Jeux
S´identifier    |    S´inscrire
 TOM'S GAMES >  ARTICLES >  Les séries cultes du jeu vidéo : The Elder Scrolls  > 2006 - The Elder Scrolls : Oblivion Imprimer cette page  Faire suivre cette page à un ami  Ajouter JeuxVideoPC.com à vos favoris  Mettre JeuxVideoPC.com en page de démarrage  Accéder à nos flux RSS

2006 - The Elder Scrolls : Oblivion



2006 - The Elder Scrolls : Oblivion


Une porte d'Oblivion. Mais pas de paillasson.
La modélisation des visages est plutôt satisfaisante.
Les dialogues sont toujours instructifs. Et la majorité est aussi sonore !
Admirez le paysage... On ne s'en lasse pas.
Ce n'est qu'en arpentant la nature sauvage que l'on fait des découvertes...

Autant dire que pour succéder à un tel concurrent, le quatrième volet des Elder Scrolls allait devoir viser haut. C’est en 2006 que les fanatiques de la série allaient pouvoir se jeter sur Oblivion, la suite tant attendue d’Arena, de Daggerfall et de Morrowind. Comme à l’accoutumée, plus le jeu gagne en définition, plus le territoire proposé s’en trouve réduit. Ici, c’est aux alentours de la Cité Impériale que se déroulera l’histoire. Cinq ou six grandes villes (plus des villages fortifiés, en fait) et quelques cottages isolés rassemblent la population de cette région, distants les uns des autres par une dizaine de minutes de marche. C’est peu, mais cela reste beaucoup, compte tenu du degré de profondeur atteint. Une fois encore, l’univers est composé de milliards d’objets, aussi bien en extérieur qu’en intérieur. Et désormais, les arpenteurs de Tamriel vont pouvoir s’adonner à la joie de la randonnée sylvestre, en traversant des bosquets plus ou moins clairsemés. Oblivion, s’il ne propose pas encore de jungle impénétrable, est tout de même le plus boisé des épisodes de la série. Une belle prouesse technique en pleine résolution… Le jeu est d’ailleurs très gourmand, mais même si sa gourmandise est justifiée, ce n’est jamais un bon point.

Techniquement, Oblivion s’est élevé un cran au-dessus de Morrowind, mais pour une fois, il n’est plus le leader du beau graphisme dès sa sortie. Pourtant, c’est très beau à regarder et à jouer. Et le monde est incontestablement plus fouillé que n’importe quel jeu paru jusqu’à l’heure de la rédaction de cet article. Une autre innovation de taille dans le quatrième volet de la série est l’aspect nettement plus grand public qui y prévaut. Non que les Elder Scrolls aient été austères jusqu’à présent, mais ils usaient et abusaient des mécanismes du jeu de rôle : à savoir que les actions étaient la plupart du temps réglées par des « jets de dés » virtuels. Les développeurs ont cette fois intégré de petits jeux d’adresse ou d’observation dans la résolution de certaines actions, comme le crochetage ou la persuasion. Ces intermèdes sont les bienvenus, même s’ils peuvent hérisser certains puristes du jeu de rôle. En effet, c’est le talent du joueur qui prévaut dès lors sur celui du personnage.

Du point de vue de son histoire, Oblivion ne joue pas franchement la carte de l’originalité. L’Empereur est assassiné sous vos yeux par les membres d’une secte mystérieuse. Privé de son chef, l’empire est exposé au chaos et des portails vers les enfers (Oblivion) s’ouvrent un peu partout. Il vous faudra donc retrouver l’héritier secret du trône et l’amener à remettre de l’ordre dans la province impériale. Pour ne pas changer une formule qui gagne, c’est dans une cellule que vous vous éveillerez pour la première fois. Précisément la cellule par laquelle, via un passage secret, l’Empereur tente de s’enfuir. The Elder Scrolls, la série pour repris de justice ? Il va de soi que le nombre de quêtes secondaires est une nouvelle fois impressionnant et que vous pouvez, comme dans Morrowind, vous choisir différentes orientations afin de gravir les échelons de la réussite sociale dans le jeu. On notera avec un certain plaisir le grand retour des montures, des chevaux, même si l’aspect vallonné du territoire proposé aurait sans doute plus inspiré des mules.

