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 TOM'S GAMES >  ARTICLES    >     Preview de Lair
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Contemplatif. Cet adjectif qui revenait sans cesse en tête à la première lecture de Lair mérite bien d’ouvrir cette preview. Oui. Contemplatif. Car riche d’un environnement merveilleusement beau et d’un bestiaire tout aussi sublime, Lair semblait exploiter parfaitement les capacités techniques du monolithe de Sony et se poser en première vraie référence de la console Next-Gen. Mais la magie des cinématiques a vite cédé sa place au jeu proprement dit. Et d’un blockbuster heroïco-fantasyste aussi émouvant que magnifique, on passe à un jeu dont le gameplay navrant entrave considérablement notre perception première, aussi subjective fût-elle.

Un pad ? Pourquoi faire ?

 
La poèsie n'a qu'un temps

Le 10 octobre prochain, le public français découvrira enfin Lair, petit bijou visuel édité par Factor 5, auteur par le passé de la série des Rogue Squadron. Autant dire d’emblée que si ces deux titres semblent assez éloignés l’un de l’autre, la possibilité d’établir des passerelles entre l’univers imaginé par George Lucas avec Star Wars et le monde très heroic-fantasy mis en valeur dans Lair n’est pas négligeable. Dans les deux cas, l’aspect céleste et la sensation de vertige est omniprésente. Et même si c’est davantage à dos de dragon et non aux commandes de gigantesques vaisseaux spatiaux que vous fendrez les airs, des similitudes subsistes. Indéniablement.

Toujours est-il qu’ici, vous incarnez Rohn, membre de la Garde Céleste d’Asylia, Royaume dont la cité-forteresse ressemble fortement à Minas Tirith. Au cours d’un discours pompeux dicté par un politicien que l’on sent déjà corrompu, des catapultes Makai, le voisin qui ne s’était jamais montré hostile auparavant, s’attaquent aux avant-postes de la cité. Contentons-nous de ce préambule, regroupant nombre de clichés du genre, car il vaut mieux passer sous silence un gag assez affligeant à base de ronflements. Ni une ni deux, nous voilà donc face à notre monture de muscles et d’écailles, prêt à contrecarrer l’offensive ennemie. Et c’est à ces instants précis, lorsque la créature émerge des profondeurs de son enclos et que Rohn adresse une caresse amicale à sa partenaire (oui c’est une dragonne dont il s’agit), oui c’est à ces moments-là que le jeu prend enfin tout son sens.

Quel plaisir grisant de survoler majestueusement des territoires immenses, où se dressent tours, contreforts et bâtiments de toutes sortes, guidé que nous sommes par une musique enivrante et en adéquation avec l’univers. On frémit et s’impatiente déjà à l’idée de maîtriser parfaitement les commandes pour dompter notre créature et profiter pleinement de ses arabesques, volte-face et plongées dans les vallées stériles du Royaume. Le plaisir visuel est à son apogée… et la Sixaxis nous ramène sur terre.


Beau de loin mais loin d'être beau
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