Après s’être imposé sur la XBOX première du nom comme le Gran Turismo de Microsoft, Forza revient pour un second épisode sur 360. A quelques semaines de la sortie de ce nouvel opus, nous avons pu nous essayer aux rigueurs de la conduite simulée avec une version preview très proche de la version finale. C’est parti pour un petit tour de chauffe.
Un jeu complet et équilibré
|
Décrire Forza 2 en quelques mots va être difficile. Dans la droite ligne de son prédécesseur, le titre est très complet, pour la plus grande joie des amateurs de simulation. Complet par ses modes de jeux tout d’abord. Les trois grandes catégories proposées sont un mode Arcade, un mode Carrière et bien entendu un mode Multijoueur, tout ça étant divisé en sous-ensembles. Le mode arcade propose les options classiques du Time Attack, de rouler librement sur un circuit et un mode exhibition, une succession de courses où l’on doit terminer au moins troisième à chaque fois pour débloquer les courses suivantes et des voitures utilisables dans tout le mode arcade.
Ca c’est l’apéritif. Le plat de résistance est le mode carrière, reprenant le principe des coupes dédiées à un certain type de véhicules et les crédits gagnés à chaque course. A cela s’ajoute un système de niveaux, que l’on augmente avec ces mêmes crédits. Certaines coupes ne seront disponibles qu’après avoir acquis un certain niveau. Un moyen de forcer le joueur à s’entraîner pour maîtriser la conduite et progresser. Cet argent sera utile pour acheter de nouveaux bolides et upgrader ceux que vous possédez déjà, avec de nouvelles pièces plus performantes. Vous aurez également droit à des réductions et des partenariats avec différents constructeurs au fur et à mesure de votre progression. Vient enfin le mode multijoueur, permettant à peu près toutes les options possibles pour jouer à plusieurs, que ce soit en écran splitté, à plusieurs consoles en local ou sur le Live. Vous avez également la possibilité d’acheter ou vendre des voitures aux enchères, ainsi que de donner l’un de vos bolides à l’un de vos amis. Un classement des temps sur chaque circuit et la possibilité de regarder des courses sur le Live viennent compléter ce mode. Il y a donc de quoi faire.
Gran Turismo Manager
|
Le fan de simulation de course automobile sera aux anges, Forza 2 semble répondre à toutes ses attentes. Une pléiade de constructeurs sont présents, de tous horizons. Le choix est très large, vous pourrez aussi bien conduire votre Peugeot 206 de tous les jours qu’une Ferrari F355 ou même une Audi R8 de compétition. Les voitures sont d’ailleurs très bien modélisées pour la plupart, jusque dans les intérieurs, bien visibles avec les modèles décapotables. Le jeu en lui-même flatte la rétine. Les effets de lumière sont magnifiques, que ce soit en plein soleil ou sous la pluie. Le public est en 3D, par contre certains bas-côtés de circuit présentent des textures un peu légères mais peu visibles en pleine course. Les projections de poussière et la fumée sont très réalistes, tout comme les dégâts qui sont pris en compte. La gestion des dégâts est d’ailleurs assez bluffante. Les pare-brise explosent lors d’un contact un peu trop musclé, la peinture se raye quand vous flirtez un peu trop avec les barrières de sécurité, vous perdez des éléments comme les pare-chocs ou les portières en cas de choc plus direct. bref, vous pouvez finir la course au volant d’une véritable épave. Il est possible d’afficher un schéma représentant votre voiture, chaque pièce étant colorée selon son état. Si c’est vert, tout va bien, plus ça tend vers le rouge, plus vous avez de soucis à vous faire. Après une course, vous pourrez regarder les ralentis à loisir, très proches de ceux d’un Gran Turismo. On peut laisser la machine décider des anges de vue ou choisir soi-même la voiture que l’on veut suivre et incliner la caméra avec le stick droit, comme pendant une course. Vous pourrez également prendre des photos avec là aussi des options très complètes de cadrage et de zoom. Idéal pour faire des screenshots de votre bolide en situation.
