Persona n’est assurément pas le RPG le plus connu en France. D’une part, les jeux de la licence sont en général très mal exportés et deuxièmement parce que la série d’Atlus n’est pas des plus accessibles avec son univers typiquement japonais. Du même développeur, on connaît sans doute mieux la saga Shin Megami Tensei, bien que cette dernière ne soit pas forcément plus abordable. Persona 3 ne trahira certainement pas l’esprit de la série mais semble avoir mis un peu d’eau dans son vin sur ce qu’on a pu juger de cette preview.
A minuit, tous les monstres sont gris
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Dès l’introduction du jeu, Persona 3 nous met dans l’ambiance. Un univers mature où un montage frénétique tente de retranscrire l’atmosphère étouffante et les bruits d’une grande capitale japonaise (métro, musique, circulation…). Comme dans Eternal Sonata, l’histoire débute par une tentative de suicide mais avec un geste plus fort (et qui reviendra comme leitmotiv), le revolver posé sur le front, le doigt sur la gâchette.
A peine arrivé à son nouveau lycée, Gekkoukan High, le héros du jeu est témoin d’étranges évènements qui agitent la ville. En effet, à minuit, une sorte d’espace-temps parallèle, coincée entre deux journées, s’ouvre au monde : la Dark Hour. Pendant cette période, des cercueils surgissent du sol où sont renfermés les habitants de la ville, lesquels ne se rendent compte de rien. Malgré tout, certains humains ne sont pas touchés par le maléfice mais des créatures, appelés Shadows, attaquent toute personne qui ne se trouve pas dans un cercueil.
Notre héros en fait bien évidemment partie et va très rapidement intégrer la Specialized Extracurricular Execution Squad ou SEES, un groupe, immunisé contre la malédiction, qui a pour but d’éliminer les monstres et de trouver une réponse à ces étranges phénomènes. Ses membres ont pour QG l’un des dortoirs du lycée. Ils se retrouvent peu avant minuit au pied d’une tour qui n’apparaît qu’au cours de cette Dark Hour : la Tour Tartarus.
Old-School toujours
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Persona 3 prend alors des allures de Dungeon-RPG puisque les combats du jeu semblent se dérouler uniquement dans cette tour. Il faudra ainsi l’explorer tout en prenant compte de la forme de votre héros mais aussi de vos coéquipiers. En effet, au bout d’un certain temps, ces derniers fatiguent et deviennent moins performants et plus vulnérables aux attaques ennemies. Il est alors conseillé de stopper l’exploration pour vous reposer et revenir une ou deux journées plus tard selon la récupération de vos personnages.
Outre cet aspect intéressant (et légèrement irritant), vos héros ont toujours la possibilité d’invoquer des Persona… en se tirant une balle dans la tête. Ceux-ci s’apparentent à une manifestation de la psyché du personnage et viennent donc vous épauler lors de vos affrontements grâce à leurs pouvoirs basés sur des éléments magiques (feu, glace, éclair, etc.) non sans conséquence sur votre jauge de vie ou de santé mentale. Comme depuis le début de la série, les combats s’effectuent au tour par tour avec dans l’ensemble une stratégie qui s’appuie sur les faiblesses et les forces de l’adversaire. De même, il est toujours possible de fusionner vos Persona pour en créer de plus puissants en passant par la Velvet Room.





































