Jika, notre Miss France à nous
Disons le clairement : 2007 fut un grand cru en matière de jeu vidéo. Jamais l’industrie ne s’est aussi bien portée, les dollars coulent à flot, Activision et Vivendi s’unissent dans l’amour du profit, la reine d’Angleterre joue à la Wii… Bref, le médium semble avoir atteint son apogée. L’année du déclin est-elle en route ? Alors que 2007 se clôture en beauté et que Mass Effect et Mario Galaxy tournent toujours dans mon salon, 2008 s’installe tranquillement et c’est dans une ambiance post fêtes de fin d’année que la sélection de l’année se fait. Comme chaque début d’année, c’est calme, trop calme. Mais entre deux tests de jeux de chevaux, il est tout de même possible d’entrevoir quelques titres potentiellement intéressants. Des suites pour la plupart, mais aussi quelques nouvelles licences, qu’on espère être plus du niveau d’un Bioshock que d’un Kane and Lynch. Après une rapide vérification des titres prévus en 2008, le choix de n’en retenir que trois est dur. Alors, vous les Resident Evil 5, vous les Rock Band et autres GTA IV… Je ne vous oublie pas et poserai mes yeux brillants d’excitation sur votre plastique que j’espère avantageuse. Place maintenant aux chouchous, aux titres pour lesquelles on serait prêt à tuer pour y jouer en avant première.
Avec Fallout 3, Bethesda a hérité d’une bombe, qui peut leur péter à la face à tout moment. D’un côté nous avons Fallout, licence adulée par bon nombre de joueurs PC. Fallout 1 et 2 sont sûrement les expériences qui se rapprochent le plus d’un JDR « papier » : liberté quasi-totale, absence de manichéisme, humour décapant, univers post apocalyptique grandiose… Arrêtons là les superlatifs, la liste serait trop longue. En face, le studio Bethesda. Des gars qui mangent du JDR et de la feuille de personnage au petit déjeuner et qui sont tout de même derrière la série des Elder Scrolls (Arena, Daggerfall, Morrowind et Oblivion). Dire que ce studio a l’expérience du jeu de rôle est un doux euphémisme. Mais il y a un hic dans cette association qui semble idéale : aussi doués soient les développeurs de chez Bethesda, les fans ont peur de ne pas retrouver ce qui faisait la force des premiers Fallout : son côté immoral et son background chiadé. Trop de choses semblent avoir changé dans cet opus (système de combat en temps réel, vue à la première personne) et nombre d’adorateurs s’inquiètent de se retrouver devant un Oblivion post-apocalyptique. C’est bien connu, les fans détestent le changement et voient d’un sale œil la nouveauté, surtout quand on touche un de leur titre préféré. C’est pourquoi on attendra sagement quelques mois (fin de l’année ?), pour manger des brochettes d’iguane et abuser des stimpaks.
Les titres de lancement d’une console sont souvent décevants. La Xbox 360 n’échappe pas à la règle et rares furent les titres vraiment indispensables lors de sa sortie en décembre 2005. Heureusement, il y a eu Condemned, un titre suintant la noirceur, le sang séché et la planche de bois cloutée. Monolith prouvait une fois de plus sa capacité à instaurer une ambiance de plomb dans un jeu. Rappelant parfois Silent Hill, par son côté malsain et oppressant, Condemned propose d’incarner l’inspecteur Ethan Thomas, dans une course au tueur en série digne d’un « Seven ». Le titre était court, mais d’une intensité rare et malgré une linéarité extrême, j’ai encore en tête ces nombreux moments, lumières éteintes, casque sur les oreilles, à faire des bonds de trois mètres à chaque bruit suspect. Un pur jeu de terreur. Pour cette suite, l’inspecteur Thomas est toujours présent, plus torturé et instable que jamais. Monolith semble vouloir allez encore plus loin dans le malsain et ce ne sont pas les captures officiel du titre qui diront le contraire. Le titre met aussi l’accent sur les combats au corps à corps, plus technique que dans le premier épisode. Désormais, les gâchettes gauches et droites du pad font office de poing, et permettent de balancer des mandales à ses adversaires de manière extrêmement dynamique. Attendu pour mars 2008, Condemned 2 est sans conteste mon titre chouchou de ce début d’année, en espérant que la surenchère dans le gore n’en devienne pas ridicule.
Combien d’heure ais-je passé sur Mario Kart depuis 1993 ? Combien de carapaces rouges envoyées à la face de l’adversaire, de torrents d’insultes et de mauvaise foi ? Quoi qu’on en dise, Mario Kart est une série mythique. Il n’y a guère que l’opus Nintendo 64 qui est passé entre les mailles de mon filet. Depuis la Super Nintendo, chaque machine de la firme de Kyoto est accompagnée de son Mario Kart et la réussite est plus que jamais au rendez-vous. Il n’y a donc aucune raison que ce futur épisode Wii soit raté. Prolongeant le plaisir du Online de la version DS, cet épisode permettra à 12 joueurs de s’affronter, au travers de 16 nouveaux circuits en plus de certains anciens. Le titre semble combiner les fonctionnalités de l’opus DS et le style graphique de Mario Kart Double Dash. Nintendo en profitera aussi pour nous proposer un volant où l’on pourra encastrer une Wiimote, afin que l’illusion soit quasi-totale. Voilà sans doute le (seul ?) jeu Wii que j’attends avec grande impatience cette année.










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