Du piratage garage au piratage familial 3/3
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Pour les pirates, la console du constructeur de Richmond était une aubaine. Construite à la manière d’un PC, il était impossible qu’elle résiste aux assauts en règle des hackers. Et ce qui fut dit fut vrai puisque aujourd’hui la cette console de salon de Microsoft est la console de salon la plus aisément piratable. Deux méthodes s’inscrivent pour une telle opération. Soit on effectue le même travail que sur les autres consoles en posant une puce (NME, Globe 360), soit on flash le firmware du lecteur DVD. Protégé, celui-ci détecte automatiquement les jeux gravés. Il faut alors démonter la machine (et perdre la garantie), retirer le lecteur DVD et le brancher à un PC via un Connectivity kits. Un petit programme téléchargé sur la toile permet alors de faire sauter la sécurité du lecteur. Une fois tout remonté, il ne reste plus qu’à prier pour que la modification ne soit pas repérée lors des connexions au Xbox Live.
Avec l’ère du next-gen, c’est aussi Internet sur console qui s’est démocratisé et tout particulièrement les jeux en ligne. Et s’il n’est que rarement possible d’utiliser en ligne des jeux PC piratés, leurs homologues consoles fonctionnent parfaitement. En 2004 était annoncée la Revolution, une console prévue pour une jouabilité révolutionnaire qui a su aujourd’hui s’intégrer au sein de millions de foyers. On la connaît plus sous son nom commercial : la Wii. Dernière console de Nintendo à ce jour, elle s’inscrit tout comme la DS dans le créneau du Casual Gaming, ce jeu vidéo pour tous qui se doit de satisfaire l’Homme de 7 à 77 ans. Aujourd’hui leader en termes de ventes, la Wii est en plus une console qui ne nécessite que sept points de soudure pour tomber dans le domaine du hacking. Et des puces pour Wii on en trouve à la pelle. WiiD, Wiifree, Wiikey, Wiisuper, Wiininja, etc… L’utilisateur n’a que l’embarras du choix.
Pucer, télécharger, graver, jouer ; décidément le schéma du piratage se simplifie de plus en plus au fur et à mesure des années, et c’est sans parler de la PSP que l’on peut même acheter déjà hackée, n’attendant plus qu’on fournisse sa carte mémoire en ISOs. Quoiqu’il en soit le piratage n’est plus aujourd’hui l’affaire de quelques passionnés qui se complairaient à jouer les violons de la nostalgie. On est arrivé à une époque où le business du piratage ne se place plus au niveau logiciel mais autour des modchips et des accessoires en marge, vendus en toute légalité sur le net ou en boutique, sous couvert d’une utilisation homebrew. Le marché des consoles explose parce que les machines actuelles sont aisément piratables et qu’elles s’adressent à un plus large public. Malgré une politique répressive, le piratage est devenu commun, à la portée de tous. Selon une étude TNS-Sofres, savoir que le piratage est puni n’empêche pas de continuer à pirater fut la réponse de 79% des personnes interrogées, choisies sur un panel représentatif de la population.


















