Ubisoft, c’est les séries Splinter Cell, Rainbow Six et Prince of Persia, ou encore Rayman pour les moins gamers d’entre vous. Des franchises de qualité, sans aucun doute. Mais surtout, à rallonge, avec la fâcheuse tendance de tourner en rond. Heureusement, les studios de développement de l’éditeur français ont de la créativité à revendre et travaillent depuis plus de trois ans sur un jeu original, aux inspirations de gameplay avouées mais également aux innovations bien prononcées comme on les aime. Du neuf avec du vieux en quelque sorte, que l’on découvre donc avec l’expérience du joueur averti mais aussi avec curiosité et excitation. Tour d’horizon d’un avenir radieux.
Cet article vient compléter notre preview faite à l’E3, nous vous encourageons donc vivement à la lire pour ne rien manquer des possibilités offertes par Assassin’s Creed.
Le terrain de jeu de l’Assassin
Le scénario d’Assassin’s Creed reste quelque peu un mystère, et en cela, on remercie Ubisoft de sa discrétion, nous préservant le plaisir de le découvrir dans sa totalité lors du test. Toutefois, on connaît les grandes lignes qui lanceront l’intrigue de l’aventure. A savoir, que l’on incarne, aux temps des croisades, un maître assassin (hachachin de surcroît) du nom d’Altaïr qui devra remplir certaines missions délicates pour le compte de sa guilde. Des assassinats évidemment… destinées à amenuiser les tensions belliqueuses qui alimentent l’envie de guerre, en liquidant les leaders des deux camps qui favorisent l’affrontement.
Contrairement à ce que l’on pourrait penser de prime abord, le jeu d’Ubi ne se contente pas de fournir au joueur objectifs et niveaux bien délimités afin qu’il remplisse son contrat avant de passer au suivant. A l’opposé d’un Splinter Cell ou d’un Hitman donc, Assassin’s Creed offre un royaume entier à explorer. Un peu à la manière d’un GTA San Andreas, les grandes villes (Jerusalem, Acre, Damascus) sont séparées par de vastes contrées librement explorables. Seules différences : le royaume n’est pas complètement ouvert et quelques chargements séparent cités et campagnes. En effet, on ne peut pas véritablement parcourir à envie l'intégralité de la Terre Sainte puisque d’énormes montagnes – impossibles à gravir – délimitent les multiples voies parcourables tout en laissant la place à une liberté d’action conséquente.
Un royaume assez vaste qu’il faudra silloner de préférence à dos de cheval. Canasson que l’on trouve évidemment avec aisance et que l’on emprunte sans aucun remord à de nombreux endroits, mais qui, surtout, ont le bon goût de posséder plusieurs vitesses de déplacement (marche, trot, galop) permettant de s’adapter à diverses situations (garde soupçonneux, exploration, fuite). On appréciera tout particulièrement les animations des animaux, franchement réussies. La région est suffisamment étendue et semée d’opportunités pour que l’on s’y perde si l’on ne fait pas un usage rigoureux de la carte et de la boussole qui nous sont fournies.
Seulement tout comme dans un STR, un brouillard de guerre dissimule les zones encore inexplorées et plutôt que de s’atteler à une exploration fastidieuse de tous les recoins du territoire, Assassin's Creed propose de nombreux points de vigie. Le plus souvent au sommet d’une tour qu’il suffit d’escalader pour admirer le panorama, dans un long et beau travelling, afin de dégager une grande partie des zones grisées alentours. Ne reste ensuite plus qu’à faire le saut de l’ange (fouillez les vidéos disponibles pour comprendre) et à reprendre son chemin. Pérégrinations rurales qui n’ont rien de parties de plaisir puisqu’au fur et à mesure que la réputation d’Altaïr augmentera, les nombreux soldats de la région se montreront bien plus méfiants et prompts à engager le combat…
Action, exploration et réflexion
Nous vous avons parlé assez longuement des phases de combat et d’assassinat dans notre précédent article, ce ne sera pas là l’essentiel du gameplay d’Assassin. Tout part du domaine fortifié de la guilde où l’on reçoit le nom de la prochaine cible à assassiner de la part de son commanditaire. On se dirige alors vers la ville concernée à travers le royaume, que l’on atteint tant bien que mal après moult cavalcades (et affrontements). Arrivée aux abords de la cité, première difficulté : y rentrer. Plusieurs choix possibles, affronter les gardes de front, escalader les murs de la cité ou encore sauver un pauvre moine martyrisé qui nous aidera alors à rentrer en toute discrétion. Premier constat, cela risque de devenir un peu répétitif, mais soit, ce n’est pas ça qui va nous gâcher l’aventure.
Une fois à l’intérieur, la situation change. Les gardes sont nombreux mais pas majoritaires au sein de la population et de nombreux endroits permettent de se dissimuler. N’oublions pas que l’on incarne un tueur furtif dont l’objectif est un individu hautement protégé. La cible, il faudra d’abord la localiser. C’est pourquoi, avant chaque phase d’assassinat, le joueur devra faire face à une étape plus calme d’enquête. De ce que l’on a vu, chaque ville possède un quartier général de la guilde des assassins. On doit s’y rendre pour chercher des informations complémentaires sur sa cible et ainsi procéder à quelques missions mineures afin de se rapprocher de son objectif. Le profil bas est recommandé. En effet, se mettre à dos toute la ville (passants compris) avant d’entamer le meurtre risque de corser nettement l’ouvrage.
Difficile de faire copain copain avec les gardes, plutôt nerveux quand l’on s’approche à moins de deux mètres d’eux. Par contre, de nombreux civils s’avèrent dans le besoin, souvent maltraités par la garde ou par quelques brigands. Ils vous sauront gré de les aider si vous prenez le temps de les débarasser de leurs ennuis. Parmi ces quêtes secondaires, assez nombreuses, certaines vous permettront de faciliter la tâche à Altaïr au moment critique de mettre un terme à la vie de votre cible. Au niveau de la fuite par exemple, la foule pourrait vous servir de camouflage si vous vous êtes avéré suffisamment serviable et respectueux. Evidemment, si vous avez passé votre temps à les bousculer et à les attaquer sans raison, il va sans dire que les gens se montreront hautement moins dociles…
Les rues sont un terrain propice aux quêtes humaines. Mais s’il venait à un esprit tatillon de chercher tous les secrets du jeu (en récoltant tous les drapeaux par exemple), cela demanderait de parcourir les villes de manière plus verticales. A ce titre, les cités (distinctes entre elles) sont des merveilles de level-design et d’architecture en trois dimensions. On s’y déplace avec tant d’aisance que cela en devient un vrai plaisir de voir Altaïr sauter de bâtisse en bâtisse avec l’agilité et la souplesse d’un puissant félin. Cependant, les toits sont le domaine des archers, qui attaquent à vue quiconque s’oserait à parcourir leur territoire. Il faudra donc se montrer efficace dans leur élimination en usant et abusant des attaques furtives ou du lancer de couteau…
















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