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 TOM'S GAMES >  ARTICLES    >     Preview de Lost Odyssey
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C’est le RPG le plus attendu sur Xbox 360. Après Blue Dragon et Eternal Sonata, jugés trop simplistes, les amateurs du genre misent énormément sur ce titre supervisé par le studio de développement, Mistwalker. Et pour cause puisque ce dernier a été créé par Hironobu Sakaguchi, le père de Final Fantasy. La preview de Lost Odyssey qui est parvenue à la rédac’ nous a permis de jouer sur le premier disque d’un jeu qui en comprendra quatre dans sa version finale.

L’odyssée de Kaïm

 
En guise d'introduction, le joueur est plongé en plein coeur d'un champ de bataille

Lost Odyssey nous plonge en plein champ de bataille dans un paysage désertique qui rappelle le décor des scènes de rêve dans le film d’animation Final Fantasy : Les Créatures de l’esprit. La guerre bat son plein et alors que le combat semble perdu d’avance pour l’un des deux parties, un héros surgit de nulle part vient renverser la vapeur en exterminant des monstres à la chaîne. Devant la combativité de ce valeureux guerrier prénommé Kaïm Argonar, l’ennemi envoie une arme lourde équipée de deux bras mécaniques. Quelques coups d’épée plus tard bien sentis, le monstre de fer rend l’âme quand soudain une météorite vient s’écraser, dévastant tout sur son passage.

C’est dans un décor apocalyptique que réapparaît le lieutenant Kaïm, unique survivant de cette étrange catastrophe. Ce dernier s’avère être immortel. De retour en ville, après s’être expliqué au conseil, il est envoyé pour enquêter sur le Grand Sceptre. Un site où l’on produit la source de toute magie et qui semble être l’épicentre du désastre. Cette enquête sera l’occasion pour Kaïm de retrouver sa mémoire puisque celui-ci est devenu amnésique. De même que Satie, son pendant féminin, elle aussi immortelle, qui l’accompagne dans cette aventure.

L’histoire de Lost Odyssey prend son temps pour se développer. La trame est assez classique dans l’ensemble avec des histoires de République et de Monarchie. On retrouve aussi des partisans à la Révolution industrielle et aux bienfaits de la magie, d’un côté et à ceux qui s’y opposent, de l’autre. Mais le principal intérêt du scénario de Lost Odyssey concerne son héros. Un être torturé par des rêves qui lui reviennent par bribes et dans lesquelles il voit sa fille mourir. Au fil du jeu, on découvre peu à peu ce qu’il s’y est réellement passé. Ces scènes donnent au titre une ambiance assez sombre qui vient culminer à la fin du premier disque de façon réellement bouleversante avec une séquence qui va jusqu’à tutoyer le passage le plus tragique de Final Fantasy VII. Le titre s’y attarde et aborde la chose de manière frontale, fait rare dans le jeu vidéo.


Lost Fantasy

 
Les combats au tour par tour sont des plus classiques

Du côté du gameplay, Lost Odyssey est en revanche beaucoup plus classique, presque trop. Le système de combats au tour par tour est entièrement calqué sur celui de Final Fantasy (le XII excepté). On retrouve des menus sur le côté de l’écran où le joueur peut attaquer, se défendre, lancer un sort ou utiliser un objet. Vos personnages n’attendent ainsi que vos ordres pour agir sans qu’aucune jauge de temps ne vienne donner un peu de dynamisme aux combats. Malgré tout, pour que le joueur reste attentif, chaque personnage a la possibilité de porter des anneaux qui leur permettent d’accentuer leurs coups portés. En pressant sur la gâchette droite de la manette, il faut faire coïncider deux anneaux en relâchant la touche au bon moment. Une option qui rappelle celle présente dans Final Fantasy VIII où le joueur devait appuyer sur un bouton au bon moment pour faire encore plus de dégâts. Enfin, seuls les humains ont le pouvoir d’assimiler de nouveaux sorts au fil de leur expérience. Mais si les immortels ne peuvent faire évoluer leur magie, ils peuvent tout de même apprendre tous types de sorts en se liant avec les personnages humains pour pouvoir ensuite les utiliser.

Certains pourront reprocher au système de combats de trop plagier celui qui a fait ses preuves dans Final Fantasy. Mais quitte à copier, autant copier ce qui se fait de mieux. Et que ce soit le père de la série qui en soit l’auteur minimise la chose. Certes, on peut se poser la question de savoir s’il est encore judicieux aujourd’hui de pomper un système qui tend actuellement vers davantage de souplesse et de dynamisme. De même, les affrontements aléatoires peuvent apparaître désuets à l’heure où même le douzième épisode de Final Fantasy s’est séparé de ses vieux démons. Précisons que sur cette version preview, les combats n’étaient pas trop fréquents contrairement à d’autres jeux où l’on ne peut pas faire deux pas sans être assailli.


2008 : l’odyssée de Mistwalker ?
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