|
| | Fût une époque où l'on incitait les joueurs à tricher... mais en solo. |
| |
|
|
| | Duke Nukem 3D - Des munitions à foison avec juste un petit code. |
| |
|
| |
|
|
| | Voila le genre de personnes qui peuvent être dérangeantes en réseau... |
| |
Formellement, il existe deux types de joueurs : ceux qui jouent selon les règles, et les autres. Le problème est qu’avec l’avènement du multijoueurs et l’apparition des modems 33.6k, ces deux types de joueurs ont été confrontés. Pour parer à tout ça, les développeurs avaient scellé le destin des « cheat codes » d’antan, seulement accessibles, le cas échéant, en mode solo. Pourtant, ça et là, à l’occasion d’un STR ou d’un FPS, on voyait se passer des choses étranges. Des joueurs très riches qui n’amassaient pas de ressources, ou d’autres qui, avec une précision digne de Lucky Luke, vous plaçaient une balle entre les deux yeux à travers un mur. On s’en amuse sur le premier qu’on découvre, puis on s’énerve sur les suivants, jusqu’au jour où on découvre comment ils font : ils exploitent un bug. Dans un jeu où seule compte la victoire, ce type d’attitude est majoritairement condamné, et si rien n’est fait pour l’empêcher, les joueurs désertent le soft, aussi bon soit-il. C’est ici typiquement le genre de problème auquel a été confronté un titre comme Counter-Strike, le FPS en ligne le plus joué au monde.
Avec Diablo premier du nom, et la révolution Battle.net, le syndrome du bug exploit prend une autre forme. On débarque à Tristram – le centre commercial de l’aventure, où se croisaient inévitablement les autres joueurs de la partie -, et on observe un avatar faire des choses étranges. Il pose un objet au sol, ouvre un portail de téléportation devant l’item en question, revient et le ramasse, cela plusieurs fois de suite. De temps à autre, il fait un détour par un marchand, puis recommence. Au fur et à mesure de ses allers-retours incessants, son équipement change. Là encore, le joueur exploite un bug, il duplique ses objets, les revend en masse, et se paye un stuff ultime. Etrangement, dans un jeu tel que Diablo, basé sur j’avance-je tue-je deviens plus puissant, le joueur lambda commence à avoir les yeux qui brillent : il veut faire pareil. Les exemples de ce type ne manquent pas. Dans Diablo 2 - pour rester sur le même courant -, des joueurs parvenaient, à l’aide de potions, à équiper un objet qui normalement demanderait plus de points de caractéristiques qu’ils n’en ont. Résultat, on se retrouve avec des mages portant des armures lourdes, armures lourdes qui n’apparaissent que dans leur inventaire et non sur leur personnage. Vous le voyez avancer à moitié nu et pensez que c’est une proie facile ? Détrompez vous : il cumule puissance et résistance. Ce bug-là à fait plus d’un mort virtuel, mais bien d’autres ont été utilisés pour devenir l’ultime PK (player killer), le héros parmi les héros.
Dans un RPG classique de type heroic-fantasy, le joueur est toujours plus ou moins placé sous le signe du héros. C’est en effet un des topoï du genre que de faire vivre au joueur une destinée unique est exemplaire. En solo, il n’y a pas de problèmes, même pour Diablo : si puissant que soient vos ennemis et si longue que soit la route à parcourir, vous finirez par devenir l’être le plus puissant qui soit. Le problème survient lorsqu’un autre prétendu héros arrive avec ses chausses neuves. Toujours pour l’exemple de Diablo, c’est à vous que l’on confie la purification du mal. Et pourtant, un autre joueur débarque en ville, joueur à côté de qui vous prenez des allures de bisounours. Une compétition se met en place et tous les coups (surtout les plus bas) viennent à l’esprit du joueur.