Une autre option activable est la télémétrie. Indispensable aux techniciens les plus pointus, tout y est : usure des pneus, température du moteur, répartition des masses… Il est d’ailleurs possible d’enregistrer toutes ces données sous formes de graphiques pour les analyser après la course, histoire d’affiner vos réglages en conséquence. Ces derniers sont d’ailleurs extrêmement complets, de la pression et le type des pneus à l’empattement des roues en passant par la largeur d’aile et l’étagement de boîte de vitesses, tout est paramétrable ou presque. Si vous vous sentez perdu, une explication est fournie pour chaque réglage et c’est loin d’être un luxe. Votre garage vous permettra également de tuner votre bagnole comme vous le souhaitez. Cela va bien plus loin que la bête couche de peinture sur la carrosserie. Vous pouvez pousser la personnalisation très loin, en changeant la couleur de vos freins, en collant des logos, en appliquant des vinyles et ce, sur plusieurs couches. Libre à vous de faire une œuvre d’art sur votre bolide.
Une Ferrari dans votre salon
|
Tous ces éléments, que ce soit la modification de pièces, de réglages ou les dégâts, ont un réel impact sur votre bolide et ses performances. Ces effets seront d’ailleurs renforcés si vous désactivez certaines assistances et augmentez la difficulté. Jouez un peu trop au stock car et votre direction sera faussée. Insistez un peu plus, votre moteur ou votre boîte de vitesses se cassera, vous empêchant de continuer la course. Cette répercussion sur la jouabilité est très sympa, le joueur devant s’adapter malgré tout. Un petit coup aux stands vous permettra de vous refaire une santé, mais pas des miracles. Activer les dégâts et renforcer l’IA permet de gagner également plus d’argent, la prise de risque étant plus importante. Les adversaires ne sont d’ailleurs pas très intelligents, ils se suivent la plupart du temps en file indienne et savent à peine vous éviter ou vous dépasser. Seule leur vitesse augmente en fonction de la difficulté, un peu dommage tout de même.
La conduite de Forza est un régal, pour peu que l’on se prenne au jeu de sensations réalistes. Difficile à maîtriser au début, le jeu reste tout de même accessible avec les assistances activées et des dégâts basiques. Tout le monde peut conduire la voiture de leurs rêves sans avoir peur de la rayer. Le comportement entre chaque voiture peut d’ailleurs changer radicalement. Mais les fans peuvent également devenir sérieux et pousser le réalisme en augmentant la difficulté. Il faudra apprendre à maîtriser les braquages, les décélérations, les transferts de masse dans les virages. Une aide de trajectoire est présente comme dans le premier opus, très bien intégrée. Une ligne s’affiche sur le sol, si elle est verte, cela signifie qu’il faut accélérer, le rouge qu’il faut freiner. La couleur change en temps réel selon vos actions, parfait pour apprendre le cheminement d’un circuit et améliorer ses temps au tour.
Sport en chambre motorisé
|
Comble du réalisme, le volant est parfaitement supporté. Ses réglages sont complets, de la zone de braquage à la sensibilité des pédales, tout y est. Le retour de force est un pur bonheur, les vibrations se font plus fortes lorsqu’on roule dans les graviers. Cela apporte une nouvelle dimension mais aussi une réelle difficulté. A réserver aux fans avertis. Seule ombre au tableau, aucune vue cockpit n’est présente, un choix difficilement compréhensible pour un jeu de ce calibre. On a droit à deux vues de poursuite et deux vues sur le capot et le pare-chocs. Idéal pour l’impression de vitesse, très bonne en général.
En termes de durée de vie, Forza s’annonce largement à la hauteur. Après avoir terminé une dizaine de courses, notre compteur de progression stagnait toujours à 1%. Les circuits sont peu nombreux, mais le nombre de variantes et les réelles différences entre chaque version font que l’on ne s’ennuie pas. Mention spéciale au circuit se déroulant en plein New York à Times Square, transformé pour l’occasion en circuit automobile. Quant à la partie sonore, rien à a signaler de ce côté-là, tout fonctionne. Les bruits de moteurs sont très bien rendus et diffèrent selon les voitures, les bruitages sont convaincants. La bande originale est éclectique et de qualité.
Forza 2 Motorsport vaut-il le coup ? Au vu de la version quasi-définitive que nous avons eu entre les mains, cela s’annonce bien. Le jeu est complet, dans la continuité de son grand frère sur XBOX. Confirmation lors du test.










Cliquez ici ! 






















