Quand on demande aux développeurs de Flagship Studios si Hellgate London est un hack and slash, ils nous répondent immédiatement non de la tête. Hellgate London c’est un shooter action à forte teneur en RPG et c’est tout. Et pourtant, tout au long de la présentation et des réponses à nos questions, Diablo 2 est revenu très régulièrement dans la conversation. A commencer par les cartes aléatoires. Comme dans le jeu de Blizzard North, jamais on ne rencontrera le même couloir ou la même disposition des murs et des chemins. Et il faut bien admettre que cette feature est assez bluffante une fois sur le terrain. Nous avons refait un même niveau deux fois, et jamais nous n’avons eu l’impression de déjà vu. Alors que la première fois nous avions commencé dans une petite ruelle sombre, dans la seconde, il a fallu sortir d’un court dédale de couloirs avant d’aborder la ville en elle-même. Un élément de gameplay qui a son importance, après la linéarité excessive d’un Titan Quest (pour ne citer que lui).
Autre élément qui rapproche un peu plus Hellgate London de l’ancienne production de Bill Roper, les classes. Au nombre de six, elles sont toutes bien différenciées et propose grosso modo quatre gameplay bien distincts. Au programme : un invocateur (faible au corps à corps mais entouré de pets), un ingénieur (spécialisé dans les armes à feu et entouré de drones capables de ralentir ou de divertir les monstres alentours), deux spécialistes de l’épée, le blademaster et le paladin (qui combattent essentiellement au corps à corps, l’un étant orienté vers l’attaque avec des skills de groupe, l’autre vers la défense avec des auras), un autre spécialisé dans les armes à feu uniquement et un dernier dans les sorts. Nous avons pu tester pendant une bonne petite heure le blademaster et l’ingénieur. Le point commun de toutes les classes, c’est qu’elles disposent toutes de statistiques (forces, intelligence, etc. les classiques) ainsi que d’un arbre de compétence dans le plus style Diablo. Composé d’une bonne vingtaine de compétences pour chacune des classes, on les débloquera au fur et à mesure de nos niveaux. En cas d’erreur il sera impossible de faire marche arrière. Dans les faits, il faut bien admettre que le gameplay est sensiblement différent.
Alors que nous faisions nos premiers pas en tant qu’ingénieur, le sentiment de puissance des deux fusils à pompe tenud dans chaque main nous a poussé a nous jeter au milieu d’un groupe de zombies sans réfléchir. Erreur fatale du débutant, car les dégâts, la précision ainsi que les différentes résistances dépendent des statitisques. Nous voilà donc rapidement encerclé et dévoré en deux temps trois mouvement par une horde de cinq zombies. Notre charmant développeur intervient alors pour nous signaler que sans les skills de son arbre de compétence, l’ingénieur n’a aucune chance de survivre. Passé l’invocation de trois-quatre drones et une bonne dose de prudence, nous voilà prêt à en découdre. Les drones s’occupent alors du sale boulot. Ils affaiblissent les ennemis, les divertissent, le joueur n’a plus qu’à les finir. Qui a dit comme dans un MMORPG ? Ce fut le comportement inverse que nous avons adopté avec le blademaster. Ici il n’est plus question de pets ni de prudence, juste de foncer dans le tas, de faire attention à sa vie et à sa barre de mana. Les zombies s'enchaînent facilement, il suffit juste de prendre le temps de remonter régulièrement sa barre de vie (via un accessoire que l’on achète chez les marchands). Précisons enfin que le niveau maximum est plafonné à 50.