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 TOM'S GAMES >  ARTICLES    >     Preview de Timeshift
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Définitivement, Noël sera cette année placé sous le signe du jeu de massacre à la première personne. Au milieu des Crysis, Call of duty 4, et autre Blacksite, certains FPS vont devoir jouer des coudes pour se faire remarquer. Timeshift fait partie de ceux là. Le titre de Saber Interactive dispose t’il de suffisamment d’atouts pour avoir sa place dans la hôte du Père Noël ? Début de réponse, après quelques heures passées sur la preview Xbox360…

Erase and Rewind…

 
l'effet "flou matrix" bien connu apparaît quand on enclenche le ralenti.

Le monde de Timeshift est ce que l’on appelle une uchronie. Dans un passé alternatif, Michaël Swift, le héros du jeu, se retrouve au beau milieu d’une lutte armée opposant le régime totalitaire du « Magistrat » et un groupuscule de résistant. L’univers pourrait être qualifié de « retro-futuriste », mélangeant allégrement arsenal High-tech et design victoriens. Les grandes bâtisses en ruines rappellent Gears of War et certains intérieurs font vaguement penser à Bioshock. Les influences ne s’arrêtent d’ailleurs pas là. Les développeurs ont en effet puisé dans la plupart des bons FPS de ces dernières années pour tenter de varier le gameplay. Certaines énigmes font penser à Half-life 2 et comment ne pas évoquer Fear lors des combats rapprochés dans des couloirs ou bureaux, surtout lorsque l’option « ralenti » est enclenchée ? Car c’est bien là la principale originalité de Timeshift(la seule ?) : le contrôle du temps. Très vite, on se rend compte que notre combinaison possède ce pouvoir bien utile. J’ouvre d’ailleurs une parenthèse pour demander officiellement à nos rédac’chef d’offrir à toute l’équipe de Tom’s ces belles combinaisons. Imaginez le nombre de tests et de previews que l’on pourrait faire grâce à ça ? Ca doit bien pouvoir se trouver sur Ebay… Bref, ce pouvoir ne sert pour le moment qu’à notre héros et il faut bien avouer qu’il est utile.

Tel un magnétoscope sur pattes, ce brave Michaël disposent de plusieurs touches pour agir sur l’espace temps : Pause, ralenti, retour et avance rapides. Chaque fonction a son utilité, mais en pratique, c’est surtout le ralenti qu’on utilisera. Cet effet des plus classiques ressemble furieusement à celui aperçu dans Fear. C’est donc du bon vieux Bullet-Time, qui permet d’abattre son ennemi d’une cartouche dans la tête, avant même que celui-ci ai le temps de pointer son arme. On usera et abusera donc de ce pouvoir, surtout que les adversaires sont très souvent en surnombre. Autre possibilité sympathique, la pause : Le temps se suspend alors, et permet de se faire plaisir. Imaginez : Cinq soldats se tiennent devant vous, prêts à faire feu. Hop, on enclenche la pause, le temps se fige. Il ne reste plus qu’à cartonner un par un les ennemis puis rétablir « lecture », pour les voir s’écrouler tous en même temps, dans une chorégraphie macabre. Ce pouvoir dure par contre très peu de temps et il faudra l’utiliser avec parcimonie. Concernant l’avance et retour rapides, ils seront mis à contribution lors de passage bien précis. On reviendra en arrière par exemple après un éboulement qui, en apparence, nous empêche d’avancer. Retour rapide, l’éboulement disparait, on passe alors en vitesse, juste avant que le plafond ne s’écroule à nouveau. Le jeu est donc parsemé régulièrement de petites énigmes de ce type, où il faudra user du ralenti et autre retour rapide pour progresser. Rien de bien compliqué bien sûr, on reste quand même dans un FPS bien bourrin, mais ces petites interludes sont souvent bienvenus et permettent de se dégourdir le cerveau entre deux rafales de mitrailleuse.


A vendre : Cerveau, très peu servi, prix à négocier

 
Une mise en scène qui en impose

« Bourrin », c’est bien le mot qui définit le mieux les combats de Timeshift. Comme dit plus haut, les ennemis sont la plupart du temps en surnombre, voir même accompagnés d’un char ou d’une mitrailleuse lourde. Sans l’aide du contrôle du temps, impossible de s’en sortir vivant. Ca cartonne dans tout les sens et il faut parfois un bon moment pour saisir exactement la position des adversaires, d’autant plus que les effets de particules et de fumée rendent l’action assez peu lisible par moment. Malheureusement (ou heureusement, c’est selon), ils ont beau être très nombreux, ils sont surtout sacrément idiots. La séance de tir au pigeon est souvent de mise puisque que les ennemis se contentent de tirer face au joueur, sans aucune initiative de retrait ou de couverture de leur part. Tout juste savent-ils se servir d’une grenade de temps en temps. Sans parler de certains moments, franchement comiques : Au détour d’un couloir, j’abats un soldat, son compagnon reste alors à côté du cadavre, bien face à moi et se contente de dire « Eh, ça va ? » à son pote, gisant dans une flaque de sang. Les combats se résument donc la plupart du temps à : Enclencher le ralenti, tirer sur le plus d’ennemis possible puis, quand la barre de temps est vide, se mettre à couvert, attendre le remplissage de la jauge et repartir à l’assaut, Ad nauseam. Le bourrinage est d’autant plus encouragé que la barre de vie se recharge d’elle-même, comme dans bon nombre de FPS modernes (merci à Halo d’avoir instauré cette mauvaise habitude).

Ceci dit, la réalisation a fait un bond en avant par rapport aux premières images qu’on avait pu voir, assez hideuses. Sans être d’une beauté à couper le souffle, l’habillage est très propre, malgré l’aspect « plastique luisant » des personnages. La mise en scène reste très hollywoodienne lors des batailles à grandes échelles. Malgré l’alternance un peu trop systématique « champs de bataille ouverts, couloirs étriqués », on ne s’ennuie pas.

Malgré tout, Timeshift semble être un FPS très classique. Défoulant, mais sans surprise. En dehors de la fonction « contrôle du temps » permettant de varier les plaisirs, on ressent une sensation de « déjà joué » assez désagréable. On voit mal pour le moment ce qui pourrait le démarquer de la concurrence, qui sera rude au moment de sa sortie prévue pour les fêtes de fin d’année.


Vidéo de la version Preview sur Xbox360

 



Par jika, le 24 octobre 2007


 

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