Après les relatifs échecs de la Nintendo 64 et du GameCube, Nintendo se devait de réagir. Confortablement installé à une première place acquise grâce à la NES puis à la Super Nintendo, la société a été prise à la gorge par la concurrence. Et si la firme du plombier moustachu avait su conquérir le marché des consoles portables avec la GameBoy, du côté des consoles de salon, Sony s’était imposé comme le nouveau leader (19 362 986 millions de PlayStation vendues contre 5 377 174 de Nintendo 64 puis 113 864 514 millions de PlayStation 2 contre 21 503 778 de Game Cube).
Fin novembre 2006, Nintendo lance la Wii sur le marché américain et dans la foulée pour le reste du monde. Une console annoncée comme révolutionnaire (la console eut pendant très longtemps pour nom de code « Revolution ») qui propose une télécommande basée sur la détection de mouvements à la place d’une manette traditionnelle. Un an après, le succès de la Wii est total et ne se dément pas. La machine bat régulièrement des records (elle est la première en France à dépasser le million un an après son lancement) à tel point que Nintendo fait face à une pénurie de consoles en cette fin d’année 2007.
Comment expliquer une telle réussite ? Pour quelles raisons la console de Nintendo fonctionne aussi bien après deux générations de console qui n’ont pas totalement convaincues ? Autopsie d’un succès.
Origines d'un succès
|
Nintendo lance avec la Wii, sa cinquième console de salon après la Famicom (NES), la Super Famicom (Super NES), la Nintendo 64 et le GameCube. La firme multinationale a toujours innové avec ses consoles. La Nes est considérée comme la première véritable plate-forme de salon au succès phénoménal, avec 62 millions de consoles vendues. L’arrivée de nouveaux concurrents tels que Sega et sa cultissime MegaDrive en 1991 font en sorte que l’entreprise décide de lancer la Super Nintendo au triomphe éclatant.
Nintendo et la firme américano-japonaise se livrent alors à une course à la performance pour le plus grand plaisir des gamers et un autre rival va venir s’interposer en septembre 1995 en France: Sony avec la Playstation. Pour contrer ses adversaires, la N64 en 1997 puis le GameCube en 2002 font leur apparition en Europe côté Nintendo. Ces puissantes consoles cachent en réalité une faible variété de jeux où Mario et ses acolytes paraissent omniprésents.
Face aux évolutions de la Playstation ainsi que l’entrée de Microsoft sur le marché en 2001 avec la XBOX, Big N a du mal à survivre. Nintendo préfère alors développer ses consoles portables avec de multiples versions de la célébrissime Game Boy et sort en 2004 une nouvelle console au succès actuel important : la DS. Cette dernière née des consoles portables, « petite sœur » de la Wii, réalise des chiffres de ventes considérables : à la mi-décembre, plus de 60 millions de stock sont écoulés dans le monde.
Surfant sur la vague du succès, l’entreprise ne lâche pas les amateurs de consoles de salon pour autant. En 2005, le design et la manette sont dévoilés et une chose paraît claire : Nintendo fait sa Révolution, premier nom donné à la Wii. De part son innovation, la dernière née de Nintendo marque une rupture avec les machines précédentes. La firme a éprouvé un profond désir de renouvellement et s’attaque désormais à une nouvelle cible : les joueurs occasionnels. Parmi les changements notables sur la Wii, le nom reste assez significatif mais la manette en forme de télécommande constitue la principale évolution.
Dévoilé le 27 avril 2006, le nom définitif de la console a pour but de réunir tout type de joueur - en anglais, Wii se prononce We, qui signifie nous, afin de répondre à l’attente des consommateurs potentiels de jeux vidéo. Pour arriver à son objectif, la Wii s’est dotée d’une manette utilisable par le plus grand nombre et qui constitue sa principale force : la Wiimote.



















