Après un départ mitigé, la Playstation 3 essaye de se démarquer à travers son Playstation Network. Si peu de jeux y sont référencés, l’un d’eux a attiré notre attention. Pain n’est assurément pas un jeu de réflexion mais bel et bien d’action. Ici, pas besoin de cogiter durant deux heures. Sans prise de tête, son objectif est de se fendre la gueule et rien de plus.
Jackass power
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Pain fait partie de ces titres inclassables et uniques en leur genre. Dans un univers totalement déjanté, on incarne un personnage suicidaire, à l’image d’un Jackass vidéoludique, condamné à s’envoyer en l’air à l’aide d’une catapulte. Au milieu de buildings d’une ville cartoon, des personnages délirants et des décors amovibles se dresseront sur votre passage. Votre mission : enchaîner les catastrophes pour réaliser des combos et ainsi gagner le plus de points possible.
On découvre un monde composé de passants déguisés en animaux en pleine après-midi, de traditionnels maçons - ventre énorme et pantalon tombant - et d’autres nombreux détails tous plus loufoques les uns que les autres.
Une fois lancé, on peut renverser de nombreux éléments du décor et même s’y agripper. Un effet boule de neige arrive très vite dès qu’on parvient à s’accrocher, par exemple à une boule de bowling géante sur le toit d’une salle de jeu. Les conséquences de vos singeries sont apocalyptiques. Des trains déraillent car vous venez de détruire la ligne, des voitures prennent feu après s’être scratché sur votre boule et les riverains se trémoussent de douleur à terre, renversés par les voitures. Contrairement à ces passants, vous êtes contents puisque vous venez de réaliser un magnifique combo qui vous rapporte un max de points. Oui, Pain c’est aussi ça : un jeu sadique et un poil violent qui permet de bien se défouler.
Un bon rendu pour un jeu PSN
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Au niveau de la physique, le rendu du jeu est agréable. L’effet cartoon est bien réalisé et explique les textures assez simplistes du jeu. La technique ragdoll est utilisée ici pour le plus grand plaisir des yeux. Votre personnage désarticulé ne tombe pas raide comme un piquet même si on peut se demander parfois s’il n’est pas un poil contorsionniste.
Pour les puristes, on comprendra mal comment votre souffre-douleur peut s’accrocher à certaines parois bien lisses. On regrettera aussi son sourire incessant après une chute d’un immeuble de 15 étages. Cette preview comportait également quelques bugs dont l’un nous a laissé perché dans les airs en plein saut plus d’une fois. A vérifier lors du test de la version finale. La durée de vie reste honnête compte tenu du prix de cet opus - 10 euros -. Si on ne restera pas des heures entières devant Pain, on pourra passer un bon moment à chercher les différents combos et à étudier tous les éléments du décor à dégommer. Une fois avoir tout découvert, on laissera sans regrets le jeu de côté même s’il sera toujours possible de trouver différents lieux où s’accrocher, engendrant de nouveaux cataclysmes.
En bref
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Pain ne sera pas le jeu de l’année, cela paraît évident. Pourtant, on pourra être pris en délit de flagrant délire après avoir détruit la moitié de la ville sur un saut de plusieurs centaines de mètres. Jeu PS Network, Pain ne fait pas si mal que ça mais saura divertir les amateurs du genre et c’est finalement tout ce qu’on lui demande.










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