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| | On nous l'avait promis, 2007 a été une année sanglante |
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| | J'ai pourtant passé une majeure partie de l'année sur un jeu de 2006. Sans doute le meilleur multi FPS à ce jour |
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| | Seuls Sam et Max ont réussi à sauvegarder l'esprit du jeu d'aventure des années Lucas |
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| | La quintessence du FPS solo. Seul défaut, on ne peut pas jouer à Stalker tout au long de l'année. |
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| | Après l'accalmie estivale, Bioshock aura été un intermède sympathique entre deux multi |
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| | Portal aura prouvé que les FPS peuvent innover, que tout n'est pas forcément QUE barbarie |
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| | The Witcher, ou comment prendre son pied sur un RPG |
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| | Le gameplay console. L'origine de jeux médiocres et sans challenge. Vivement que ça cesse |
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| | Le très bon RPG action pour lequel j'ai commis l'achat d'une Xbox360. Vivement que je la revende celle-là. |
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| | Car ce ne sera pas l'avenir du PC. Encore moins celui du jeu vidéo |
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Comme vous vous en doutez, derrière mon masque de rédacteur courtois et mes affinités avec le genre FPS se cache une bête assoiffée de chair et de sang cherchant à tuer toujours davantage juste pour satisfaire ses pulsions sadiques. Multiplier les frags et les multi-kills, accroître mon taux d’adrénaline jusqu’à la crise cardiaque, tel est mon véritable but dans la vie. En bon joueur passionné, dès fin 2006, je savais que 2007 serait l’année de mon genre favori. La plupart des titres qui me faisaient saliver étaient gonflés de promesses qui s’annoncaient lourdes de conséquences pour mon temps de sommeil. On nous annoncait des milliers de soldats, de bêtes sauvages et d’aliens à fragger. On nous annoncait des mécanismes de gameplay inédits : jouer avec le temps comme avec un magnétoscope, utiliser une combinaison qui fera de nous un supersoldat, et bien d’autres… Seule ombre au tableau, la grande majorité des titres étaient annoncés pour la fin d’année. Il faudrait s’occuper d’ici là.
Jusqu’à la fin de l’été, je n’ai rien vu passer de mieux en FPS multi que Battlefield 2142. Je me suis taillé une solide expérience de jeu de fin octobre à fin août, enchainant les frags dans mon mech réputé indestructible, dézinguant les troupes de l’UE et du CPA avec mon soldat d’assaut bien bourrin. Cette période était si creuse que j’ai réussi à attirer Zick sur ce jeu alors qu’il ne lui plaisait que moyennement à la base. Après quelques heures, il a pourtant été séduit et m’a rejoint pour quelques savoureux mois de combats épiques durant lesquels nous avons formé une escouade tactique sauvagement meurtrière.
A côté de ça, j’ai quand même pris le temps d’apprécier quelques jeux de sport au bureau, (quelques défaites subies sur PES 6 et surtout les parties mémorables de Virtua Tennis 3 avec Fabio) mais aussi les grands noms des jeux d’aventure chez moi (Runaway 2 et Sam et Max en tête) ainsi que quelques RPG. Côté jeux de rôle j’ai été particulièrement déçu par le médiocre Two Worlds, expérience contrastée face aux heures de délices passés sur l’excellent Gothic 3 (sans doute le meilleur RPG de 2006 quand il est patché contre les sangliers). Fin mars, une campagne FPS solo ukrainienne a pointé le bout de son nez. Stalker, l’une des arlésienne les plus patentes de l’histoire du jeu vidéo (6 ans d’attente). Je ne l’attendais plus. Pourtant j’ai vraiment apprécié ce jeu qui figure désormais sur mon étagère à côté des plus grandes campagnes FPS solo de l’histoire (Half-Life, Deus Ex, …). J’ai adoré me sentir seul et constamment aux aguets dans ce jeu oppressant et hautement immersif. Peurs et instincts s’y mêlent pour former une autre dimension qui fait de ce jeu une référence qu’on n’oubliera pas de sitôt. D’une rare richesse, il m’aura permis quinze heures durant de mettre la tête hors de l’univers de 2142. Ces moments de saveurs passés, je retournai aussi sec dans mon costume de Squad Leader sur le soft d’EA. Je n’en sortirai que quelques mois plus tard, fin août.
