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| | Burning Crusade - Désolé vieux, en fait j'étais prêt... |
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| | Wrath of the Lich King - Non Hoopy, tu ne dois plus jouer à WoW. C'est dur mais soit fort. |
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| | Sam & Max - L'épée de bois ! Zelda POOOOWER ! |
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| | The City of Metronome - Trash et grinçant, juste comme j'aime. |
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| | A Vampyre Story - Quatre lettres : NEED |
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| | Team Fortress 2 - Ne jamais dire jamais. |
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| | Bioshock - Pourquoi lui donner une suite ? |
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| | Duke Nukem Forever - Bon, là je veux bien dire jamais. |
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| | Fallout 3 - Come on Little Boy ! |
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C’est l’œil morne et la mine basse que j’ai abordé cette année 2007. Comme je vous le prophétisais l’an dernier, à sa sortie Burning Crusade a littéralement volé mes déjà maigres heures de sommeil. Métro, boulot, Wow. Toute une nouvelle philosophie qui s’est accaparée la vie de millions de joueurs. Plus de neuf millions d’inscrits au MMO de Blizzard. Un chiffre vertigineux. Et au milieu d’eux trainait le pauvre petit Hoopy, perfusé à la caféine. Café, ô boisson magique ! Comment sans toi, aurais-je pu acquérir mon drake du néant ? Pourtant si fier que j’étais, la fatigue reprenait le pas et peu à peu, ma ténacité s’est émoussée.
Avant que ma mort ne figure dans les pages faits divers du Parisien, j’ai cherché des drogues de substitution. Mais que pouvait faire un Vanguard inachevé face au rouleau compresseur des papas de Warcraft ? Qui pouvait me sauver quand même l’enchanteur Seigneur des Anneaux Online avait échoué ? Vraisemblablement personne. J’étais voué semble-t-il, à me pointer à la rédac avec des cernes également proportionnelles à la puissance de mon Tauren. Mais le destin est farceur, et par un beau matin d’été, Reality 2.0 était installé sur mon PC. Sam & Max partent en guerre contre un jeu qui avale la vie de ses joueurs ? Bordel, mais c’est moi qu’on cherche à sauver ! La satire, la verve et l’innocence toute feinte de ce joli duo poilu me frappa en plein cœur et m’épargna la zombification.
En cette année 2007, on ne peut plus morne pour l’aventure, Sam & Max brillèrent de mille feux. Retour éclatant pour la Police Freelance. Des scénarios complètement barrés, des dialogues de haut vol et une logique absurde sauvèrent les point’n cliqueurs de l’ennui. Regardez la Saison 1. Les traits des héros sont simples n’est-ce pas. Et pourtant Telltale a fait un effort particulier pour animer leurs visages. C’est idiot, mais dans ce jeu, les participants d’un dialogue se regardent vraiment, et leur corps n’est pas qu’un grand cercueil sans âme comme on en voit trop souvent dans les jeux d’aventure allemands. Quelqu’un m’expliquera-t-il un jour, pourquoi tous les développeurs à l’exception de Pendulo pensent que le point’n click n’a pas besoin de profiter des dernières innovations technologiques ? Doit-on rappeler qu’en un temps pas si lointain, les jeux d’aventure visaient un public « hardcore » avant de devenir l’opium de la ménagère de moins de cinquante ans ? Il ne faut pas s’étonner que le genre soit porté mourant depuis bientôt huit ans…
Enfin, comme le dit Bill Tiller : « le genre n’est pas mort, il est mort-vivant ». Car oui, l’actualité aventure était si triste cette année, que votre serviteur s’est pris à rêver sur des titres prévus pour 2008. Comme A Vampyre Story, qui s’annonce simplement explosif. En revanche, toujours pas de nouvelles de The City of Metronome. Depuis que je vous en parlais l’an dernier, son site officiel n’a pas cru bon de bouger d’un pouce. Mais comme toujours en ces heures sombres, une lueur surgit à l’horizon. La rumeur est sortie du néant, a fait le tour du web en trois jour et s’est éteinte comme elle était arrivée : non Monkey Island 5 n’est pas en travaux. En fait les « artworks de Monkey Island 5 » n’étaient –selon la rumeur- que des artworks pour un film Monkey Island… Lui aussi annulé. Si j’étais prêt à ce que MI5 ne soit pas vraiment en développement, apprendre l’annulation d’un film dont je ne soupçonnais même pas l’existence m’a mis hors de moi. Il me fallait du sang. Beaucoup.
En cela, je me dis que la vie est bien faite car ce ne sont pas les FPS qui m’ont manqué. Arpenter, peur au ventre, le Tchernobyl dévasté de S.T.A.L.K.E.R., ou m’enfoncer dans les sinistres profondeurs de Rapture en jouant à Bioshock, ont été pour moi des expériences hors-normes. Rentrer chez moi le soir pour retrouver les gars de la rédac sur Team Fortress 2 était aussi pour moi extrêmement fun. Voilà tellement longtemps que l’on espérait plus le voir sortir. Je regretterai toutefois la faible popularité de Quake Wars, excellent shooter s’il en est, qui n’aura jamais su trouver son public. Et je pesterai encore contre Crytek adepte « des jeux qui ne peuvent pas tourner chez vous aujourd’hui ».
C’est entendu, 2007 a été l’année du FPS. Mais elle fut aussi l’année des désillusions. Ce coup-ci c’est sûr, l’E3 est mort. Au gigantesque show à l’américaine, les éditeurs préfèrent le cadre feutré d’entretiens privés. Dans de douceâtres alcôves s’échangeaient ainsi des promesses fielleuses et des accords entendus entre éditeurs et « journalistes ». Non je ne reviendrai pas sur le licenciement douteux du rédacteur en chef de Gamespot suite au test de Kane & Lynch. Bien sûr que le site anglais est resté intègre. Tout comme il est entendu que la révision des notes attribuées à Timeshift par un de nos confrères français, n’a rien à voir avec la campagne publicitaire diffusée par Vivendi Games, éditeur du dit Timeshift, sur le site en question. Non monsieur, ne comptez pas sur moi pour vous parler de ça. D’ailleurs coupons court au débat, et concluons car il le faut bien.
2007 a été faste côté jeux PC. Tellement en fait, que je n’attends personnellement pas grand-chose de 2008. Je piafferai bien d’impatience à l’évocation d’un Fallout 3 mais sa sortie « Fall 2008 » parait bien irréelle. Alors tout au plus, je redoute de replonger dans l’enfer de WoW avec la sortie de Wrath of the Lich King, ou de sombrer dans Warhammer Online. Aussi, je resterai sobre et m’en tiendrai aux formalités d’usage. Meilleurs vœux pour cette nouvelle année. Je ne doute pas qu’avec le déferlante de hits qui nous est tombée dessus ces temps-ci, vous trouviez de quoi vous occuper encore un moment. Quoi qu’il en soit en ce qui me concerne, j’ai encore de quoi m’occuper de longs mois. D’ailleurs Père Noël, si tu pouvais m’apporter une édition collector de The Witcher au pied du sapin, tu serais trop chou.