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1996 - The Elder Scrolls : Daggerfall



1996 - The Elder Scrolls : Daggerfall


Les villes de la Baie d'Iliac se distinguent selon leur région.
Les quêtes proposées vous feront rencontrer les grands de ce monde.
Bon... Ce n'est pas la pochette la plus racoleuse du monde...
Bon... Ce n'est pas la pochette la plus racoleuse du monde...
Expéditifs, les combats ont toujours tenté d'innover.
Daggerfall permettait au joueur de s'acheter un cheval, une cariole et même un navire.
La Baie d'Iliac dans son ensemble... Un beau terrain de chasse !

Après le succès rencontré par Arena, le premier volet des Elder Scrolls, Daggerfall se devait de frapper un grand coup. Les rumeurs les plus folles se mirent, peu avant sa sortie, à circuler, prétendant que l’on y trouverait telle ou telle chose, de quoi alimenter les fantasmes d’un joueur assidu. Et la révolution eut lieu en 1996. Mais au départ d’une petite déception. Bien qu’il ait toujours pour cadre le monde de Tamriel, l’épisode n’allait permettre aux joueurs l’accès qu’à une petite région du vaste continent : la Baie d’Iliac (ou Iliaque, selon les traductions). Pour autant, cette portion de terre entourant une sorte de mer intérieure, la fameuse baie éponyme, n’en était pas moins large, avec une douzaine de territoires, des petits royaumes, dont le climat allait du tempéré au désertique, sans compter que les cimes enneigées étaient également accessibles aux voyageurs téméraires.

Si le territoire de Daggerfall est plus restreint que ne l’était celui d’Arena, c’est sans doute parce que les développeurs voulaient gagner en définition et que modéliser de la même façon une région et un continent aurait posé un défi technique que les programmeurs, chez Bethesda, n’étaient pas prêts à relever. Car la Baie d’Iliac est en effet nettement plus définie. Les cités sont immédiatement identifiables pour les plus grandes d’entre elles par un style architectural propre, un climat différent, des autochtones et une sorte d’atmosphère qu’il est difficile de retranscrire. Moins nombreuses que dans Arena, elles sont plus grandes et mieux peuplées, avec leur lot de commerces, de temples, d’auberges… Mais aussi avec la possibilité d’en devenir un habitant. Car il vous était possible, dans Daggerfall, de vous acheter une maison. De la simple masure au petit manoir, selon votre budget. Cela n’apportait pas grand-chose au jeu, si ce n’est que vous faisiez l’économie des chambres d’auberge et que vous disposiez d’un espace de stockage illimité.

Daggerfall permettait aussi de voyager à cheval, voire en tirant une charrette. Vos déplacements s’en trouvaient accélérés… Enfin, pas toujours. Certains personnages, bien gonflés, pouvaient courir plus vite qu’un cheval au galop. Ceux qui sont devenus vampires savent de quoi je parle. De plus, tirer une charrette rendait votre monture plutôt lente et ne vous avantageait qu’en espace d’inventaire. Mais il est vrai que la richesse des fournitures de Daggerfall rendait cette capacité très intéressante. A noter qu’on pouvait aussi s’acheter un bateau, mais ce dernier achat, pour coûteux qu’il fut, ne servait pas à grand-chose. Ce deuxième opus de la famille des Elder Scrolls allait révéler chez la plupart des joueurs un goût prononcé pour les poupées… En effet, il allait rapidement devenir une habitude de s’équiper non seulement en épées et en parchemins, mais aussi en habits : tenues de soirée, tenues de ville, tenues de travail… On en venait à repasser chez soi, à ôter son armure et son heaume, à enfiler un beau costume et à aller rendre visite aux notables de l’endroit, pourvoyeurs de missions par excellence. Quelle autre série offrait une telle immersion, une telle profondeur ?

