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| | De manière classique mais efficace, l'aventure commence avec la destruction de votre village natal. |
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| | Le mode focus, un équivalent du mode bullet time. |
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| | Vous voyez le gros monstre à droite ? C'est une petite fille en fait... Si si. |
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| | Le deuxième compagnon à rejoindre votre groupe est un adepte du bâton à deux mains. |
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Être joueur, c’est toujours assumer un chakhra, refaire encore et encore les gestes que d’autres esquisseront également. On vit une aventure unique dans l’empire de Jade. On affronte les ninjas de la Death’s Hand, les démons de l’Outremonde, les rônins les plus réputés et les sbires d’un Empereur fou. Bref, on a un destin unique et pourtant, tout cela est écrit, prévu bien à l’avance. Trois voies possibles, Ying, Yang, Harmonie. La troisième voie étant la moins valorisante, la plus ingrate, la plus difficile et la plus exigeante. Qu’on œuvre dans une direction ou dans une autre, qu’on soit craint ou aimé, manipulateur ou altruiste, destructeur ou ouvrier de la reconstruction ou enfin à cheval entre ces extrêmes, le résultat reste en définitive compris dans les possibilités prévues par le développeur, et cela se ressent de manière particulièrement vive, plus que dans bien des jeux. Un défaut ? Aucunement. Cette impression d’être lancé sur des rails, de pouvoir se débattre et opter pour des choix diamétralement opposés sans influer pour cela sur l’évolution de la trame principale, tout cela s’avère particulièrement plaisant, et même plus. Pour que cela soit possible, il fallait non seulement que Jade Empire soit très bien rythmé, varié dans son contenu, original dans sa thématique, mais aussi bien adapté à l’interface PC.
Pour le coup, Bioware n’a pas fait les choses à moitié, à tel point qu’on pourrait presque pardonner leur tendance actuelle à lorgner du côté des consoles Next-Gen. On commence par le menu : celui-ci se divise en différentes pages, respectivement assignées aux compétences du personnage, à l’inventaire, à la carte du monde, au chargement et à l’enregistrement des sauvegardes. Les deux derniers points méritent d’être particulièrement mis en avant : ceux-ci sont en effet tout à fait adaptés à l’interface PC. On peut sauvegarder et charger à tout moment ou presque (les save sont interdites pendant les combats), soit en passant par la touche Echap, soit en utilisant les raccourcis de sauvegarde et changement rapide. Autre point qui démontre que Jade Empire Special Edition a réellement été pensé pour le PC et pour les joueurs PC : l’interface clavier définie pour les déplacements, l’interaction avec les protagonistes et pour les combats. Deux choix s’offrent à vous : la manette ou le clavier/souris. Et paradoxalement, comme on nous l’avait annoncé dans la présentation, c’est bien l’équipe clavier/souris qui s’avère la plus convaincante. Le nombre de raccourcis, la possibilité de gérer la camera avec une grande facilité, la possibilité d’assigner un nombre à chaque style de combat, autant d’avantages avec lesquels la manette ne peut rivaliser. Un point très surprenant, et qui peut d’ailleurs pousser à s’interroger sur le pourquoi de ce portage si tardif : si Jade Empire est aussi agréable à jouer sur PC, pourquoi avoir attendu si longtemps, au risque de perdre une bonne partie de sa clientèle, le A-RPG de Bioware ayant tout de même perdu une partie de sa superbe avec le passage des ans ?