Le piratage vraiment rentable ?
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La première cause du piratage reste le prix des jeux. Posons le sujet qui fâche : est-ce que ça vaut le coup de pirater ? Faisons à un petit comparatif, sur la base de la PS2. Une PlayStation 2 neuve, vendue sans jeu mais avec une manette coûte 130 €. Logiquement, le joueur achète rapidement une deuxième manette Dual Shock 2, au prix de 30 €. On ajoute un jeu PS2, au prix moyen de 30 €, et la carte mémoire officielle Sony (8 Mo) à 20 €. Dans le cas d’un joueur moyen, on comptera 5 jeux pour la première année, cela fait un budget total, pour un joueur « honnête », de 330 €.
Prenons maintenant l’exemple budgétaire d’un pirate lambda. Si celui-ci achète une PS2 neuve et les mêmes accessoires que le client honnête, il devra quant à lui poser une puce dans sa nouvelle acquisition. Et le coût d’une puce, achat et pose comprise, se fixe à 60 € en moyenne. En ce qui concerne le jeu téléchargé, sans compter l’abonnement au FAI, il ne coûte que le prix du DVD à graver, soit environ 2 €. Au final, une année de PS2 pour un hacker qui aura téléchargé 5 jeux ne lui reviendra qu’à 250 €. Les 80 € de différence de coût de revient de la console pirate avec celle du joueur honnête ne sont finalement pas énormes. Cependant, l’intérêt du hors-la-loi se situe sur la durée, sa puce étant amortie en un ou deux jeux téléchargés. Mais 80 € pour presque 300 000 € d’amende, est-ce que ça vaut vraiment le coup ? Nous ne faisons que poser la question…
Quelles conséquences pour les constructeurs et les éditeurs ?
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Les premières victimes du piratage sont bien sûr les éditeurs. Pour des raisons évidentes, il est difficile voire impossible de chiffrer le phénomène du piratage. Une partie du prix élevé des jeux s’explique d’ailleurs par le coût de la lutte contre le piratage, ce qui fait du joueur et de l’acheteur une victime secondaire. D’un autre point de vue, une proportion non négligeable – mais non chiffrable – de joueurs achète une console en sachant qu’elle peut se pirater. Donc indirectement, le piratage contribue aux ventes de consoles.
En élargissant un peu la réflexion, l’augmentation du nombre de joueurs potentiels influe sur l’augmentation du nombre de jeux. On peut donc légitimement avancer que le piratage contribue, indirectement, à l’élargissement du catalogue de jeux sur consoles. Mais ceci n’est qu’une réflexion comme une autre qui ne prend en aucun cas le parti des flibustiers numériques. Car à force de pirater des jeux, certains petits éditeurs ont dû mettre la clé sous la porte car devenus trop peu rentables. Et ça, non seulement c’est mal, mais ça diminue inévitablement le nombre de jeux sur le marché…




















