Du sang, des tripes, de la viande… Non, ce n’est pas une simulation de boucher-charcutier mais un Survival Horror que nous a présenté Electronic Arts cette semaine. Dead Space, c’est son petit nom, nous promet de belles heures d’angoisse pour l’automne 2008.
Faire du neuf avec du vieux
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Commençons par introduire le scénario. Reconnaissons-le, ce n’est pas le plus original qui nous ait été donné de voir. Le producteur du jeu, Glenn Schofield, s’est justifié en invoquant la difficulté de ne pas être systématiquement comparé aux incontournables de la science-fiction. 500 ans dans le futur, la Terre compte 19 milliards d’habitants. Pour subvenir aux besoins de la population, de gigantesques vaisseaux sont envoyés dans l’espace. Surnommés Planet Crackers, ils explosent des planètes entières dont ils récupèrent d’énormes morceaux pour en tirer des minerais. L’USG Ishimura est l’un de ces vaisseaux. Alors qu’il ramène un bloc rocheux, celui-ci semble abriter quelque chose de vivant. Très vite, l’équipage est massacré et un message de détresse parvient à Isaac Clarke et son équipe d’ingénieurs chargés de réparer des vaisseaux dans l’espace. Ces dépanneurs du cosmos décident de secourir l’Ishimura sans trop savoir ce qui les attend. Ils vont vite se rendre compte que le vaisseau est infecté par une entité extra-terrestre qui a la mauvaise habitude d’utiliser des cadavres pour en faire des monstres mutants dégoulinants de tripes et de chairs à vifs. Voilà pour la petite histoire qui devrait tenir en haleine le joueur pendant environ vingt heures de jeu sur une quinzaine de niveaux.
Pas de petites économies
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Comme tout bon Survival Horror qui se respecte, Dead Space demandera au joueur d’utiliser ses ressources avec parcimonie. Les armes seront majoritairement des outils de mineurs modifiés pour couper, trancher voire tronçonner les ennemis. Pas question de viser le corps ou la tête de ces immondices donc. Mieux vaut se concentrer sur les membres supérieurs pour les désarmer ou sur les jambes pour les immobiliser et les finir à grands coups de crosse ou de botte. C’est fun et ça économise les munitions. C’est là qu’on entrevoit l’aspect le plus intéressant du jeu : la possibilité de tuer les ennemis de plusieurs façons. Grâce à son armure du futur, le héros dispose aussi de plusieurs capacités spéciales dont il peut mixer les effets pour faciliter sa progression. L’exemple de combinaison la plus aboutie consiste à ralentir un ennemi en l’enfermant dans une bulle temporelle, bien ajuster son tir pour lui couper un membre qu’on ramasse ensuite à distance grâce à un pouvoir de télékinésie pour lui renvoyer dans la tronche. C’est tordu mais ça change du vidage de chargeur systématique promettant, au final, un gameplay assez peu répétitif.
Détail sympathique, le HUD est intégré au jeu. Le niveau de vie apparaît ainsi via une jauge qui court le long de la colonne vertébrale du héros et ses munitions s’affichent en surbrillance lorsqu’il pointe son arme. Un système holographique affiche également l’inventaire, la carte du niveau en cours ou les objectifs devant le personnage évitant ainsi au joueur de passer par des menus. Ingénieux.
















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Présentation Dead Space 









