Pas très Survival mais très HORROR
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| | Les ennemis ayant une couche de peau sur leurs plaies sont rares, très rares. |
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| | Quand on passe devant ce genre de fresque on se dit inévitablement "celui-là il va me tomber dessus bientôt"... |
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Mettons tout de suite fin aux idées reçues. A voir les teaser du jeu, nous nous attendions naïvement à de l’horreur et de l’épouvante. Soyons clairs : il y a peu de chances que ce soft vous effraie. Nous nous attendions peut être à du RE4 à la première personne, c’était un tort. Pourtant les monstres de ce Jericho font clairement appel à ce que l’imagination peut concevoir de plus horrible et de plus gore. Il leur traine trop souvent une plaque de métal au milieu du visage, et leur corps est aussi trop souvent recouvert de cicatrices fraîches et suintantes pour que l’on considère ces ennemis comme des méchants proprets. A son habitude, Clive Barker n’a pas lésiné pas sur le sang, ni sur les accessoires contre nature placés dans la chair de façon peu confortable -comme des crochets enfoncés dans le palet. Contrairement à ce que nous attendions, le jeu ne joue pas sur la peur, mais sur le suspense. L’ambiance est lourde et humide de sang. Le décor à lui seul suffit à faire comprendre au joueur que l’on approche d’un endroit affreux, et immanquablement, cet endroit affreux arrive. Citons par exemple cet être spectral qui pleure la mort d’enfants au milieu d’une chapelle empourprée de sang. Les enfants à votre approche, apparaissent sous la forme de fantômes, mais se révèlent vite n’être que des corps horriblement mutilés de gamins écorchés et dévorés. Pas de doute le joueur fait la grimace en découvrant la vérité de leur condition. Il pousse même un petit gémissement de dégoût, pourtant il n’arrête pas de tirer.
A feu et à sang
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| | ...et il me tombe dessus en effet, plus horrible encore que sur la fresque. |
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| | Ce boss là risque de poser problème à qui ne trouvera pas la stratégie adéquate. |
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Suivant la tendance actuelle, Jericho est un jeu de shoot à la troisième personne. Précisons même un jeu de shoot à la troisième personne intensif. Les joueurs vont y abattre du monstre à la tonne. Esthétiquement rien à dire. Les game designer ont fait un excellent travail, et l’ambiance glauque du jeu, provient en grande partie de son bestiaire malsain. La preview qui ne comportait que des extraits de niveaux, était un peu courte pour que nous nous fassions une idée précise de ce qui suit, mais il semblait qu’au sein d’un même monde, on peinait à trouver trois types d’ennemis différents. Entendons nous bien : ils sont tous beaux à leur manière, charismatiques c’est indéniable, mais leur originalité est gâchée par leur nombre. En fait sont si réussis que les voir clonés à la douzaine fait mal au cœur… Dans cette preview, il y a même un boss que l’on retrouvait à plusieurs exemplaires. Etait-ce le même simplement ressuscité au cours de l’histoire ? Impossible à dire. Les niveaux étant tronqués, le scénario l’était de même. Par contre les combats sont tous très techniques, et de même que chaque monstre a sa façon d’attaquer, il a sa façon bien à lui de mourir. Les affrontements contre les boss d’ailleurs, se sont révélés être de véritables épreuves d’endurance vraiment agréables et souvent hardcore.
Outre le fait que l’on passe l’essentiel de son temps à tirer, le jeu est également soutenu dans le sens où sans prévenir parfois, se lance un QTE mortel très scénarisé et toujours efficace. Plus agréable encore, ce qui maintient le joueur en éveil c’est le soin apporté au design des lieux, qui en plus d’être glauques se révèlent très variés. Pour dire que seuls 70% du jeu sont terminés, nous pouvons sans nous tromper dire, que ce Jericho sent le carton commercial de fin d’année.