Gentiment conviés par Konami à une soirée promettant le tryptique « console-pizzas-bière », invitation impossible à refuser vous en conviendrez, nous avons pu tester une version preview de PES 2008 sur consoles Next-Gen. Ambiance conviviale et matchs rocambolesques entre les différents journalistes ont rythmé une soirée où, paradoxalement, un certain sentiment de frustration a prédominé.
Pas encore au point
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C’est regroupé en un troupeau de journalistes impatients et excités que nous avons assisté hier soir à une présentation de PES 2008. Dans la salle de réunion de Konami France, qui abritait pour l’occasion un banquet chapeauté par une statue géante de Snake himself, les moutures Xbox 360 et PS3 du titre étaient en démonstration. Disons d’emblée que la version preview sur la console de Microsoft n’était pas du tout au point (du moins on l’espère au vu de l’injouabilité totale de la chose) et que toute l’assemblée s’est davantage focalisée sur le jeu prévu sur PlayStation 3. Cette dernière, sans être non plus finalisée, était tout à fait présentable même si de nombreux aspects négatifs ont vite sauté aux yeux.
Parlons tout d’abord graphismes. Le grand saut effectué par Konami pour adapter sa célèbre franchise footballistique sur Next-Gen a évidemment permis des améliorations visuelles. Le public est un peu moins plat, le gazon n’est plus un tapis de billard lisse tandis que les faciès des joueurs sont également plus fidèles à la réalité. Ce constat que l’on ressent de prime abord est toutefois vite nuancé lors des premiers plans rapprochés. La pelouse, jolie de loin, devient moins soignée si la caméra s’en approche de très près. De leur côté, les spectateurs semblent toujours aussi impavides, s’agitant mollement et de manière très répétitive. Si Pro Evolution Soccer ne nous a jamais offert des graphismes époustouflants, ce nouvel opus ne déroge visiblement pas à la règle et se focalise comme d’habitude sur le réalisme du jeu et un gameplay aux petits oignons.
Cela étant dit, la version que nous avons testée hier soir possédait des défauts bien plus désagréables que de simples carences graphiques. L’équipe de Konami nous a certifié que la mouture qui tournait sur PS3 n’était pas la version définitive du jeu mais une certaine inquiétude demeure. Le principal motif préoccupant est sans conteste le nombre ahurissant de ralentissements. C’est simple, dès qu’une action de jeu se situe dans l’une ou l’autre des surfaces de réparation, le jeu est victime de violentes saccades qui sont évidemment très gênantes. Le même problème se repère également lors des ralentis ou des animations. Pour citer un exemple, suite à un tacle assassin, l’arbitre accourre pour brandir un carton jaune. La vision de l’homme en noir, trottinant au ralenti et de manière décomposée, nous ferait presque penser à une version footeuse du générique d’Alerte à Malibu. Désopilant certes, mais aussi franchement inquiétant. L’idée de ces ralentissements conjugués à un lag lors de parties online (mode sur lequel nous reviendrons évidemment plus en détails lors du test) laisse présager le pire et l’on ne peut qu’espérer une résolution de ces contrariétés majeures.
Le pari du « Team Vision »
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Dernier point sensible, les collisions pas forcément très fluides entre les joueurs. Si les tacles sont très bien animés et parfaitement réalistes dans cet opus, quelques chocs stupides entre coéquipiers sont à regretter. Sans toutefois être récurrents, ces légers soucis peuvent se révéler exaspérants si cela se produit dans une zone de vérité ou lors d’une situation particulièrement décisive. Bref, des ralentissements aux collisions embêtantes, le soft tel que nous l’avons vu est émaillé de problèmes importants qui ont plutôt intérêt à être corrigés d’ici à la sortie du jeu. Notons que certains stades, comme le Camp Nou, seraient moins sujet aux ralentissements, anecdote suffisamment absurde pour être signalée.
Mais cessons-là cette énumération de défauts et concentrons-nous désormais sur les nouveautés du soft, ainsi que sur ses points positifs. Si Konami nous a bien fait comprendre que ce PES 2008 était davantage un éclaireur qu’un janissaire de la Next-Gen, il n’était toutefois pas question de livrer un produit identique aux précédents opus, dont le simple intérêt aurait résidé dans la réactualisation de la base de données. Et c’est l’IA qui a été l’objet de toutes les attentions avec l’incorporation du système appelé « Team Vision ». Derrière ce terme se cache en réalité une fonctionnalité permettant à vos adversaires bots de s’adapter à vos tactiques si jamais elles s’avèrent primitives et redondantes. Pour donner un exemple concret, si jamais vous trouvez une faille chez l’IA en débordant deux fois sur l’aile droite, votre adversaire va tout mettre en œuvre pour combler ses déficiences et vous empêcher de réaliser une troisième fois la même action. Par ailleurs, la philosophie de jeu de l’IA évoluera plus rapidement en fonction du score, tournée vers l’offensive au cas où le tableau d’affichage lui serait défavorable, et à la limite de l’anti-fair-play si jamais elle mène au score.
Cette innovation sera surtout visible lors de la Ligue des Masters ou d’une compétition longue durée puisque l’ordinateur pourra analyser votre schéma tactique entre deux rencontres et modifier le sien pour mieux vous contrer. Le mode « professionnel » devrait donc être bien plus relevé que par le passé et offrir des matchs où la monotonie est définitivement non grata. Et puisque l’on parle de la Ligue des Masters, nous avons reçu la promesse que le système des négociations avait été repensé et renouvelé, ce qui n’est franchement pas un mal tant la possibilité de faire des transferts à sensation était laborieuse dans l’épisode 6 de PES.










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