Si vous vous tenez un peu informé, vous avez dû constater que le patriotisme est à la mode aux Etats-Unis. Plus leurs soldats sont bousculés du côté de l'ancienne Mésopotamie, plus les Américains font corps avec leur armée.
Close Combat : First to Fight n'échape pas à ce phénomène.Depuis quelques mois, les jeux vidéos consacrés aux conflits du Moyen-Orient se multiplient aussi vite que les attentats à Bagdad. Close Combat est le parfait exemple de cet engrenage. Dernier opus d'une longue série, il n'a quasiment rien à voir avec ses prédécesseurs. En lieu et en place d'un RTS sur la 2ème Guerre Mondiale, First to Fight nous propose un FPS tactique.
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Close Combat : First to Fight se situe dans la ville de Beyrouth. Il s'appuie sur un scénario d'anticipation au cours duquel la ville est mise à feu et à sang par de multiples groupes de terroristes et même parfois par des soldats iraniens.
Les yankees du nouveau monde y envoient leurs meilleurs combattants, les Marines, pour rétablir l'ordre. Vous incarnez ici le leader d'une "fireteam", c'est-à-dire un groupe de quatre Marines, au cours d'une série de missions d'intervention dans la capitale du Liban.
Un très gros travail a été effectué en ce qui concerne l'intelligence artificielle, et vous verrez que vos trois coéquipiers sont vraiment autonomes. Ils se déplacent les uns par rapport aux autres et réagissent comme de véritables soldats. Ils appliquent d'ailleurs les tactiques utilisées par les Marines dans la réalité.
First to Fight ne se joue pas comme les autres FPS : si vous foncez dans le tas façon Rambo, vous n'avez aucune chance. Aussi, il est hors de question de tirer sur tout ce qui bouge étant donné qu'il y a des civils et des journalistes à protéger.
Heureusement, votre groupe est assez efficace et dispose de tactiques bien rodées en matière de combat urbain. Vos coéquipiers procédent, par exemple, à des tirs de couverture ou créent des rideaux de fumée. Mais ce qui est le plus impressionnant, c'est votre capacitée à progresser tout en maintenant une couverture de 360 degrés.
Le jeu reprends également la notion de moral, qui avait tant d'importance dans les autres Close Combat. En prenant les mauvaises décisions, tel tuer les prisonniers qui se rendent, vos hommes auront moins envie de se battre pour vous. Leurs tirs seront moins efficaces et leurs réflexes plus lents. Au contraire, agissez honorablement et ils iront jusqu'à se sacrifer pour vous. Vous pouvez même leur parler entre les batailles pour leur remonter le moral !
Evidemment, ces notions psychologiques s'appliquent aussi à vos adversaires. Il suffit souvent d'éliminer un chef ennemi pour que ses soldats s'enfuient ou se rendent.
Du coup, First to Fight n'est pas seulement un jeu de combat urbain, c'est aussi un peu une sorte de guerre des nerfs où l'objectif est de faire craquer la troupe ennemie. Autant dire qu'avec son concept plus simple que Full Spectrum Warrior et plus arcade qu'un Rainbow Six, Close Combat a de sérieux atouts. En termes d'IA, de contrôles et de réalisation, le jeu est pour le moment très convaincant.