Par certains aspects, la jouabilité d’Oblivion a été améliorée par rapport à celle de Morrowind. Du point de vue du combat, par exemple, le simple fait de pouvoir attaquer avec un bouton de la souris et parer avec l’autre (même si votre parade n’est pas nécessairement efficace, tout dépendant de votre talent en la matière) rend chaque affrontement très intéressant. On peut enfin éviter de se ruer tête baissée contre un ennemi en espérant lui porter le coup fatal avant de le prendre soi-même. On s’observe, on se tourne autour et on frappe au moment que l’on juge le plus opportun. Cela reste du jeu de rôle et pas du FPS, mais la frontière n’aura jamais été aussi ténue. Après tout, un joueur avide uniquement de hack’n’slash pourrait très bien trouver son compte dans Oblivion, à condition de ne pas s’arrêter pour parler aux gens. La jouabilité est d’ailleurs accrue par l’immersion, en parlant de… parler. L’illusion de la vie dans la province impériale est excellente et durable. Il vous suffit de pratiquer la bonne vieille tactique de l’auberge pour vous en rendre compte. Quoi ? Vous ne savez pas ce qu’est « la bonne vieille tactique de l’auberge » ? On voit bien que vous n’avez jamais joué au « vrai » jeu de rôle… Elle consiste à s’asseoir à la table d’une auberge et à écouter les conversations pour en apprendre d’avantage, parfois, qu’en questionnant directement le quidam. Les gens se parlent entre eux, se réunissent dans les restaurants aux heures des repas, vont se coucher à leur domicile ou à l’auberge à la nuit venue, sauf ceux qui ont encore des raisons de veiller, bien entendu… Les gardes font leurs rondes et attaquent les monstres à vue… Tout cela participe à faire de Tamriel un monde que l’on ne veut pas quitter, une fois la partie commencée. Ce qui est toujours gage d’un bon jeu.





Page précédente :
<<  2002 - The Elder Scrolls : Morrowind
1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6
Page suivante :
Et maintenant ?  >>


Réagissez sur cet article !


Commentaires (3)

anonyme
  Commentaire anonyme déposé le 22/03/2009 à 20:55 :
Super! C'est grâce a des gens comme ça que l'on avance dans la vie. Merci :D

benji_septim
  benji_septim le 06/01/2008 à 19:35 :
très belle article, j'éspère que Bethesda a des idées pour le souestimé prochain volé.

Genseric
  Genseric le 26/10/2006 à 00:00 :
Avec Oblivion, la tétralogie des Elder Scrolls touche peut-être à sa fin. Arena, en 1993, Daggerfall, en 1996, Morrowind en 2002 et donc Oblivion en 2006, voilà les quatre jeux de rôle qui ont le plus marqué leur époque sur PC. Autopsie d'une saga épique. --> Lire l'article --> Voir tous les articles

Série de jeux associée à cet article

Cet article est associé à la série de jeux The Elder Scrolls.
Liste des jeux faisant partie de cette série :
  The Elder Scrolls 4 : Oblivion  (24 mars 2006)
  The Elder Scrolls 3 : Morrowind  (5 septembre 2002)
  The Elder Scrolls 5
  The Elder Scrolls IV Oblivion : Knights Of The Nine  (23 novembre 2006)
  The Elder Scrolls 2 : Daggerfall  (Novembre 1996)

[ Voir tous les jeux de cette série ]

Jeux associés à cet article

 The Elder Scrolls 3 : Morrowind
 The Elder Scrolls 2 : Daggerfall
 The Elder Scrolls 3 : Tribunal
 The Elder Scrolls 3 : Bloodmoon
 The Elder Scrolls 4 : Oblivion
 The Elder Scrolls : Arena
 The Elder Scrolls 5
 The Elder Scrolls IV Oblivion : Knights Of The Nine

Développeur associé à cet article

 Bethesda Softworks
Attention, nous avons détecté une anomalie dans votre adresse email.
Veuillez choisir une adresse parmi nos propositions :

Fermer