Techniquement, le moteur de jeu s’était adapté à ce qui se faisait en matière de FPS (pour rappel, 1996 est l’année de sortie d’un certain Duke Nukem 3D) : désormais, il y avait du relief et il était possible de sauter, de s’accroupir, de nager… Les chutes et les collisions étaient gérées, même si concernant ces dernières, de nombreux bugs étaient rapportés. Il était désormais possible de faire la course sur les toits des maisons, de viser un ennemi depuis le haut d’une tour ou de se perdre dans des labyrinthes en trois dimensions aux couloirs ascendants et descendants… Graphiquement, les choses étaient également plus agréables à regarder, même si les animations n’étaient pas toujours des plus fluides. Tout comme dans Arena, la succession de la nuit et du jour et des différentes conditions climatiques pouvait émerveiller le joueur. Les extérieurs étaient aussi, du fait de l’apparition du relief, nettement plus intéressants à visiter, même s’ils se révélaient un peu vides aux promeneurs hors des sentiers battus. Toujours d’un point de vue technique, Daggerfall proposait une bonne dose d’aléatoire en matière de quêtes et d’exploration. A l’exception de certains lieux prévus par le scénario, les donjons se concevaient au moment où vous y posiez le pied. Ce petit plaisir était supposé amener le joueur à pouvoir recommencer une partie sans toutefois se voir repasser les mêmes plats. Mais l’inconvénient est que l’objet ou le personnage recherché dans un donjon pouvait se trouver assez près de l’entrée, rendant inutile l’exploration méthodique si chère aux aventuriers.

Du point de vue du scénario, justement, vous incarniez un ami proche de l’Empereur. Celui-ci, plaçant sa confiance en vous, vous chargeait de deux missions : retrouver la trace d’une lettre envoyée à un notable et comprendre pourquoi le fantôme de l’ancien roi Lysandus hantait la cité de Daggerfall à la nuit tombée, criant « Vengeance ! ». De par votre position plus huppée dans les milieux politiques de la région, vos quêtes allaient plus souvent que par le passé vous amener à démêler des intrigues de palais, tout en n’oubliant pas que vous pouviez aller chercher fortune auprès des guildes, des temples ou des particuliers. Les quêtes secondaires, gérées par un moteur spécial et aléatoires, avaient un côté répétitif, mais leur nombre offrait au jeu une durée de vie exceptionnelle. Et si jamais vous en aviez fait le tour, rien ne vous empêchait de tenter votre chance sous la forme rustre d’un lycanthrope ou celle, raffinée mais contraignante, d’un vampire…

Mais une fois de plus, nous l’avons vu, Bethesda Softworks se faisait remarquer négativement par le nombre assez incroyable de bugs. Souvent, votre personnage se retrouvait collé à une paroi, tombait dans le vide au détour d’un couloir… Vos adversaires se retrouvaient paralysés ou marchaient dans les airs sans l’aide d’un sortilège… Les boules de feu traversaient les portes fermées et les quêtes n’étaient parfois pas réalisables… Une fois de plus, la bonne fée patch allait passer par là, rendant Daggerfall parfaitement jouable (quoique les forums résonnent encore de cris de désespoir). Et les regards de se tourner une nouvelle fois vers l’avenir en entrevoyant la perspective alléchante d’un troisième volet…





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Commentaires (3)

anonyme
  Commentaire anonyme déposé le 22/03/2009 à 20:55 :
Super! C'est grâce a des gens comme ça que l'on avance dans la vie. Merci :D

benji_septim
  benji_septim le 06/01/2008 à 19:35 :
très belle article, j'éspère que Bethesda a des idées pour le souestimé prochain volé.

Genseric
  Genseric le 26/10/2006 à 00:00 :
Avec Oblivion, la tétralogie des Elder Scrolls touche peut-être à sa fin. Arena, en 1993, Daggerfall, en 1996, Morrowind en 2002 et donc Oblivion en 2006, voilà les quatre jeux de rôle qui ont le plus marqué leur époque sur PC. Autopsie d'une saga épique. --> Lire l'article --> Voir tous les articles

Série de jeux associée à cet article

Cet article est associé à la série de jeux The Elder Scrolls.
Liste des jeux faisant partie de cette série :
  The Elder Scrolls 4 : Oblivion  (24 mars 2006)
  The Elder Scrolls 3 : Morrowind  (5 septembre 2002)
  The Elder Scrolls 5
  The Elder Scrolls IV Oblivion : Knights Of The Nine  (23 novembre 2006)
  The Elder Scrolls 2 : Daggerfall  (Novembre 1996)

[ Voir tous les jeux de cette série ]

Jeux associés à cet article

 The Elder Scrolls 3 : Morrowind
 The Elder Scrolls 2 : Daggerfall
 The Elder Scrolls 3 : Tribunal
 The Elder Scrolls 3 : Bloodmoon
 The Elder Scrolls 4 : Oblivion
 The Elder Scrolls : Arena
 The Elder Scrolls 5
 The Elder Scrolls IV Oblivion : Knights Of The Nine

Développeur associé à cet article

 Bethesda Softworks
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