1990-1991 : Amstrad GX-4000, à peine sortie, déjà has-been
« Au vue de la qualité des jeux développés en cartouches pour les machines Amstrad, cette première console européenne s’avère un concurrent très dangereux pour les géants japonais Sega et Nintendo » (Amstrad 100 % / Septembre 1990)
La genèse
Amstrad est une firme anglaise ayant connu un vrai succès (surtout en France) avec son Micro CPC 464 au milieu des années 1980. En 1989, la guerre des consoles fait rage entre Nintendo et Sega, et Amstrad veut sa part du gâteau. C’est de cette volonté d’amasser quelques miettes sur le marché européen que l’Amstrad GX-4000 naît, en septembre 1990. Reprenant l’architecture du CPC 6128, la console est commercialisée en France pour un prix modeste de 990 Francs. Elle est livrée avec deux manettes, le jeu Burnin’ Rubber et bénéficie de tout le soutien des éditeurs européens.
Pourquoi ça n'a pas marché
Le constructeur croit dur comme fer en sa première console et y consacre un budget publicitaire exorbitant de près de 200 millions de Francs. Les plus âgés d’entre vous se souviennent peut-être de cette affiche dans les magazines de l’époque, montrant un crocodile assommant avec un gourdin un jeune homme d’origine asiatique, en déclamant « on ne touche pas à ma console de jeux Amstrad ! ». De là à y voir une provocation puérile envers les fabricants nippons, il n’y a qu’un pas… Bref, si l’Amstrad GX-4000 a été un vrai flop commercial, c’est tout simplement à cause de ses caractéristiques techniques déplorables. Rappelez-vous : nous sommes en 1990, et les premières consoles 16 bits arrivent (Megadrive et Super Nintendo en tête). Pourquoi alors, Amstrad ose sortir une machine basée sur une architecture vieille de plus de 5 ans ? Techniquement, la console est à peine plus puissante qu’une NES et il ne faut donc pas s’attendre à des miracles. Résultat : moins d’un an après sa sortie, en mars 1991, la production est stoppée. Des titres continueront cependant à sortir jusqu’en décembre (moins d’une trentaine au total).
Les jeux
Burnin’ Rubber : C’est sans doute le titre le plus connu de la GX-4000 et pour cause : il était fourni avec la console. En dehors de ça, nous avons affaire à un jeu de courses arcade des plus classiques, sorte de mélange entre Out Run et Crazy Cars.
Tennis Cup 2 : Un jeu de tennis très réussi, du défunt éditeur français Loriciel. Le titre avait la particularité de proposé un affichage en « split-screen », permettant à chaque joueur d’être du « bon » côté du terrain.










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