Kylotonn n’a pas pris le risque de se mettre à dos les fans de l’épisode original en osant modifier les règles de Speedball. Elles sont en tout point identique : deux équipes de 9 joueurs- hommes femmes et cyborgs- doivent marquer dans le but adverse. Pour cela, tout ou presque est autorisé : coup de poing, bousculade mais pas d’arme. A la manière du football, les joueurs ont chacun un poste bien défini : un goal, des défenseurs, des milieu de terrains et des attaquants, chacun avec leurs caractéristiques bien particulières. Ces caractéristiques dépendent aussi bien de leur poste que de leur sexe/race. Les cyborgs seront équilibrés en tout point mais n’auront pas de spécialisation particulière, tandis que les hommes seront résistants mais lents, à l’inverse des femmes. On devrait pouvoir bien évidemment booster les performances de ses joueurs grâce à divers bonus sur le terrain et les remplacer en tant que coach si leurs prestations sur le terrain sont trop honteuses. Nous avons pu nous essayer à Speedball 2 Remake le temps de quelques parties sur le stand public de Frogster. Comme son aîné, le remake se jouera avec une vue de dessus « verticale », où le but adverse se trouve en haut. Désorientant pour l’habitué de PES, on s’y fait rapidement, d’autant plus que le gameplay, toujours aussi simple, n’est pas aussi exigeant que le jeu de foot de Konami. Est-ce un mal ? Difficile à dire. Car plus que le système de passe pas toujours très intuitif et la possibilité de dodger (déplacement en glissant) ou de sauter pour étayer un peu le gameplay, c’est bien le fond qui nous a laissé dubitatif. A ne prendre aucun risque en ne modifiant absolument pas les règles originelles, on se demande vers quel public le jeu est tourné. Le gameplay nous a semblé en effet un peu simpliste pour accrocher des joueurs de PES ou de FIFA de plus en plus exigeant. Les anciens joueurs? Peut-être, mais il faudra alors adhérer au nouveau design en 3D, plus que satisfaisant dans l’ensemble (si il y a bien un domaine dans lequel Kylotonn assure, c’est bien celui là), les environnements nous ont semblé pour le moment assez ternes et peu vivants (qu’on mettra sur le compte de la version alpha présentée lors de la GC). Reste enfin le mode online, le plus gros morceaux du jeu. Kylotonn compte mettre en place des serveurs avec un classement régulier des meilleurs joueurs, et organiser des tournois régulièrement. Le studio français ambitionne d’ailleurs de faire de son titre un véritable jeu de compétition professionnelle. On reste donc plutôt mitigé sur ces premières impressions de Speedball 2. Nous n’avons pu voir qu’une version bêta, certes, mais le gameplay pour le moment un peu vide nous laisse sur notre faim. On espère simplement que le mode solo dans lequel on devra gérer de bout en bout son club et un multijoueurs classé seront présents pour remplir un jeu un peu léger en terme de contenu. Réponse d’ici quelques semaines.
|