Sahrani, petite île perdue quelque part dans l’Atlantique, est en proie à une crise géopoplitique grave. Alors que le Sahrani du Sud vit paisiblement et tire ses ressources du tourisme, le gouvernement du nord décide, en bonne dictature communiste, d’envahir son proche voisin. En manœuvres dans le coin, un régiment de trouffions de l’Oncle Sam se retrouve bien malgré lui embarqué dans le conflit à quelques semaines de la quille, obligé de se battre pour aider leurs alliés sudistes (et accessoirement sauver la veuve, l’orphelin, la démocratie, etc etc…). Ce qui pourrait passer pour le scénario d’un énième nanar vidéo-ludique constitue en réalité le synopsis de l’un des titres les plus excitants de ce début d’année. Pourquoi ? Tout simplement parce que – on l’a dit - Armed Assault reprend point par point ce qui a fait le succès de son illustre prédécesseur. Piloter un hélico de combat, devenir l’espace d’un instant conducteur de char, jouer les snipers caché dans un bosquet, fondre arme au poing sur un bunker ennemi : le nouveau bébé de Bohemia Interactive mise clairement sur une effrayante exhaustivité. Heureusement, pour éviter de mourir des dizaines de fois au combat pour une simple erreur de pilotage, un tutorial très complet propose de vous initier aux rudiments du jeu. A vrai dire, ce n’est qu’en le parcourant que l’on réalise la complexité extrême de ce qu’on pourrait qualifier de « Flight Simulator » du FPS. Arriver à faire décoller et atterrir un Apache par exemple, ne s’apprend pas en deux coups de cuillère à pot. Même avec les aides au pilotage activées, il faut au minimum une bonne demi-heure de pratique pour ne pas transformer ce joujou de plusieurs millions de dollars en amas de fer en fusion. On retrouve peu ou proue la même délicatesse avec le maniement du char d’assaut, dont on « sent » réellement les 45 tonnes lorsque le bestiau gravit une pente à 30° avant de faire feu au canon de 90mm sous l’impulsion du gradé de bord. Si on passera volontairement sur les classiques Jeep et autres camions de transport de troupes, il faut savoir que la plupart des véhicules permettent de se placer à différents postes. L’hélico par exemple autorise le joueur à être au choix simple passager, mais surtout pilote et/ou artilleur, l’IA assumant alors parfaitement le rôle restant. Plus intéressant est le cas du tank, où on pourra aisément passer du poste de tir au poste de pilotage, mais également endosser le rôle de commandant. Ce dernier se contente alors de donner les ordres et peut, le cas échéant, prendre le contrôle d’une tourelle pour arroser l’ennemi. Encore une fois très chiadée, l’interface de contrôle des véhicules se base sur celle de Flashpoint, en plus fouillée.
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