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| | World of Warcraft - Du spamm direct dans la boite aux lettres. |
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| | La modique installation d'un farmer d'Ultima Online pas chinois du tout. |
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| | World of Warcraft - Non on ne vous dira pas quel est ce programme de bot... |
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Avant même que n’apparaissent les bots gold-farmers, certains petits programmes avaient déjà fait leur apparition dans les jeux vidéos, programmes qui abolissaient la mince frontière entre le virtuel et le réel. Il y a de ça quelques années, à l’apogée de Diablo 2 - puisqu’il fut le premier à en souffrir -, tout joueur connecté était susceptible de recevoir du spam. Aussitôt connecté sur Battle.net, il recevait un message type : « Bonjour, sur le site www.%NJµ&Ü.com vous pourrez acheter tous les objets désirés au meilleur prix ». Avant d’écrire sur le sujet, nous avons lancé une petite partie… Banco : l’ami Zick a reçu trois messages publicitaires en moins de dix secondes après sa connexion… Après vérification, les liens existent encore bel et bien, et les marchands proposent toutes sortes d’items pour des prix allant de 2 à 200€. Ces boutiques en ligne sont de plus en plus nombreuses sur le Net. Aujourd’hui, chaque joueur de MMORPG reçoit de telles réclames en jeu, soit par message privé, soit directement dans sa boite aux lettres.
Il arrive souvent de trouver des spots de farmers occupés 24h/24 par les mêmes personnages, avec des joueurs qui ne parlent pas un traitre mot de français. Ces joueurs sont appelés par abus de langage des farmers chinois. Pourquoi farmer chinois ? Pour la simple et bonne raison qu’il existe en Chine de véritables usines, où des personnes sont payées pour jouer et récolter de l’or pour les différents monde virtuels du net. Selon le très sérieux journal Libération.fr, ces employés seraient des dizaines de milliers, et génèreraient jusqu’à 3 milliards de dollars par an - et les chiffres augmentent sans cesse. Cette augmentation s’explique par le fait que les boutiques en ligne pour lesquelles travaillent ces personnes élargissent sans cesse l’éventail de leurs services. Pour Warcraft, que vous souhaitiez de l’or, monter au niveau 60, obtenir une certaine réputation, des marques d’honneur, ou simplement tels ou tels objets, il n’y a qu’à passer une commande, et indiquer le cas échéant les informations relatives à votre compte de jeu. La facture arrive en conséquence. Ce marché parallèle des biens virtuels est cause de bien des soucis chez les éditeurs de jeux qui, d’une part, possèdent souvent la propriété intellectuelle exclusive de leur jeu, se contentant de louer un accès au joueur sous la forme d’un abonnement, et, d’autre part, voient d'un très mauvais oeil l’afflux massif de cet or, qui déstabilise l’économie des jeux et fausse donc partiellement le gameplay.
Encore une fois, personne ne force le joueur à acheter sur ces sites, et les éditeurs sont tenus de n’agir que dans le cadre du CLUF. Si un tel choisit d’y avoir recours, cela ne regarde finalement que lui (mais alors cautionne-t-il les « fermes chinoises » ?). Cependant, il y a des cas où l’on peut ouvertement parler de fraude. C’est ce qu’ont vécu les joueurs de Second Life, soft plus apparenté à une plate forme de développement qu’à un jeu. Ce monde virtuel a pour originalité de n’avoir aucune frontière tant géographique que légale. Ici, les joueurs possèdent la propriété intellectuelle des objets qu’ils créent, et l’argent troqué est convertible via Paypal en monnaie sonnante et trébuchante. Un second monde entièrement calqué sur le premier. Certains artistes y exposent leur toiles numérisées, et d’autres se lancent dans la haute-couture en binaire. Chaque objet est unique, ce qui fait toute sa valeur, et certains utilisateurs du soft arrivent à vivre e leurs créations ingame. Aussi le CopyBot fit-il des ravages. CopyBot était au départ un simple logiciel de débogage qui pouvait, entre autres, copier n’importe quoi, que ce soit un item, un bâtiment ou même un avatar. Alors qu’il était en Open Source, certaines personnes ne se gênaient pas pour le vendre 3000 Linden $, soit environ 10$US. Violations de la propriété intellectuelle et vols d’œuvres originales ont mécontenté et mis en péril certaines personnes, qui en ont appelé au jugement de Linden Lab. Comme l’ont fait des joueurs ayant été dépossédés de leur compte à WOW et dans tant d’autres jeux. Toutes ces plaintes n’ont fait que confirmer les positions parfois branlantes de certains éditeurs sur la question de la fraude et de la propriété.