Après une absence de près de trois ans, la licence de Codemasters reviendra sur le devant de la scène courant juin avec la sortie de Colin McRae : DIRT. Nous avons pu nous y essayer sur une version preview assez pauvre mais pourtant intense. Aussi arcade que les précédents, ce nouveau titre ne se cantonne plus au Rally traditionnel et étoffe ses modes avec des courses OffRoad. A l’image d’un TOCA Race Driver 3, ce dernier opus tente le renouveau d’une série qui tend à s’enfermer dans son gameplay au fil des épisodes. Premières impressions…
Une grosse démo
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C’est une preview relativement légère que nous a envoyé Codemasters avec seulement huit courses disponibles dans le mode Course unique. Celles-ci étaient pré-configurées, pas moyen de choisir ou de régler la voiture, changer de circuit, ni même d’ajouter un tour. Cependant, ne boudons pas notre plaisir, ces huit courses survolaient les différentes catégories de course et étaient, par la force des choses, suffisantes pour une première approche du jeu. Il a été possible de s’essayer sur trois spéciales et une super-spéciale dans une catégorie rallye habituelle pour la série. Nous avons pu enchaîner sur les nouveautés, la course de côte, le Hill Climb, et les courses à plusieurs en OffRoad : Rally Cross, Rally Raid, et Buggy. Les épreuves semblent assez variées entre des étroits sentiers forestiers de spéciale anglaise aux larges parcours boueux de Rally Cross en passant par les routes mi-sable mi-bitume d’un Pike’s Peak bordées de ravins assassins. Cette dernière course de côte légendaire nous a d’ailleurs permis de jouer les Ari Vatanen à la conquête de la montagne, référence de course dangereuse s’il en est. Les variations entre les six vues disponibles (deux externes, une à raz du sol, une capot et deux habitacles) toutes très jouables nous ont fait vivre une expérience similaire à ce que l’on peut voir sur la célèbre vidéo. Les amateurs du genre seront comblés.
Collection de voitures sales
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Dirt, le jeu l’est assurément par ses véhicules. Des modèles WRC maculés de boue aux buggys poisseux de graisse, le spectre des véhicules terreux semble assez large avec 46 engins tout-terrain à débloquer. Voici ceux que nous avons pu essayer : une Saab 9-3, un Mitsubishi Montero, un buggy Hawley, une Toyota Celica, une Mitsubishi FTO, une Fiat 131 Arbath et enfin la reine qui a participé à la légende McRae, la Subaru Impreza. Comme à l’habitude, le comportement des engins est très orienté arcade, la prise en main est immédiate. Les voitures réagissent en un instant : elles bondissent pour pivoter dès qu’on modifie la direction et les distances de freinage sont quasi nulles. C’est très jouissif. On mange les chemins à toute allure. Contrairement à TOCA 3, l’autre gros titre de course développé par Codemasters, la maniabilité ne diffère que peu entre les véhicules. Cela améliore la prise en main globale au détriment d’une satisfaction dans la maîtrise de différentes conduites. Seuls les buggy se démarquent avec une légère tendance au survirage.
On note aussi que l’IA, qui n’est pas encore complètement implémentée sur cette version bloquée en difficulté moyenne, présente de grosses différences qualitatives entre les modes de jeux. Les rallyes sont beaucoup plus difficiles que les épreuves contre des groupes de véhicules. En effet, à l’inverse de TOCA 3, les coupes à travers pistes ou en faisant voler un mur de pneus ainsi que les impacts, même violent, contre les adversaires ne sont pas sanctionnés. On peut se poser la question des problèmes de triche sur le futur mode online. Sur la longueur, ce gameplay pourra éventuellement lasser ceux qui préfèrent la simulation, espérons que ce point évolue dans la version définitive.
Un néon qui fait mal aux yeux
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Comme nous avions pu le constater au travers des premières images et vidéos, Colin McRae : Dirt s’annonce excellent techniquement. D’emblée, la qualité graphique du soft saute aux yeux. On est loin pour le coup d’une dimension arcade avec une qualité impressionnante des environnements proches d’un photo-réalisme. Les véhicules, très bien modélisés peuvent subir de nombreuses déformations, les pièces s’éparpillent sur la piste tout au long des courses jusqu’à la fin ou l’abandon. Il manque juste de gros effets de fumée pour parfaire le tout. A ceci s’ajoute de nombreuses interactions avec le décor. Les arbrisseaux se plient sous la voiture, les murs de pneus volent quand on fonce dedans, les petites barrières se déforment en s’arrachant ; même les grosses rambardes métalliques peuvent se déformer sur de gros impacts. Seule une cabine WC d’apparence fragile a curieusement résistée à nos assauts méthodiques. La physique des collisions est sublime et rend très réaliste. D’autant plus qu’une dynamique de la caméra renforce le choc des accidents pour une action plus intense. Avec ses rendus et effets de lumière magnifiques ainsi que sa physique remarquable, le moteur Neon développé par Codemasters s’impose clairement à travers Dirt comme une référence sur la console. On regrettera juste les ralentissements durant les animations, mais l’éditeur nous certifie qu’ils disparaîtront avant la sortie courant juin.
En raison de la légèreté de la preview, nous ne pourrons pas parler ici du mode Carrière, véritable cœur du jeu. On sait juste qu’il sera présenté sous la forme d’une grande pyramide rassemblant de nombreux championnats à débloquer comprenant, au bout de ce chemin homérique, le championnat du champion des champions. Le soft proposera également des championnats uniques à consommer petit à petit et un mode multijoueur essentiel pour se confronter entre amis ou se perfectionner en online. De bonnes heures de jeu en perspective avant de posséder les véhicules et devenir un maître du OffRoad.
A l’évidence, il semble que Colin McRae : Dirt séduira pour sa réalisation de très grande qualité. Néanmoins il faudra qu’il fasse ses preuves quant à la diversité de son gameplay et de la qualité des modes Carrière et Multijoueur sur la version finale s’il souhaite marquer sur le long terme.










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