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Test du pad SpeedLink SL-6580 3 in 1


Encore un pad copié sur celui de l’antique PlayStation 2 ? Oui, on ne compte plus effectivement le nombre de clones issus de l’ancienne référence du pad (en passe d’être remplacé par celui de la Xbox 360). Et on a d'ailleurs parfois du mal à comprendre ce reste d’engouement, surtout quand on sait qu’il existe des adaptateurs pour brancher des pads PS2 sur son PC. Ne soyons pas mauvaise langue, et voyons ce que cette énième manette propose pour ce démarquer de la concurrence.


Par Zick, le 6 novembre 2006.


Pas assez cheap, mon fils !


Première impression lors du déballage : la SL-6580 n’impressionne pas du tout par son look. Plus grosse que la manette originale de la PS2, plus lourde et pas vraiment plus confortable, elle en reprend pourtant tous les éléments, avec les quatre boutons carré-croix-rond-triangle, les deux sticks analogiques et les quatre boutons sur la tranche L1-R1-L2-R2. Rien de bien neuf, donc, les seules petites nouveautés se situant au centre de la manette, avec les touches auto et macro pas forcément très bien placées, comme on le verra plus tard. Notons également qu’elle est compatible Xbox et PlayStation 2, qu’elle est sans fil et dispose d’une fonction vibration. Pour finir sur l’ergonomie, sachez que le plastique de la manette n’est pas de la meilleure qualité qu’il soit : trop tendre et donc très facilement abimable, il a tendance à faire suer les mains au bout de quelques heures de jeu.





L'empirique contre-attaque


C’est donc avec une certaine appréhension quant à la qualité finale du produit que nous avons commencé notre batterie de tests sur PES 6 et Need For Speed Most Wanted. Sur PES 6, la première grosse erreur de cette manette s’est révèlé lors des phases de replay et de transition lors des fautes. Le joueur habitué les zappe régulièrement en appuyant frénétiquement sur le bouton Start. Or, il apparaît que les brillants esprits qui ont conçu ce gamepad ont pensé que mettre le bouton macro juste au dessus de Start était une excellente idée. Le bouton macro, parlons en deux minutes. Une pression dessus, puis on rentre les touches souhaitées, une autre pression, et la combinaison est rentrée. Le problème, c’est qu’à moins d’éteindre la manette, il est impossible d’annuler une macro. Sur PES 6, on ne comprend alors pas pourquoi nos joueurs ne sprintent plus mais font des passes dès qu’ils ont le ballon. De fait, cette erreur de conception est contraignante, car il y a toujours la peur de cette macro maudite…

PES nous a également permis d’apprécier la croix directionnelle en plastique. Dure et imprecise, nous sommes passés directement aux sticks analogiques, qui ne se sont pas révélés beaucoup plus confortables. Du fait de la taille conséquente de la manette, ils sont beaucoup trop éloignés, et lorsqu’on incline le stick gauche à droite, la tension demandée au pouce est trop importante et fatigue la main à la longue. Enfin, pour terminer sur Pro Evolution Soccer 6, sachez qu’il a été impossible d’activer les vibrations.

C’est en gros le même constat sur Need For Speed : Most Wanted. Impossible de jouer avec les sticks analogiques pour la même raison que cité au-dessus. Mais, en plus, ceux-ci se sont révélés bien trop mous par rapport à une manette de PS 2 pour avoir un contrôle précis de sa voiture. La croix directionnelle a alors plus ou moins bien pris le relais. Enfin, toujours pas de vibration…





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