| TOM'S GAMES > ARTICLES > Aura, la légende des mondes parallèles | ||
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Le jeu commence, après une longue introduction, sur la rencontre entre Umang et son maître, Arakon. Celui-ci envoie son jeune disciple auprès de Grifit afin de retrouver les anneaux sacrés qui donnent le pouvoir de créer des mondes à celui qui les porte. Mais voila, Grifit n’est pas chez lui. Tout ce qu’il laisse à Umang est une lettre. Commence alors pour notre jeune héros la recherche, d’abord des anneaux sacrés puis des tétrahédrons qui permettent de les activer. Pour ce faire, le voila parti à travers différents mondes à la recherche de quatre artefacts magiques, trouvés au fil des énigmes résolues. |

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Le jeu bénéficie d’un graphisme soigné. Les paysages sont superbes, les textures très fines, les objets et les bâtiments jouissent d’une évidente recherche esthétique et le doublage est plus que satisfaisant. |

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Umang, parti d’Ademika, se trouve bientôt dans le pays de Dragast, un monde aérien ou les (rares) constructions accolées aux montagnes baignent dans une mer de nuages. Il passe ensuite dans un nouvel univers. Un monde de tornades dans un élément cotonneux dont on ne saurait définir la nature. De là, il a accès, via la salle des miroirs (dans laquelle on trouve d’ailleurs l’une des énigmes les plus difficiles du jeu) aux mondes parallèles : le Monde de l’Astrologie, le Monde des Statuettes, le Monde des Enfants, (dont on se demande comment deux enfants seuls peuvent y survivre), et enfin le Monde du Cristal. Pour finir, il accède à l’Ile de l’Unité. Chacun de ces mondes bénéficie de son propre caractère, bien que le concepteur graphique ait visiblement trouvé très pratique l’utilisation des nuages et des rochers pour éviter d’avoir à dessiner une perspective lointaine, a l’exception du Monde de l’Astrologie, la représentation de l’espace étoilé sur une lande plate et désolée limitant cependant l’effort. Cette recherche de la solution de facilité se retrouve d’ailleurs tout au long du jeu. |

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Si les paysages et les décors sont enchanteurs, les personnages en revanche sont horriblement réalisés par des modèles carrés. Il s’agit manifestement d’une orientation artistique, dans le cas présent « carré » ne signifiant pas « pixélisés », mais le rendu en est assez décevant, et les personnages n’ont à leurs actifs que quelques rares actions très ciblées sans incidence sur le corps (Umang, par exemple, parle les bras le long du corps en ouvrant juste la bouche), et ne montrent aucune expression. Dans le même ordre d’idée, les animations, très belles lorsqu’elles montrent l’interaction des éléments, deviennent beaucoup moins précises dés qu’elles mettent en scènes des êtres humains. Il est d’ailleurs à noter que ces actions se font d’elles même sans avoir recours à la main humaine dans la droite ligne des jeux d’aventure de la grande époque. Les objets s’animent tout seuls et se remettent en place comme des grands. Un autre reproche à ce jeu est la pauvreté de ses univers. Chaque monde n’abrite qu’un ou deux individus, à l’exception de Dragast qui en compte ... trois ! On ne sait rien de leur histoire, de leur population, de leurs relation les uns aux autres, de comment les personnages sont arrivés la, bref, chaque élément est posé la sans autre explication et ne sert qu’a faire avancer la recherche. D’ailleurs, en dehors de la légende d’introduction, très peu d’éléments sont offerts à la curiosité du joueur. Pour en savoir plus, il faut se rendre sur le site du jeu qui resume la légende des anneaux sacrés et donne certaines precisions sur les univers. En outre, le choix du système "point and click" à la première personne, image par image, si il permet d’admirer le paysage, semble venir d’une lointaine ère « playstationnesque » et relever plus de l’économie d’énergie que de la nécessité. |

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Si l’on ajoute à cela des décors figés, (l’eau ne coule pas, les arbres ne bougent pas), les bonnes impressions données à la première découverte du jeu s’estompent et les lieux visités finissent par lasser, d’autant que certaines énigmes demandent de revenir en arrière. A titre de comparaison, le jeu « Syberia » proposait au moins dans ses décors, au demeurant somptueux, des oiseaux qui passaient, de l’eau qui luisait à la lumière et des arbres qui bruissaient, donnant un semblant de vie à des décors sinon très statiques, impression renforcée par la gestion du héros à la troisième personne. Il n’y a rien de tel dans « Aura ». L’eau est figée et les arbres, quand il y en a et quand ils ont des feuilles, ne donnent pas prise au vent. Il en ressort une impression de lassitude que les énigmes viennent briser. En fait, ces énigmes sont l’intérêt principal du jeu. Inégales, elles vont de la simple recherche de formes et couleurs à des codes plus élaborées en trois dimension ou encore à des énigmes sonores. Semées tout au long du jeu, le joueur fini par oublier ce qu’il cherche et entreprend de les résoudre comme autant de défis. |

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« Aura, la légende des mondes parallèles » est un jeu d’aventure qui aurait pu être l’un des meilleurs du marché. Sa qualité graphique ainsi que celle de la bande sonore, une idée de départ prometteuse, des énigmes bien trouvées et bien dosées dans la difficulté, tout les éléments sont présent pour faire un très bon jeu, d’autant qu’il est quasiment exempt de bugs, si l’on excepte l’absence de chant de l’oiseau du Monde des Enfants, laquelle ne pose aucun problème pour finir le jeu. Pourtant, on perd vite de vue la quête d’Umang pour se concentrer sur les seules énigmes, et la fin laisse perplexe. En effet, le jeu se présente sous la forme d’un coffret de 3 CD. Hors, seul le CD 1 est utilisé, et la partie peut aisément se terminer en une dizaine d’heures. La cinématique finale pousse le joueur à se jeter sur le CD 2 puis le 3 pour vérifier qu’il n’a pas raté le message « insérez le CD suivant pour continuer », mais en pure perte, le jeu étant bel et bien fini. Au bout du compte, on sort de l’aventure avec un goût de frustration. Toutes les énigmes ont certes été résolues, mais l’histoire, qui est tout de même et fort heureusement rappelée à la fin lors de la rencontre avec Grifit (enfin!), laisse le choix entre deux solution : soit un « Aura 2 » est en préparation, soit le jeu, à l’instar d’un « Tomb Raider : Angel of Darkness », a été sorti avant d’être fini, les deux solutions n’étant pas incompatibles. Malgré tout cela, « Aura, la légende des mondes parallèles » est un jeu agréable qui devrait satisfaire les mordus d’énigmes et permettrent aux débutants du jeu d’aventure de se lancer, même s’il est parfois nécessaire de se torturer les méninges. Bref un jeu qui ne dépare pas dans une ludothèque mais qui restera sans aucun doute comme une anecdote dans le monde du jeu vidéo. A moins qu’une suite... |

Aura : La Légende des Mondes Parallèles |
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