1991-1997 : Philips Cdi, la platine de salon next-gen
« Les capacités d’animations sont étourdissantes, et sans aucune comparaison avec ce qui est disponible sur micro. Plein écran, elles se déroulent à trente images par secondes. Bref, ce n’est plus de l’informatique, mais de la vidéo numérique » (Tilt / Avril 1991)
La genèse
Au milieu des années 80, le constructeur hollandais Philips participe à la création d’un nouveau support : le Compact Disc. Toujours soucieux d’innover, la firme se met alors au travail pour crée le Compact Disc Interactif. Le projet CDi est né. Le but est de proposer une platine multimédia destiné au grand public, simple à brancher, à utiliser, et offrant de nombreux types de divertissements : cinéma, jeux, musique, photo… Un premier prototype de lecteur CDi est présenté fin 1991 aux Etats-Unis. Philips bénéficie alors du soutien de nombreux constructeurs : Sony, Kodak, Pionner, Yamaha… Les premiers modèles de CDi sont commercialisés en France le 1er septembre 1992, pour un prix d’environ 6000 Francs (900€).
Pourquoi ça n'a pas marché
Si le CDi n’a pas connu le succès, c’est en partie à cause d’un trop plein d’ambition. Le concept même de la platine multimédia est un peu bâtard et le consommateur s’y perd : est-ce une console de jeux ? Un lecteur vidéo ? Une platine CD ? De plus, son prix de lancement assez exorbitant est un fort frein à l’achat. Enfin, le manque de titres vraiment novateurs avec une forte identité finit d’achever un concept qui possède pourtant du potentiel. A partir de 1995, les possibilités multimédia offertes par les PC et l’apparition des nouvelles consoles de salon pèsent de plus en plus lourd sur les ventes du CDi. La machine survit tout de même jusqu’en 1997.
Les jeux
The 7th guest : sans doute le jeu phare du CDi. Ce jeu d’aventure vaut surtout pour sa réalisation époustouflante et ses cinématiques en vidéo plein écran, très impressionnantes pour l’époque.
Link : Face of evil : Oui, vous ne rêvez pas, Link a bien été présent sur CDi. Il s’est même illustré au travers de trois titres : Faces of Evil, Zelda's Adventure et Zelda : The Wand of Gamelon, tous trois sortis en 1992. Le résultat ? Trois jeux d’action/aventure médiocres agrémentés de cinématiques kitsch à souhait. Link, tu es définitivement plus doué sur les consoles Nintendo.
International Tennis Open : Un des premiers jeux ayant accompagné la sortie de la machine. Visuellement, le titre était exceptionnel et proposait des digitalisations très réussies. Le résultat est cependant beaucoup plus mitigé lorsque l’on s’empare de la manette pour jouer.










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