Une fois déballé, le joystick Logitech et sa finition plastique n’inspirent pas vraiment confiance. Seule la symétrie axiale du produit, qui harmonise le design global, lui confère une certaine sympathie. Avec sa coque en plastique, le joystick s’avère pourtant suffisamment lourd pour rester collé au bureau. Le poids est d’ailleurs bien réparti avec un socle lourd qui garantit l’accroche. Si cela ne s’avère pas suffisant, les 4cm² de grip dispersés sur les quatre coins se chargent de finir le travail de sangsue.
Une des grandes qualités de ce joystick est d’être conçu pour les ambidextres. Les gauchers, grands incompris des firmes sensibles aux statistiques, sont souvent marginalisés sur les périphériques de vol. Ici, le manche est droit et n’offre pas d’ergonomie préférentielle. De plus, la forme du manche est adaptée pour tous les types de main. Les boutons sont assez larges pour les grosses paluches. Quant aux mains délicates, elles seront comblées par une gâchette assez longue pour pouvoir être utilisée même lorsque l’on repose la main. Le repose main d’ailleurs dispose lui aussi d’une forme particulière lui permettant d’être apprécié de chacun. Au niveau des interfaces, l’Attack 3 est équipé d’un manche à deux axes (pas de roulis malheureusment), une manette de gaz et onze boutons configurables. Les boutons sont répartis sur le socle et le manche : une gâchette, quatre boutons sur le dessus du manche et six boutons sur le socle. En réalité seuls quatre des six boutons du socle sont réellement utilisables, les deux restants sont réservés aux gauchers si vous êtres droitiers ou inversement. Le joystick n’est pas équipé de commandes spécifiques comme un kit vibration ou un retour de force. Ce défaut est également une force : la plupart des jeux le reconnaîtront immédiatement et prendront en compte 100% de ses petites fonctionnalités (manche 2 axes + boutons). L’Attack 3 a été testé sur deux jeux : Battlefield 2142 et Space Force : Rogue Universe. Le joystick s’est avéré plutôt confortable sur BF2142 bien qu’un peu imprécis, mais s’est révélé inadapté sur Space Force. La majeure partie du problème revient au jeu qui ne gère pas les manettes de gaz et le roulis. Ce que l’on retient c’est que le périphérique manque de précision et n’intéressera au final que les fans d’arcade. L’absence du troisième axe sera redhibitoire pour les férus de simulation.
L’autre gros problème de ce joystick repose sur sa qualité essentielle : le design ambidextre. Que l’on soit gaucher ou droitier, le handicap est le même. Deux des onze boutons ne sont pas utilisables et le design du manche ne permet pas de jouer de longues heures de jeu. Trop droit, celui-ci manque d’ergonomie et fatigue la main qui s’en sert. Bref, cette fonction ambidextre handicapant devrait être un argument de poids pour les hardcore gamers qui préfèreront choisir un joystick en fonction de la main utilisée ou mieux, un joystick configurable.
Enfin le dernier souci qui enterre ce joystick concerne sa durée de vie limitée. D’après le retour de nombreux utilisateurs sur les forums, il semble que l’Attack 3 se désaxe au bout de quelques mois d’utilisation en raison de sa finition moyenne, un défaut essentiel que nous n’avons pas pu remarquer et qui refroidira nombre de joueurs.
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