Après cette longue période d’accalmie, la fin d’année et les gros titres arrivaient, j’allais enfin sortir de ma torpeur vidéoludique et reprendre du service, toujours pour dégommer du pixel à tout va. La pluie de FPS a commencé par Bioshock et son monde torturé, réalisé aux petits oignons pour se terminer sur le très médiocre Blacksite. Ca a été dur de tous les finir, mais comme dirai César, Veni Vidi Vici, je les ai tous vaincus. Pourtant peu m’auront réellement marqué. Au final je ne retiens qu’une mission de CoD 4 en Sniper, une mission d’Episode Two en semi-liberté contre des robots géants et la première moitié de la campagne de Crysis. Pour moi, parmi la floppée de FPS solo de fin d’année, pas un n’arrive à la cheville de Stalker. Seul le génial Portal m’aura apporté une bouffé d’air frais avec son gameplay innovant et son arme révolutionnaire. Côté multi ça a aussi été l’explosion de titres comme prévu. J’espérais remplacer BF2142 (déjà plus de 400h de jeu au compteur) par Quake Wars car j’ai longtemps joué à son prédécesseur Wolfenstein : Enemy Territory. Pourtant, bien que Quake Wars soit très bon, je n’ai pas retrouvé l’intensité des parties endiablées du soft d’EA. Seul TF2 a réussi à me faire décrocher pour quelques sessions bien funs et pas prises de tête grâce à son teamplay fort et équilibré. Toute la rédaction s'y est mis, c'était très sympa, surtout avec notre monteur BuN qui arrivait souvent à prendre la seconde place derrière votre serviteur. Le multi de Crysis également m’aura surpris, bien plus profond que ce à quoi je m’attendais, je m’en fait même encore quelque parties de temps en temps. Seul un titre aura réussi à me sortir la tête des FPS durant cette période, le sublime The Witcher, certainement le meilleur RPG de la décennie avec Fallout 2. J’ai passé des nuits entières dessus, à tuer de la goule en série, mais surtout à mettre en place des stratégies de drague diaboliques pour essayer d’avoir plus de cartes érotiques que notre ancien collègue Funambelle.
Au final, je retiens surtout que la majorité des FPS et TPS que j’attendais ne m’ont pas laissé un souvenir impérissable. Je dirai même que la plupart se sont avérés décevants. L’année écoulée aura été marquée par nombres de titres fades et insipides en raison d’un gameplay orienté console totalement inadapté à cause de portages partiellement voire totalement ratés. Jericho, Timeshift, Stranglehold, Gears of War…. A mon sens, la raison de la plupart de ces échecs est toute simple, elle tient dans une boîte mystérieuse qui fait les beaux jours des développeurs. La Xbox360. L’opaque boîte magique et ses drivers uniques est tellement plus facile à programmer que tout le monde s’y est mis. Pour cela l’année aura été douloureuse pour notre plate-forme de hardcore gamer. Certains titres, pourtant très bon comme Mass Effect, le RPG SF de Bioware, n’ont même pas encore de date annoncée. Personnellement, en bon gros fan de SF, j’ai craqué pour la machine, quitte à m’en mordre les doigts l’année prochaine. Car si Microsoft semble avoir réussi son pari en implantant ses centres multimédias à la maison, le PC garde toujours à mon sens l’intérêt de son évolutivité. Le cycle des consoles, de 5 à 8 ans sans doute pour les dernières, entraînera l’inéluctable suprématie de la plateforme reine d’ici quelques mois. La passade est juste un peu plus longue et douloureuse que d’habitude. Espérons que 2008 apportera son lot de titres purement PC car au final ce sont mes titres préférés (Crysis, Stalker, Orange Box). Mais après cette année plutôt riche, ça risque d’être difficile pour les développeurs. Peut-être un Battlefield 3 plus tôt que prévu ?