En peu de temps, Guitar Hero est devenu au jeu musical ce que DDR est au jeu de dance : un standard. Les deux premiers volets ont reçu un accueil particulièrement chaleureux de la part du public, et il parait peu probable que ce Guitar Hero III fasse exception. Surtout quand on voit la playlist de killer qui l’accompagne.
Pas un héros, une légende !
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En deux mots, rappelons le principe de Guitar Hero, au demeurant assez similaire à tout DDR-like. Des symboles défilent à l’écran sur un manche de guitare fictif, et quand ils passent à un point précis, vous devez appuyer sur la touche correspondante sur votre guitare en plastique. Simple, efficace… de l’arcade pure qui vous fait singer un vrai joueur de guitare. C’est une Les Paul qui a servi de modèles aux grattes modifiées du jeu, qui au passage ont la bonne idée d’être sans fil pour que vous puissiez sauter partout dans votre salon en vous prenant pour une rock star. Un excellent choix vu que ce sont les électriques les plus jouées dans le milieu du rock avec les Fender (la licence Stratocaster est partie chez Rock Band). Le poids de ces guitares a été revu à la hausse, et l’objet en lui-même a bénéficié d’une bien meilleure finition que les Gibson du second épisode. Comme par le passé, il vous faudra un minimum d’aisance et de familiarité avec un morceau pour pouvoir vous lâcher sur les combos et ainsi pouvoir balancer des attaques en mode duel en levant le manche de votre instrument.
Dans le fond, le gameplay n’a pas franchement changé mais personne ne devrait s’en plaindre. Guitar Hero III propose toujours un mode solo, un mode duel pour jouer à deux sur une console (avec deux guitares), ainsi qu’un mode carrière qui permet d’aller crescendo dans la difficulté des morceaux. Dans ce dernier, vous pourrez même combattre des boss, en l’occurrence Slash de Gun’s and Roses et Tom Morello de Rage Against the Machine. Désormais ce mode carrière peut même se jouer en coop, le total de points des deux joueurs validant ou non la maitrise d’un morceau. Notons que tous ces modes multi seront également jouables online. Autre détail, ce Guitar Hero III a fait l’objet de retouches esthétiques alléchantes. Le moindre menu y déborde de petites illustrations très street, qui lui donnent un réel cachet. Les concerts en eux même ne sont pas en reste et bénéficient de caméras dynamiques. Seul regret : les avatars des musiciens sont encore un brin raides, surtout pour ce qui est des batteurs, mais rien de grave.
Du rock, du lourd, du vrai
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Bien conscient que la réussite d’un Guitar Hero tient principalement à sa playlist, et compte tenu du potentiel commercial immense du soft, Activision n’a pas lésiné sur les moyens pour se payer des morceaux rock de folie. Legends of Rock oblige, cette playlist sera l’occasion pour beaucoup de découvrir ou redécouvrir des classiques du genre. Les Rolling Stones, les Smashin’, Metallica, Sonic Youth, Iron Maiden, ou Black Sabbath seront de la partie, aux côtés de groupes plus « jeunes » comme Muse, les Beasty Boys, Weezer ou les Strokes. On vous en passe en non des moindres. Bref que des groupes qui s’y entendent pour assurer un nombre de note à la minute plus que conséquent. Les plus habiles d’entre vous pourront même s’essayer à Through Fire and Flames de Dragonforce en expert. Pour l’avoir vu, croyez-moi quand je dis qu’il y a là un vrai challenge !
Parmi les quelques 70 morceaux qui composent la BO du jeu, on trouve bon nombre de Master Tracks, c'est-à-dire des morceaux originaux joués par les artistes eux mêmes, ce qui est toujours préférable à une interprétation si bonne soit elle. Ce gain qualitatif indéniable est aussi gage de la notoriété dont jouit aujourd’hui la licence Guitar Hero. Outre le fait que de vrais guitaristes de renom soit modélisés pour faire office de boss comme nous le disions plus haut, des groupes sont même allés jusqu’à repasser en studio pour les besoins du jeu. Par exemple, la qualité de l’enregistrement original d’Anarchy in the UK des Sex Pistols, daté de 1977 rendait le titre inexploitable tel quel. Qu’à cela ne tienne, le groupe est reparti l’enregistrer trente ans après l’avoir composé, pour faire clairement sonner leurs guitares et sortir des grosses basses bien rondes. Mieux encore, nous allons même avoir droit à quelques interprétations « d’après une impro live » de pas mal de groupes, comme par exemple un La Grange de ZZ Top versant dans le free jazz. Au final on a donc une playlist de qualité, plus riche, plus rock, servie par de meilleures guitares et une esthétique revue à la hausse. Rockers du monde, préparez vos guitares.










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Présentation Guitar Hero III : Legends of Rock 













