Pour ce nouveau kit, force est de constater qu’Ideazon a pour une fois opté pour la sobriété. Dans des tons sombres et discrets, la skin Counter Strike contraste avec ses prédécesseurs, parés de couleurs et de motifs bien plus vifs. Arborant fièrement le logo du jeu, elle est décorée d’artworks du plus bel effet. Après un rapide examen de l’engin, un élément surprend pour qui est habitué aux sets de touches de la marque. Pour la première fois, une skin dédiée à un jeu de shoot est dépourvue des célèbres touches papillon, emblèmes déclinées sur la plupart des claviers Ideazon. Un choix qui surprend, le clavier perdant du coup une grande part de son originalité. Pour le reste, le set Counter-Strike reprend l’intégralité des commandes par défaut, celles-ci étant lisiblement écrites sur les touches. On notera la colorisation en bleu des commandes essentielles de déplacement (avancer, tourner, marcher, courir, sauter), qui contraste élégamment avec le noir du reste du clavier. Comme pour tous les autres produits de la marque, la qualité de fabrication est globalement bonne, et ce en dépit d’un toucher toujours trop rugueux des touches.
Après ces considérations esthétiques, place à l’essai en lui-même, réalisé à l’aide de ce bon vieux Counter 1.6 (le clavier est également 100% compatible avec Condition Zero et Counter Strike Source). Première partie depuis des lustres. Aïe, les habitudes se sont perdues, et il est difficile de se rappeler des commandes. Heureusement, les indications du clavier sont claires et lisibles, et se révèlent pour le coup fort utiles pour ne pas mourir bêtement trente secondes après le fameux « Go Go Go ! ». Au bout de quelques frags, les automatismes reviennent et rapidement, les yeux ne quittent plus l’écran. Dès lors, les indications sur le Zboard se font oublier, le fait même de regarder le clavier faisant perdre de précieuses secondes. On arrive là aux deux problèmes que pose le périphérique. Bien que très utile pour un débutant, le Zboard apparaît comme superflu dès lors que l’on maîtrise un minimum le jeu. Or, ce type de clavier est clairement orienté hardcore gamers, une catégorie de joueurs réputée pour maîtriser rapidement les contrôles d’un jeu et, qui plus est, qui redéfinit systématiquement les touches par habitude. Dès lors, où se situe l’intérêt de ce kit ? Soyons réalistes : passée la phase d’apprentissage, bien plus courte sur un FPS comme Counter-Strike que sur un Age of Empires 3, on se retrouve à jouer avec un clavier presque classique, relativement peu agréable à utiliser et dépourvu de l’ergonomie des versions Call of Duty 2 et Battlefield 2. Ajoutons à cela un prix de vente de 20 euros toujours aussi injustifié, et on obtient là un bel objet vraiment trop inutile, à réserver aux fraggeurs collectionneurs ou aux salles de jeu en réseau. Définitivement dispensable.