L’exception PS3
|
Contrairement à ses aînées, et une dizaine de mois après sa mise en vente, la Playstation 3 n’a toujours pas été réellement crackée. Les raisons de ce non-engouement des pirates pour la petite dernière de Sony ? La voix économique tout d’abord. Si tant est qu’une puce modifiée soit mise à disposition du grand public, il faudrait encore que le pirate puisse graver les jeux qu’il aurait téléchargé. Et là, le bât blesse. Comptez 20€ pour un Blu-Ray vierge et 250€ pour un graveur du même format ! Soit des sommes importantes qui freinent les plus audacieux. De plus, la faible ludothèque actuelle de la PS3 conforte le désintérêt des pirates à son égard. Les hackers préfèrent se tourner aujourd’hui vers la Xbox 360 simple à cracker et qui offre une grande partie des jeux PS3. Et même si quelque exclu comme MGS4, FFXIII ou encore Gran Turismo 5 pourraient faire la différence, la Next-Gen de Sony n’a pas encore plié sous les hacks des pirates.
Quelques bricoleurs se sont bien risqués à modifier les sécurités de la console de Sony en utilisant une faille logicielle de celle-ci. Par quelques manipulations de disques, ils parviennent à faire fonctionner une version gravée de Call Of Duty 3, et encore, seulement sur une certaine série de la console. Cependant, ceux qui se risqueraient à cette modification pourraient être bannis du PSN par Sony, le constructeur ayant mis en place un fureteur qui détecterait les consoles modifiées. Aujourd’hui ce n’est donc pas le piratage de sa console de salon qui inquiète le constructeur nippon, mais plus l’utilisation qui peut en être faite. Reliées entre elles sur le réseau Internet, les PS3 du monde entier atteindraient, selon l’informaticien Steve Prentice, la puissance de calcul du plus gros supercalculateur : Cray. « Les millions de Ps3 connectées entre elles auront autant de puissance et cela risque d'attirer les criminels » confie encore Prentice. C’est sur ce terrain que Sony devrait aujourd’hui placer ses pions pour éviter de fournir du pré-mâché aux véritables bandits high-tech, friands de comptes bancaires et autres cryptographes.
L'avenir du piratage
|
Lorsqu’un jeu sort sur PC, à peine quelques heures plus tard, une version dite crackée est disponible. En ce qui concerne les consoles, cela se compte en mois, mais les teams de hackers sont jusqu’ici toujours parvenues à leurs fins. Lors d’un sondage réalisé par TNS-Sofres en décembre 2006, 54% des personnes interrogées estimaient qu’il n’y a rien à faire contre le piratage. Il est vrai que pour le moment, ce n’est toujours qu’une question de temps pour que jeux et machines soient piratées. Cependant, les fonctions Online se développant de plus en plus sur consoles, cela pourrait amener des protections en ligne comme ce qui existe déjà sur PC avec Steam. De son côté, le SELL (Le Syndicat des éditeurs de logiciels de loisirs) estime que d'ici quatre ans, les jeux vidéo en ligne représenteront un quart du marché.
D’un point de vue objectif, cette réflexion fait plus office de goutte d’eau qu’autre chose bien que le piratage n’a pour l’instant pas trouvé de moyen pour cracker des jeux Online tels que Phantasy Star Online ou encore le très célèbre World of Warcraft. La véritable innovation sécuritaire pourrait venir d’un système de log via un compte console en ligne pour faire fonctionner son jeu solo en établissant une reconnaissance de disque, à l’identique des méthodes fonctionnant actuellement sur PC. Mais cette éventuelle solution mettrait alors à la porte de l’univers vidéoludique ceux qui n’auraient pas de connexion Internet. Une chose est sûre, l'imagination des pirates n'est pas prête de se tarir.










Cliquez ici ! 










