et de poser les bonnes questions, on constatera que les possibilités d'interrogations sont un peu mieux réalisées que dans les deux autres volets. Toutefois, à la différence du deuxième épisode, on ne pourra pas argumenter avec le procureur général après des objections. Ceci n'est pas trop gênant car certaines de ces discussions diminuaient le réalisme du procès, même si cela donnait une certaine tension et de l'intérêt au jeu.