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| | Entre le vrai Da Vinci Code et le « faux » (Secrets of Da Vinci), le choix est vite fait… en faveur du second ! |
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| | Souvent copié, jamais égalé, World of Warcraft suscite les convoitises. |
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| | La license Warhammer enfin portée en MMO : c’est Warhammer Online Age of Recknoning et c’est pour cette année ! |
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| | Second Life, le phénomène de la fin de l’année 2006. |
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| | The Saga of Ryzom finira t-il l’année en vie ? |
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| | Cette année, on aura presque plus parlé de l’E3 en lui-même que des titres qui y étaient présentés… |
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| | L’évolution du cours de Bourse d’Atari depuis début 2005… |
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| | Activision espère bien empocher le gros lot en 2007 avec Barbie... |
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 | Déjà six ans ! Et oui : depuis sa création en 2000, cela fait six ans que JeuxVideoPC.com (au départ simple site perso hébergé gracieusement chez Multimania) accompagne les joueurs PC et les aide à mieux vivre leur passion. Et force est de constater que cette sixième année n’a pas été des moins dynamiques pour notre secteur… |
Un des phénomènes marquants de l’année 2006 fut l’irrésistible attraction exercée par les MMO (ou jeux en ligne) sur de nombreux développeurs et éditeurs, désireux d’obtenir eux aussi une part du gâteau jusque là dévoré par Blizzard avec ses 8 millions d’abonnés actifs à World of Warcraft. Entre Atari et son Dungeons & Dragons Online (qui n’a vraiment décollé que de l’autre côté de l’Amérique), NC Soft avec Guild Wars : Factions puis Nightfall, ainsi qu’Auto Assault dans un tout autre genre (rapidement mis définitivement hors de la course), et bien sûr Codemasters, qui a annoncé dès 2005 vouloir mettre l’accent sur les MMO avec la création d’une division spécifique (et s’est illustré dès cette année avec RF Online puis Archlord) sans oublier les « ancêtres » (Everquest 2, Dark Age of Camelot…) qui se sont vus offrir de nouvelles extensions, l’année fut riche en nouveautés. Mais aucun de ces titres n’est parvenu à remettre en question la domination de la cash-machine World of Warcraft. Une cash-machine qui permet aujourd’hui à Vivendi Universal Games, son éditeur, pourtant bien mal en point il y a 3 ans, d’être l’un des acteurs les plus rentables du secteur.
Les jeux en ligne devraient à nouveau être sous les feux de la rampe en 2007. Avec des titres aussi ambitieux que Warhammer Online : Age of Reckoning, Vanguard : Saga of Heroes et autres Age of Conan, il faudra que Blizzard nous sorte le grand jeu dès janvier avec The Burning Crusade pour ne pas se faire rattraper. Ca tombe bien, cela devrait probablement être le cas…
Un secteur auquel s’intéressent d’ailleurs de plus en plus les mass media, comme l’illustre l’engouement de nos journaux pour le très inattendu Second Life. Depuis la rentrée 2006, pas une seule semaine sans qu’un titre reconnu ne nous ponde un article sur cet impressionnant phénomène… de mode passagère ?
Une chose est sûre : les développeurs de Linden Lab profitent à fond du battage médiatique mené autour de leur titre. Au même titre que les petits français de Kheops Studio ont profité à merveille de l’engouement suscité par la sortie du film Da Vinci Code pour nous proposer en avril, avec The Secrets of Da Vinci, un jeu d’aventure disposant d’un budget de développement évidemment minime par rapport aux super-productions des gros éditeurs américains (et dépourvu de la licence officielle détenue par un Da Vinci Code – Le jeu qui ne fera pas date), mais à la réalisation très soignée. Salué unanimement par la critique, The Secrets of Da Vinci a remporté un certain succès commercial fort mérité, et a montré qu’on peut réussir sans forcément s’appeler Electronic Arts, Activision ou Ubisoft.
D’autres entreprises françaises n’ont pas eu le même succès. Nevrax et Atari ont ainsi ponctué cette année d’annonces souvent plus inquiétantes les unes que les autres quant à leur situation financière. Aux dernières nouvelles, Nevrax et son jeu The Ryzom Ring seraient en passe d’être rachetés par l’allemand GameForge, éditeur notamment du célèbre jeu en ligne Ogame. Quant à Atari, les vautours continuent de lui tournoyer autour, s’illustrant de temps à autres par le rachat de licences (Driver…) et studios (Shiny Entertainment…) bradés par l’éditeur lyonnais, clairement à court de liquidités. Deux feuilletons dont on se serait en tout cas évidemment bien passé, et deux acteurs dont on n’a probablement pas fini d’entendre parler en 2007…
Pendant qu’Atari cédait des actifs, d’autres menaient plusieurs acquisitions en parallèle. C’est d’ailleurs là un des phénomènes marquants de l’année 2006 dans le secteur du jeu vidéo : entre les annonces de rapprochements entre studios et ceux de rachats de studios par les éditeurs avec qui ils travaillaient, l’année 2006 est à placer sous le sceau de la concentration. A ce petit jeu, Sega et Electronic Arts n’ont pas été les moins actifs, s’illustrant notamment par le rachat de SiGames (Football Manager…) et Secret Level pour le premier, Mythic (Dark Age of Camelot, Warhammer Online : Age of Reckoning…), DICE (Battlefield), Phenomic (Spellforce) et Headgate Studios (Tiger Woods PGA Tour) pour le second. Une tendance qui devrait se confirmer en 2007, tant les moyens à mobiliser pour le développement de jeux destinés aux consoles next-gen sont conséquents, entraînant mécaniquement les acteurs du marché dans une vertigineuse course à la taille.
Par contre, s’ils ont de l’argent pour racheter des studios ou des droits d’exploitation de juteuses licences (James Bond et Barbie pour Activision, Iron Man pour Sega…), les éditeurs se montrent nettement plus frileux lorsqu’il s’agit de s’offrir des stands démesurés au cours de salons pharaoniques. Les organisateurs de l’E3 de Los Angeles en ont fait les frais, pressés de bâtir dès 2007 un nouveau modèle (nettement plus modeste et donc moins coûteux pour les éditeurs présents) pour leur salon, jusqu’à présent plus gros rassemblement annuel du jeu vidéo. Une place que brigueraient bien le Tokyo Game Show ou même la Games Convention allemande, de plus en plus incontournable au fil des années. La réponse dès 2007 ?
Autant d’évènements et tendances qui ont marqué l’année vidéo-ludique 2006, et qui seront pour la plupart à suivre en 2007. A surveiller aussi de près dans les mois à venir : la sortie de la Playstation 3 en Europe (même si des rumeurs parlent d’un nouveau report) et ses chiffres de vente, avec ce pricing qui la situe au même prix qu’un PC d’entrée de gamme. De notre point de vue de joueurs PC, la bataille tant attendue qui se tiendra cette année entre Xbox 360, Playstation 3 et Wii devrait s’avérer très croustillante, et tourner forcément à l’avantage… des joueurs.