Ce n’est pas le plus gros titre du line-up de Codemasters mais c’est un des seuls qui se distingue des sempiternelles suites par son originalité. Le but du jeu ? Rétablir le mal dans un royaume d’heroic-fantasy où tout se passe bien, en incarnant un Overlord épaulé de son armée de gobelins. Le petit studio néerlandais Triumph entend bien nous sortir une belle surprise cet été avec ce jeu d’action-aventure plein d’humour aux allures de beat’em all bien bourrin saupoudré d’un peu de gestion.
Infernal Majesty
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Rien ne va plus dans le royaume depuis que l’ancien Overlord est tombé au combat, vaincu par sept héros légendaires. L’herbe est verte et grasse et les oiseaux passent leur temps à chanter. Les gobelins de l’ancien seigneur se sont décidés à sauver leur monde en ramenant un nouvel Overlord à la vie. Par un heureux hasard, c’est vous qui devrez vous charger de reprendre les choses en main et reconstruire le royaume à l’aide de cette fidèle armée de subordonnés aux têtes de gremlins. Les gobelins vous obéiront et vous suivront partout pour semer la panique et la destruction. Piller des récoltes, égorger des moutons, simuler le viol sur les femmes de paysans. Ceux-ci ne savent décidément pas se tenir et avouons-le, ce côté fun devrait nous accrocher au jeu.
Le titre est plein d’humour, à l’image du gobelin bouffon de la salle du trône qui possède plus d’une cinquantaine de titres pour qualifier son seigneur. Rien de plus drôle que de le voir déblatérer sa liste infinie rappelant certains passages de Monkey Island : du Démon de la mort et de la destruction au Patron du mal en passant par le Géant esclavagiste ou le Triomphateur du drôle. Cette grosse tranche d’humour est également mise au service d’une démolition méthodique des codes de l’heroic-fantasy notamment de la plus grande source d’inspiration des développeurs du moment, l’œuvre de Tolkien, particulièrement parodiée. Dans le monde de l’Overlord, les Hobbits attaquent les villages de paysans, les elfes sont malfaisants et les licornes sanguinaires. Les premiers ennemis sont des Hobbits armés renommés Halflings pour l’occasion. Il faudra se débarrasser des patrouilles des chemins mais aussi aller piller leurs maisons et détruire leurs camps aux allures de fête de village.
Giant slaver
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La maniabilité du soft est très bonne puisque très intuitive. L’Overlord se dirige avec le joytsick gauche et les gobelins avec celui de droite. Lorsque vous envoyez vos subordonnés dévaliser une maison ou éliminer un habitant du monde, ils pillent pour vous et courent vous rapporter les âmes et l’or looté les bras tendus, le sourire jusqu’aux oreilles. Votre suite ne conserve que les armes et armures. Au départ nus et équipés de gourdins, les gobelins s’habillent de cuir, s’improvisent des casques avec les citrouilles et changent d’armes pour d’autres objets tranchants et contondants de l’épée à la masse d’arme en passant par la hache. Plus puissante et disparate, notre armée n’en est que plus plaisante à manier. Le fait que l’on ait pas besoin de se déplacer pour faire le sale boulot procure une réelle sensation de puissance. Il est tout de même possible de donner un coup d'épée ou de lancer un petit sort en cas de pépins mais l’objectif est clairement de rester en position de commandant.
Si l’or n’apparaît pas comme très important dans la preview, les âmes sont indéniablement un des piliers du gameplay. Chaque âme vous permettra de créer un minion, dans la limite de vos possibilités de commandements, dans un des puits disposés à de nombreux endroits dans le royaume. Au début, le maître-gobelin Gnarl, votre interlocuteur dans votre tour du mal, ne vous laissera diriger que cinq petits monstres, mais au fur et à mesure du jeu leur nombre pourra monter jusqu’à cinquante, une véritable petite armée.
On rencontre au cours du jeu quatre types de gobelins au styles différents. Les premiers à notre disposition, les jaunes sont les combattants au corps à corps. On obtient par la suite les rouges ignifugés qui tirent des boules de feu, les verts, immunisés contre le poison, qui attaquent furtivement à revers et enfin les bleus, les seuls à ne pas avoir peur de l’eau et à pouvoir ressusciter leurs petits potes tombés au combat. Avec ces quatre races on se retrouve à faire plus de gestion qu’en début du soft plus bourrin. On se prend à élaborer des stratégies en fonction du terrain et des situations rencontrées. Le gameplay gagne réellement en profondeur, on apprécie. L’interface est d’ailleurs bien pensée : lorsqu’on dispose de plusieurs types de gobelins, il suffit de sélectionner ceux que l’on souhaite diriger alors que les autres restent aux côtés de leur seigneur ou sur un flag préétabli.
Patron of Evil
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En plus des actions malsaines en tous genres, de nombreuses interactions avec le décor permettront d’avancer dans le monde. Pousser des troncs d’arbres, tourner des engrenages pour ouvrir des portes ou rapatrier les lourdes pièces de la tour de l’Overlord, autant d’actions que vos gobelins devront réaliser pour vous faire progresser. Chacune d’entre elles nécessitera un certains nombre de gobelins, ceci afin de bloquer certains niveaux plus ardus.
Au bout de la dizaine d’heure de la grosse preview, on s’aperçoit malgré tout de quelques détails qui fâchent. Le gameplay semble montrer une certaine linéarité après quelques heures de jeu. La cause de cela ? Un Overlord qui ne dispose que d’un unique coup d'épées et d'une dizaine de magies seulement ainsi que des missions un peu trop répétitives malgré la richesse du gameplay. Certes les quatre catégories de gobelins alimentent la diversité des stratégies, mais une fois que l’on maîtrise les différentes utilisations des gobelins, on reste sur sa faim. L’humour quant à lui nous divertit mais c’est insuffisant pour qu’on ne se lasse pas. On aurait par exemple aimé avoir davantage d’animations des gobelins à l’arrêt. On nous annonce également un Overlord qui pourra changer d’apparence en fonction des choix de certaines quêtes. Deux alignements seront possibles. Du bon lord qui aide les péons vivants sur ses terres au seigneur maléfique oeuvrant totalement dans le camp de la destruction. Espérons que cela apporte un véritable plus au jeu qui ne semble pourtant pas conçu pour le roleplay.
Avec une version preview bridée en 720p, le jeu est loin du résultat sublime de la preview PC. Mais le monde de l’Overlord n’en est pas moins séduisant avec ses vertes prairies parsemées de maisons de hobbits. Les extérieurs sont d’ailleurs beaucoup plus réussis que les intérieurs, un peu plus convenus. Notamment au niveau des effets de lumières de toute beauté. Nul doute que le titre sera aussi une bonne surprise au niveau graphique sans révolutionner ce qui se fait actuellement.










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