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1993 - The Elder Scrolls : Arena



1993 - The Elder Scrolls : Arena


Il fallait bien qu'on vous en montre un, de parchemin.
Le monde de Tamriel. Un nom à la consonnance elfique, selon le Professeur Tolkien.
Les amateurs de dungeon crawling ne seront pas en reste.
La série a toujours géré les différentes conditions climatiques.
Prisonnier : une vocation dans la série !

C’est en 1993 que sort le premier épisode de la série des Elder Scrolls, baptisé Arena. Tranchant avec ce qui avait été fait jusqu’alors en matière de jeux de rôle sur PC, Arena proposait un univers d’une étendue jamais égalée (et elle ne l’est toujours pas, même de nos jours). Pensez : Tamriel, un continent médiéval fantastique contenant une dizaine de provinces, près de 400 villes et villages, un millier de donjons aléatoires, des quêtes secondaires à profusion et une quête principale aux dimensions épiques… Le tout était animé par un moteur 3D qui, s’il apparaît comme archaïque aujourd’hui, était tout de même assez intéressant à l’époque. Arena s’illustrait en outre par sa richesse et par sa profondeur. La création du personnage rivalisait de précision avec celle des jeux de rôle papier, offrant de multiples combinaisons de races et de professions, sans compter l’équipement, varié et apparaissant sur la représentation graphique de votre héros, sur sa feuille de personnage.

Techniquement, Arena était incontestablement une avancée puisqu’on peut le comparer à un jeu sorti la même année, un certain Doom. Bien entendu, c’était du gros pixel en vue rapprochée, mais nous étions alors en 1993. Les villes étaient immenses, avec des bâtiments variés comprenant des temples, des guildes, des commerces, des maisons particulières, des tavernes… Les donjons étaient vastes et intégraient des rivières de lave en fusion… Seuls les extérieurs étaient relativement lassants, monotones et uniformément plats. Dans une habitation ou un donjon aussi, la platitude était de rigueur. Mais c’est bien entendu dans la nature sauvage que le manque de relief se faisait le plus ressentir. Mais que voulez-vous ? Il y avait tout de même une sacrée superficie à gérer ! Maintenant, s’ils manquaient de collines et de montagnes, les extérieurs existaient bel et bien avec force fermes isolées, auberges de grand chemin, villages sans murailles et bosquets de druides ou de sorcières… Sans compter les entrées de donjon. Le bestiaire d’Arena valait également le détour, avec un nombre de créatures particulièrement alléchant, des rats féroces aux trolls surpuissants, en passant par les classiques orques, squelettes animés et araignées géantes. Bien entendu, les humains et autres races jouables pouvaient aussi devenir des adversaires redoutables.

L’histoire faisait de vous un prisonnier, détenu pour on ne sait trop quelle raison dans les geôles d’un bled paumé. Une silhouette éthérée vous apparût pour vous faciliter l’évasion. En contrepartie de quoi elle vous demandait de réunir les différents morceaux d’un sceptre magique qui allait vous permettre d’affronter votre ennemi ultime : Jaggar Tharn, le magicien impérial qui s’était substitué à l’Empereur lui-même, renvoyant le bon souverain dans un plan extérieur, l’équivalent en Tamriel des enfers : Oblivion. Chaque morceau du sceptre était conservée dans un donjon différent dont il allait d’abord falloir découvrir la localisation.C’est ainsi, allant d’indice en indice, que vous alliez écumer les différentes provinces de Tamriel, choisissant votre voie parmi celles du guerrier, du magicien, du prêtre, du voleur ou de l’assassin, sans compter les professions hybrides, mettant vos talents au service de différents commanditaires, vous équipant des meilleurs objets de l’empire et peaufinant votre technique au combat ou au lancer de boules de feu.

Le système de règles d’Arena était lui aussi digne d’un jeu de rôle papier. Des caractéristiques (sur 100) dressaient le profil général du personnage, ses valeurs générales. De celles-ci, mais aussi de sa profession et, surtout, de son expérience, découlaient des compétences, réparties en genres. Il y en avait pour tous les goûts : magie, combat, social… Lorsqu’il atteignait un certain nombre de points d’expérience (en tuant des monstres, par exemple), le personnage passait au niveau supérieur, débloquant des points à distribuer parmi ses compétences. Cela marchait relativement bien. Pour le combat, on voyait apparaître le bout de l’arme que l’on utilisait à l’écran, en vue subjective, et chaque coup au but donnait lieu à une grosse explosion d’hémoglobine. Tout cela se règlait à la souris, et ne souffrait pour l’époque d’aucun gros défaut en matière d’ergonomie. Mais il convient aussi d’aborder le revers de la médaille, qui est d’ailleurs devenu la tristement célèbre marque de fabrique des studios de développement de Bethesda : les bugs.

Arena, tel que vendu dans le commerce, était tout bonnement impossible à terminer en raison d’un nombre de bug conséquent, rendant certaines quêtes, comme la quête principale, par exemple, inopérantes. Bugs d’affichage, de son, de programmation interne, de gestion de moteur 3D, plantages successifs et redondants, quêtes pas finies… Bien entendu, les patches se sont succédés jusqu’à la version plus ou moins stabilisée que l’on connaît aujourd’hui ; et pour l’occasion, il n’est pas inutile de rappeler qu’elle est disponible gratuitement via le site des Elder Scrolls, depuis 2003 (pour son dixième anniversaire).





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Commentaires (3)

anonyme
  Commentaire anonyme déposé le 22/03/2009 à 20:55 :
Super! C'est grâce a des gens comme ça que l'on avance dans la vie. Merci :D

benji_septim
  benji_septim le 06/01/2008 à 19:35 :
très belle article, j'éspère que Bethesda a des idées pour le souestimé prochain volé.

Genseric
  Genseric le 26/10/2006 à 00:00 :
Avec Oblivion, la tétralogie des Elder Scrolls touche peut-être à sa fin. Arena, en 1993, Daggerfall, en 1996, Morrowind en 2002 et donc Oblivion en 2006, voilà les quatre jeux de rôle qui ont le plus marqué leur époque sur PC. Autopsie d'une saga épique. --> Lire l'article --> Voir tous les articles

Série de jeux associée à cet article

Cet article est associé à la série de jeux The Elder Scrolls.
Liste des jeux faisant partie de cette série :
  The Elder Scrolls 4 : Oblivion  (24 mars 2006)
  The Elder Scrolls 3 : Morrowind  (5 septembre 2002)
  The Elder Scrolls 5
  The Elder Scrolls IV Oblivion : Knights Of The Nine  (23 novembre 2006)
  The Elder Scrolls 2 : Daggerfall  (Novembre 1996)

[ Voir tous les jeux de cette série ]

Jeux associés à cet article

 The Elder Scrolls 3 : Morrowind
 The Elder Scrolls 2 : Daggerfall
 The Elder Scrolls 3 : Tribunal
 The Elder Scrolls 3 : Bloodmoon
 The Elder Scrolls 4 : Oblivion
 The Elder Scrolls : Arena
 The Elder Scrolls 5
 The Elder Scrolls IV Oblivion : Knights Of The Nine

Développeur associé à cet article

 Bethesda Softworks
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