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Preview Genesis Rising : The universal crusade |
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Certains ont peut-être lu le roman Etoiles Mourantes. D’étranges vaisseaux-animaux y occupaient le devant de la scène. L’occasion d’exploiter la thématique space opera sous un autre jour que celui de la cybernétique et du métal. Genesis Rising se place un peu dans la même lignée, avec son vaisseau-mère capable de pondre d’autres unités en puisant dans un bâtiment/banque de sang, auquel il est relié, façon cordon ombilical, par un transporteur mobile, le « Reservoir ». Avec une thématique pareille, il est forcément difficile de ne pas ressentir une impression de malaise en cours de partie. Les unités que l’on déplace ressemblent vraiment à des blocs de chair difformes, les tons choisis donnent dans le sombre et le saturé (pourpres, noirs, violets, rouges), les effets sonores jouent dans le registre du spongieux et du bruit de suscion, bref, c’est pas franchement appétissant. Le genre d’expérience où tenir une souris et regarder un écran a soudain l’air un acte contre-nature, où cliquer sur une unité vaut pour un combat contre ses propres répulsions. Et si ce sentiment décroît au fil des parties, avec l’inévitable accoutumance qu’engendre toute expérience prolongée, lorsqu’on décroche de Genesis Rising, c’est un peu comme si l’on sortait la tête d’un utérus tuméfié mis sous formol par un savant fou adepte du SM. Le genre de souvenir qu’on n’oublie pas de sitôt. |
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Côté gameplay, les choses là non plus ne manquent pas d’originalité. A commencer par la matière employée pour produire les unités : le sang. C’est un constat assez cynique, mais de fait le sang est bien l’une des sources d’énergie les plus répandues dans l’univers. Et c’est à l’aide de cette énergie que le joueur pourra générer de nouveaux vaisseaux, mais aussi restaurer ceux qui auront pu subir des dégâts, ou encore produire de nouveaux gènes. Le sang est donc LA monnaie universelle et comme le seul moyen d’en acquérir davantage est de pomper celui de l’ennemi, le recours à la force se double d’une seconde justification. Passer à l’offensive dans Genesis Rising, c’est donc à la fois éliminer une menace et la transformer en source de ravitaillement. Là encore, difficile de ne pas éprouver un haut-le-coeur au moment de la curée. Les premières fois tout au moins, vider les unités ennemies fait penser à une sorte de rituel cannibal : jamais dans un RTS un élément de gameplay n’avait procuré un sentiment de malaise aussi prégnant. Jouer les charognards, se ruer sur les carcasses des ennemis tombés, et cela en plein milieu de la bataille, ou observer l’évolution du conflit entre deux assaillants pour saisir le moment propice où l’on pourra récupérer un cadavre, voilà le genre d’acte qui fait de Genesis Rising le premier jeu dans l’Histoire incompatible avec le grignotage. Comme mentionné plus haut, le centre névralgique de chaque armée repose sur deux éléments : l’autel, où est stocké le sang possédé ; et le vaisseau-mère, une unité dotée d’une grande puissance de feu potentielle et surtout capable de produire différents vaisseaux. Dans la version beta que nous avons testé, il était possible d’en produire jusqu’à 6 types différents, mais l’on peut espérer que d’ici à la version définitive, ce nombre soit augmenté et les possibilités tactiques affinées en conséquence. Dans l’état actuel des choses, celles-ci sont tout de même déjà bien abouties, notamment grâce au système de gènes qui permet de personnaliser chaque vaisseau. Après avoir été engendré, il faut en effet associer à son vaisseau des gènes pour le rendre opérationnel. Celles-ci fournissent des facultés offensives, défensives et des options spéciales : armes à courte portée, missiles à tête chercheuse, rayon, bouclier énergétique, pétrification, autant de fonctionnalités qui permettent à chaque armée d’avoir son profil propre. Certaines demandent une activation manuelle, d’autres sont passives. Chaque gène coûte son prix en sang, et chaque vaisseau, en fonction de son type, peut en héberger un nombre plus ou moins grand (3 pour les vaisseaux légers, 6 pour le vaisseau-mère). Au joueur de choisir s’il souhaite équiper ses vaisseaux d’une grande variété de gènes ou spécialiser ses vaisseaux dans un ou deux types de compétences seulement. |
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funambelle
le 26/02/2007 à 13:57 :Ben graphiquement, c'est en effet très particulier. Pour le système de jeu, on ne peut pas vraiment dire que ça soit du Sacrifice, ne serait-ce que parce qu'ici on joue sur une surface plane. |
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