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Publiée le 21/08/2006 à 00:08, par matthl

[Aquarica] Présentation exclusive du jeu

Du nouveau chez White Birds. Ce studio, qui peut clairement s’afficher comme l’un des fleurons en matière de création de jeux d’aventures, nous a dernièrement annoncé ses futurs projets. Alors que leur dernier jeu, Paradise, date à peine du mois d’avril, le studio envisage déjà trois autres productions dont deux sur PC. Le plus avancé, et déjà signé, restera encore quelques jours sous le sceau du secret. Pour vous faire patienter, voici celui d’Aquarica, une innovation graphique naissant de la rencontre de deux grands dessinateurs.

La rencontre de deux maîtres du dessinRetour au sommaire
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Lorsqu’on connaît White Birds, on connaît Benoît Sokal. Celui qui commença dans la bande dessinée par la série Canardo n’a plus besoin de faire ses preuves en matière de jeu vidéo. Au plus loin, on pensera certes à l’Amerzone, une histoire d’exploration et de péripéties au cœur de la forêt amazonienne. Mais le titre qui l’aura propulsé sur les grandes marches est bel et bien Syberia, une épopée en diptyque nous présentant la plus charmante des héroïnes. Puis est né White Birds, co-fondé par Sokal, Michel Bams, et Olivier Fontenay. Trois hommes qui choisissent le jeu d’aventure comme mot d’ordre et qui réunissent leurs expériences respectives pour devenir leader d’un genre. Ce sont ces leaders qui conçoivent aujourd’hui Aquarica. Surprise, une quatrième personne vient se greffer au groupe. Il est admiré, mais dans le milieu du 9ème Art. Dessinateur de renom, il a créé avec Benoît Peeters l’une des séries les plus connues de ces dernières années. Son trait est celui d’un maître d’architecture soucieux du moindre détail. Il est sûrement l’un des créateurs qui le mieux représente la ville dans toute sa splendeur. Il s’agit de François Schuiten, dessinateur des Cités Obscures.

Un scénario aux frontières d'un imaginaireRetour au sommaire
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Des mammifères de légende...
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... pour une épopée maritime envoûtante.
Il est toujours plaisant de découvrir ces premiers croquis qui fixent, en images, un univers. Les quatre mains de nos deux dessinateurs rentrent alors en action, et nous tracent les grandes lignes. Aquarica parle, en quelques mots, d’aventures, de voyages, d’océan et de mythe. Le mythe, c’est celui de baleines géantes. On les dit gigantesques, capables de vivre plusieurs siècles sans dépérir. Apparaissant au pôle, elles évoluent par groupe de trois ou quatre individus et s’élancent dans une descente des courants. Leur traversée les mène au bord de l’Afrique, là où elles frôlent les berges et sans même le réaliser font chuter des pans entiers de falaises sur leur dos. Leur périple se poursuit plus au sud, pour finir quelque part dans des mers chaudes. Les semaines ont passées, cette roche et cette terre qui ont chues sur leur sommet ont donné naissance à tout un écosystème. Des arbres, des plantes, des reliefs, même une plage. Tout est là pour former un atoll lorsque, ensemble, elles s’endorment en ce lieu pour près d’un siècle.
Un siècle en un même endroit, fixées au fond de l’océan par un singulier système de ventouse. Elles émergent suffisamment de l’eau pour se voir peuplées par un groupe d’individus indigènes. On ne sait comment ils sont parvenus ici, du moins pour le moment. Ils vivent paisiblement. Sans être naïfs mais sans savoir à quoi ils ont affaire, ils comprennent que leur île n’est pas tout à fait comme les autres. Ils ont adaptés en fonction leur mode de vie, harnachant leurs habitations de telle manière qu’un mouvement ponctuel du mammifère ne vienne pas trop à secouer ou à détruire.

Mais à côté de cela existe une autre trame. Celle d’un port de pêcheurs qui s’éteint peu à peu. Spécialisé autrefois dans la traque aux baleines, il fut voué au fil des interdictions de chasse à un arrêt de son activité. Il ressemble aujourd’hui à tous ces petits ports aux allures de comptoir anglais. Il possède ses quais, ses rues étroites, son pub. Dedans, on y parle vieux fantasmes de pêche, tel cette légende : celle des mastodontes baleines. Des animaux imposants qui représenteraient la chasse du siècle. Et de fil en aiguille ils vont vouloir la mener, s’embarquant dans un périple fascinant, bravant les tempêtes et ces monstres inconnus.
Le siècle arrive justement à son terme, et les baleines reprennent leur marche, remonte au pôle. La température chute peu à peu, l’écosystème dépéri, les perroquets s’envolent vers l’ailleurs. Peu à peu les habitants vont réagir. A vous de voir comment, et d’être acteur de cette aventure. Un point & click qui multipliera les lieux d’actions accessibles au joueur, et qui se traduira graphiquement par de la 3D soignée et grand spectacle. Un périple qui vous fera partir d’un banal quai humide et traverser toute l’immensité d’eau, au cœur d’un scénario que l’on nous assure parmi les meilleurs de Benoît Sokal.

Loin du simple jeu, un projet prometteur et d'envergureRetour au sommaire
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Une trame, pour deux médias et projets distincts.
White Birds se lance probablement dans un des plus beaux projets à venir. Un jeu qui n’est pas que cela, se révélant être une création à deux versants. Celui du jeu vidéo, et celui du cinéma. Un an que cette idée leur travaillait l’esprit : faire un film d’animation. Le récent Renaissance n’a fait que les conforter dans leur idée que cela était possible, et pouvait être un succès. Sans hésitation, White Birds s ‘attaque aux deux facettes de leur projet, d’un même élan. D’un côté ils terminent d’élaborer le scénario précis et rigoureux du jeu, ne tardant plus à le développer en image. Ils espèrent une démo technique à présenter aux partenaires dès le printemps prochain. Compter plusieurs mois pour que des éditeurs fassent part de leur enthousiasme, et une période de développement. Nous voilà amené au milieu de l’année 2008. De l’autre, ils déposent déjà les dossiers de demandes d’aides et de subventions pour leur projet cinématographique. Ils sont conscients de ne pas pouvoir le réaliser seul, que ce n’est ni leur métier ni dans leurs complètes capacités. Ils chercheront donc à s’entourer des plus qualifiés. Un film qui ne sera pas celui du jeu, et vice versa. Il ne s’agit pas d’évoluer sur le produit dérivé ou de creuser un filon qui fonctionne. Les deux choses seront distinctes et propres chacune à leur média. Faire le meilleur dans leur genre, voilà l’objectif. L’avancée de l’un et l’autre dépendra bien évidemment des retours financiers, verra en premier le jour celui qui trouvera le plus vite son mécène. L’appel est donc lancé. Deux budgets respectivement évalués à 2 millions d’euros pour le jeu, et près de dix fois cette somme pour le long métrage. Plus qu’un pari, c’est un défi. « Nous ferons ce film » aime dire avec conviction Michel Bams. Une détermination et une passion qui guident cette équipe chaleureuse depuis le début et qui nous garantissent bien du plaisir à venir.
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