On a parfois tendance à oublier qu’avant tout, Sega est un éditeur de jeux d’arcade. Ah ! Ces belles machines avaleuses de pièces, exposées dans ces salles sombres et enfumées… Enfin, plus si enfumées que ça depuis le 1er janvier. Bref, l’éditeur semble vouloir nous rappeler ce bon vieux temps en nous proposant de participer aux tournois de The Club. Voilà en tout cas un club qui se rapproche plus du film de David Fincher que d’une association de bridge de maison de retraite.
Back to basics
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The Club est le dernier titre du studio Bizarre Creations. Oui, les mêmes à qui l’on doit Project Gotham Racing. Il est alors surprenant de voir ces talentueux développeurs, spécialisés dans le sport mécanique, se lancer dans un jeu de shoot arcade pur et dur. Mais, au bout de quelques minutes passées sur cette version preview, on se rend compte de plusieurs points communs avec les précédentes productions du studio. Si le fond reste résolument « jeu de tir à la troisième personne », la forme se rapproche d’avantage d’un PGR ou d’un Burnout.
En effet, le but de The Club est de participer à divers championnats avec classement général et podium à la clé. Oubliez le scénario, il n’en existe pas la moindre trace. Nous avons ici affaire à un pur jeu de compétition, où seul le score final compte. A chaque début de tournoi, on choisira un candidat à incarner, comme on choisirait une caisse dans un Burnout : privilégierions-nous la vitesse à l’endurance ? Mieux vaut il prendre quelqu’un de puissant et de lent ? Chaque participant a ses forces et ses faiblesses mais surtout une sale gueule. De Dragov, le mercenaire Russe poursuivi par tout son pays, à Seager le surfeur rasta amateur de sport extrême, en passant par Adjo, le colosse africain possédant des bras aussi larges que mes cuisses, la palette de bad guy à incarner est réussie. Il semble cependant que le choix soit limité à huit « héros », ce qui semble un peu léger.
Mais qu’importe, une fois son avatar choisi, la boucherie peut commencer. « Votre première épreuve se déroule à Schwartzveld, une aciérie abandonnée, dans une région industrielle d’Allemagne » me dit la voix off. Comment résistez à une telle invitation ?
L’art délicat du headshot
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Chaque tournoi se déroule donc dans un lieu bien précis et est divisé en plusieurs épreuves. On alternera phases de « scoring » pure, où chaque adversaire tué vous offre son lot de points, mais aussi épreuves de survie où le but est tout simplement de tenir jusqu’à la fin du chrono tout en abattant tout ce qui bouge, pour finir sur un mode course où il conviendra de foncer à travers le niveau et atteindre la sortie avant l’expiration du temps.
La finalité est la même : courir, tirer, recharger, courir… Fort heureusement, quelques subtilités donnent un peu de piment aux épreuves. Bizarre a eu la bonne idée de proposer un système de combo très bien fait. Vous abattez un ennemi et vous bénéficiez alors d’un score multiplié par deux. Enchainez les « kill » avant que la jauge de combo ne retombe à zéro et vous multiplierez ainsi votre score de manière quasi infinie. En pratique, cela donne un rythme extrêmement nerveux, où la précision et la rapidité comptent avant tout. Abattre plusieurs ennemis d’un coup ou pratiquer le headshot à outrance sont aussi de bons moyens d’augmenter votre score final. Le but étant avant tout de faire mieux que les autres candidats et se retrouver sur la plus haute marche du podium.
Ajoutons à cela de nombreux bonus à récupérer en cours de partie, maximisant votre combo ou ajoutant plus de temps à votre chrono et vous obtenez un style de jeu hybride, à mi chemin entre le shoot à la Time Crisis et le jeu de caisse arcade.










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