Peu connu en France, Trusty Bell a su résonner dans le cœur des japonais. Le RPG de Tri Crescendo aurait entrainé 12 % des ventes des 360, ce qui n’est pas sans rappeler un certain Blue Dragon, dernier-né de Artoon. Invité à la présentation Atari « Go Play Manga » au boulevard Malesherbes, nous sommes arrivés la joie au cœur. Bientôt, nous pourrions avoir entre nos mains, Trusty Bell, devenu en Europe, Eternal Sonata.
Chopin n’est pas le seul héros
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Bien que peu médiatisé, le titre bénéficie de l’aura intrigante de l’un de ses personnages principaux, le compositeur et pianiste Fréderic Chopin. Le soft nous plonge dans ce qui pourrait être le dernier rêve de cet auteur de génie. Nous sommes en 1849 et la tuberculose est sur le point de l’emporter. Historiquement, Chopin est mort à 39 ans. Mais pour correspondre au critère d’un héros japonais, à savoir trait fin et l’air innocent, il a quelque peu rajeuni. A son chevet George Sand, la célèbre écrivaine et amour de sa vie et le médecin très inquiet. Frederick est allongé et semble paisible, parti dans un songe qu’on imagine, particulièrement plaisant. Dans toutes ses œuvres, Fréderic Chopin a souvent été inspiré par la mélancolie et la tristesse. Il n’est donc pas surprenant de retrouver une telle ambiance dans le scénario. Le ton est donné dès le début. L’histoire commence par une scène de la fin, moment où une jeune fille se jette d’une falaise. Durant la présentation, ils n’ont pas souhaité en dire plus (et on les remercie) mais on nous promet une fin à rebondissement. La présence d’un « tout est bien qui finit bien » est donc peu probable.
Première curiosité. Bien que nous soyons dans le rêve de l’artiste, le principal intéressé n’est pas au cœur de la trame scénaristique. L’aventure commence avec la demoiselle aux tendances suicidaires, Polka. On apprend que la jeune fille fabrique des potions et pratique la magie. Il faut savoir que, dans ce monde, la magie n’existe pas et ceux qui l’utilisent sont considérés comme étant gravement malade. En toute logique, on la fuit comme la peste. Polka, qui n’aspire qu’à aider son prochain, fabrique une poudre miraculeuse qu’elle commercialise à moindre coût. Mais la contrée est régie par un comte fort gourmand de richesses, tous les produits sont par conséquent taxés. Pour échapper à la règle, elle décide d’aller rencontrer le compte dans son château. Sur la route elle croise Allegretto et Beat, deux voleurs aux grands cœurs. Ils la suivent dans l’espoir « d’emprunter » quelques babioles au château. Si vous cherchiez le méchant de l’histoire, on s’en doutait, le comte n’accepte pas et se débarrasse d’eux. Naturellement, il devient l’objectif consensuel de l’aventure. Surtout depuis qu’il s’est mis à vendre une poudre bien moins agréable que celle de Polka. La petite troupe, qui ne demande qu’à s’agrandir, devra le retrouver et l’empêcher de nuire.
Et Chopin ? Notre ami musicien débarque comme un cheveu sur la soupe. Il ne comprend pas ce qu’il fait ici mais décide de suivre le groupe, faute de mieux. On ne sait pas grand-chose de la quête principale, l’effet de surprise sera donc total. Mais il devrait s’en suivre des traversées de villes et de forêts, des rencontres et des rires mais aussi des larmes et des pertes, nous voilà prévenu. Nous avons pu admirer une version US du jeu et entendre les voix de nos héros. L’inquiétude nous gagne, on ne connait que trop, la qualité médiocre des traductions françaises et le désastre qu’elles peuvent provoquer. Comme si Atari lisaient dans nos pensées : « La version française gardera les voix américaines et japonaises et il sera sous-titré français » ô joie !
















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